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nous sommes sans un contexte de dol/manoeuvres dolosives.
Intermédiaire pour la vente: le beau-fils, marchand de biens
DPE mensonger, surface habitable faussées (affichée sur l'annonce 137m2, sur DPE 137m2, réel 124.5m2). Le beau fils présent durant les diagnostics.
Piscine: déclarée aux impôts en 2022.
Mention d'une déclaration/régularisation: uniquement verbalement, uniquement le jour de la vente.
Plus un ensemble de faits troublants: insert cheminée fendu, on me précise seulement "certificat de ramonage non fourni".
Bref, le dol se précise.
Quels sont les éléments du contrat de vente que je dois mettre en avant pour mon avocat?
Pour le diagnostiqueur: un dossier est déjé prêt.
Maintenant je dois m'attaquer au vendeur, à l'intermédiaire et potentiellement au notaire
## 1) Point de départ juridique : vous avez raison, on est (potentiellement) sur du **dol**
Votre axe “surface/DPE + intervention d’un professionnel (beau-fils marchand de biens) + informations urbanisme/piscine révélées seulement oralement le jour J + autres anomalies” correspond typiquement à une stratégie **dol / manquement à l’obligation d’information** plutôt qu’à une simple “erreur”.
- **Dol** : manœuvres / mensonges **ou dissimulation intentionnelle** d’une information déterminante : [article 1137 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article%201137%20du%20Code%20civil) (SOURCE fournie).
- **Obligation précontractuelle d’information** (avec charge de preuve aménagée) : [article 1112-1 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article%201112-1%20du%20Code%20civil).
- En parallèle, selon les désordres (insert/cheminée, etc.), vous gardez l’outil **vices cachés** : [article 1641 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article%201641%20du%20Code%20civil) et remèdes [article 1644 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article%201644%20du%20Code%20civil) (SOURCES fournies). (Délais spécifiques à vérifier : [article 1648 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article%201648%20du%20Code%20civil).)
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## 2) Dans VOTRE acte (29/10/2024) : clauses et passages **à mettre au centre** du dossier “vendeur / intermédiaire / notaire”
### A. **“Absence de négociation / pas d’intermédiaire”** (pièce clé contre vendeur + intermédiaire)
L’acte contient : **“Absence de négociation – négociée directement entre elles, sans intermédiaire”**.
Si vous démontrez que le beau-fils (marchand de biens) a :
- organisé les visites / échanges,
- piloté l’annonce,
- été **présent lors des diagnostics**,
- orienté les informations transmises,
alors cette clause devient un **fait troublant** : soit elle est fausse (donc mensonge contractuel), soit elle vise à **dissimuler le rôle d’un professionnel** (et possiblement à échapper à règles/traçabilité). Cela sert le **dol** ([art. 1137](https://www.google.com/search?q=Article%201137%20du%20Code%20civil)) et, côté intermédiaire, peut aussi ouvrir l’angle “pratique trompeuse” si annonce inexacte par un pro : [article L121-2 du Code de la consommation](https://www.google.com/search?q=Article%20L121-2%20du%20Code%20de%20la%20consommation) et [article L121-3 du Code de la consommation](https://www.google.com/search?q=Article%20L121-3%20du%20Code%20de%20la%20consommation).
**Le “coup d’après”** : l’intermédiaire dira “je ne suis pas partie à l’acte, j’ai juste aidé la famille”. Votre riposte doit être **factuelle** : traces écrites + annonce + témoignages + présence aux diagnostics = rôle actif déterminant.
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### B. **Le bloc DPE/DDT : opposabilité et cohérence annonce ↔ DPE ↔ réalité**
L’acte reprend un DPE (13/01/2023, n° ADEME) et rappelle que les **informations** du DPE sont opposables (même si les recommandations ne le sont pas). C’est un pivot.
- Opposabilité du DPE : [article L126-26 du Code de la construction et de l’habitation](https://www.google.com/search?q=Article%20L126-26%20du%20Code%20de%20la%20construction%20et%20de%20l%27habitation).
- Dossier de diagnostic technique annexé : [article L271-4 du CCH](https://www.google.com/search?q=Article%20L271-4%20du%20Code%20de%20la%20construction%20et%20de%20l%27habitation).
**Ce que votre avocat doit “marteler”** :
1) l’annonce affiche **137 m²**,
2) le DPE retient **137 m²**,
3) la surface réelle serait **124,5 m²** (écart significatif),
4) un professionnel lié au vendeur (beau-fils) est **présent pendant les diagnostics**.
Cela construit une narration : **l’écart n’est pas accidentel**, il est **organisé ou au minimum “piloté”**. Juridiquement : dol ([art. 1137](https://www.google.com/search?q=Article%201137%20du%20Code%20civil)) + défaut d’info ([art. 1112-1](https://www.google.com/search?q=Article%201112-1%20du%20Code%20civil)) + responsabilité (vendeur/intermédiaire/diagnostiqueur).
**Point de vigilance (à verrouiller)** : comparez bien la **même notion de surface** (habitable vs plancher vs utile). Faites établir une **mesure contradictoire** par géomètre/expert (sinon la défense dira “vous ne comparez pas la bonne surface”).
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### C. **La clause “visite / vendu en l’état / vices apparents” : à retourner contre eux**
L’acte indique que vous avez visité, pu observer les vices apparents, éventuellement avec un homme de l’art, et que le bien est “vendu en l’état”.
**Le coup d’après** : le vendeur va s’en servir pour dire “elle savait / elle a accepté”.
**Votre contre-attaque** :
- Le “vendu en l’état” **n’efface pas le dol** : une clause ne “couvre” pas des manœuvres/dissimulation déterminante ([art. 1137](https://www.google.com/search?q=Article%201137%20du%20Code%20civil)).
- Et l’acte reproduit l’**obligation d’information** : [art. 1112-1](https://www.google.com/search?q=Article%201112-1%20du%20Code%20civil). S’ils ont caché / minimisé, ils sont en difficulté.
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### D. **La clause “État – Contenance – sans garantie même > 1/20” : à NE PAS subir**
L’acte prévoit une délivrance sans garantie de contenance, même si l’écart dépasse 1/20.
**Important** : cette clause est utile au vendeur contre une action “simple” sur la contenance, mais elle est **beaucoup moins protectrice** si vous prouvez que la surface a été **un élément déterminant** et qu’elle a été **présentée de manière mensongère** (annonce + DPE + discours), donc **dol** ([art. 1137](https://www.google.com/search?q=Article%201137%20du%20Code%20civil)) / manquement à l’information ([art. 1112-1](https://www.google.com/search?q=Article%201112-1%20du%20Code%20civil)).
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### E. **Piscine / régularisation : vous devez exploiter les paragraphes “Travaux / urbanisme”**
L’acte contient :
- des mentions sur des travaux (dont rénovation piscine 2021) + affirmation “ne nécessitaient pas de déclaration préalable”,
- et un volet urbanisme (certificat d’urbanisme, etc.).
Si la “régularisation” n’a été évoquée **qu’oralement le jour de la vente**, l’axe dossier est :
- information **déterminante** (risque urbanisme, conformité, taxes, assurances, revente),
- dissimulation/retard volontaire = dol ([art. 1137](https://www.google.com/search?q=Article%201137%20du%20Code%20civil)) ou à tout le moins manquement à [art. 1112-1](https://www.google.com/search?q=Article%201112-1%20du%20Code%20civil).
À creuser factuellement : la “déclaration aux impôts 2022” n’est pas forcément une autorisation d’urbanisme. Il faut demander le dossier en mairie (DP/PC).
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### F. **Cheminée / insert / certificat : rattachez-le au passage “gaz”**
Votre acte relate, dans le diagnostic gaz : “attestation de contrôle de moins d’un an de la vacuité des conduits de fumées non présentée”.
Ce n’est pas exactement “insert fendu”, mais c’est un **marqueur** :
- d’un sujet “conduits/cheminée” identifié,
- d’une pièce manquante,
- et d’une possible minimisation (“pas de certificat” au lieu d’alerte technique).
Selon expertise : soit **vice caché** ([art. 1641](https://www.google.com/search?q=Article%201641%20du%20Code%20civil)), soit **défaut d’info/dol** si le défaut était connu.
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## 3) Notaire : quand l’attaquer (et comment éviter l’écueil classique)
### Le “coup d’après” du notaire
Le notaire dira : “je ne suis pas diagnostiqueur/géomètre, je me fonde sur les déclarations et pièces”.
Et la jurisprudence lui donne parfois un bouclier : il n’a pas à obtenir certains documents **avant** un avant-contrat, par exemple (logique de délais) : [Cass. 1re civ., 25 mars 2010, n° 08-20.351](https://www.courdecassation.fr/decision/6079568e9ba5988459c492c9).
### Quand sa responsabilité devient plausible
Si vous prouvez qu’il existait des **signaux de contradiction** sur la surface (plans, docs fiscaux, autre métrage…) dans le dossier, il devait s’interroger :
- [Cass. 1re civ., 25 mars 2010, n° 09-66.282](https://www.courdecassation.fr/decision/607956a49ba5988459c492d2) (le notaire doit rechercher si des documents à surfaces différentes n’auraient pas dû le faire douter).
**Donc, stratégie** : obtenir (via avocat) la liste des pièces qu’il avait réellement (avant-compromis et avant acte). S’il avait un document indiquant une autre surface, vous avez une porte.
Et même si le préjudice est une “perte de chance” (ex : chance de renégocier/refuser), c’est indemnisable : [Cass. 1re civ., 14 janv. 2010, n° 08-16.760](https://www.courdecassation.fr/decision/60795ceb9ba5988459c49545).
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## 4) Charge de la preuve : vos “preuves cardinales” (vendeur / intermédiaire / notaire)
1) **Annonce** (137 m²) : capture horodatée + idéalement **constat** (commissaire de justice).
2) **DPE** (137 m²) + méthodologie + qui a fourni l’info surface au diagnostiqueur.
3) **Mesurage contradictoire** (géomètre/expert) expliquant la méthode.
4) **Rôle du beau-fils** : échanges (SMS, WhatsApp, mails), qui fixe les RDV, qui répond aux questions, qui “vend”, qui est présent au diagnostic. Témoignages via attestations : [article 202 du Code de procédure civile](https://www.google.com/search?q=Article%20202%20du%20Code%20de%20proc%C3%A9dure%20civile).
5) **Piscine/urbanisme** : dossier mairie (DP/PC), preuve que l’info n’a été donnée que le jour J (mail de confirmation, message, témoin).
6) **Cheminée/insert** : photos, constat, devis, rapport d’entreprise.
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## 5) Plan d’attaque pragmatique (ce que je ferais “cabinet”)
1) **Mise en demeure** vendeur + beau-fils (LRAR) : dol / info déterminante / demande amiable (réduction prix ou prise en charge). Fondements : [art. 1137](https://www.google.com/search?q=Article%201137%20du%20Code%20civil), [art. 1112-1](https://www.google.com/search?q=Article%201112-1%20du%20Code%20civil), et selon cas [art. 1641](https://www.google.com/search?q=Article%201641%20du%20Code%20civil).
2) Si refus : **référé expertise** pour figer techniquement surface + insert + piscine (et éviter une guerre d’experts privés) : [article 145 du Code de procédure civile](https://www.google.com/search?q=Article%20145%20du%20Code%20de%20proc%C3%A9dure%20civile).
3) Ensuite seulement, choisir le “GO/NO-GO” :
- **annulation** (plus lourde, preuve d’intention) vs
- **réduction de prix / dommages-intérêts** (souvent plus “rentable” et négociable),
- et décider si le notaire est attrait (uniquement si contradictions/alertes démontrables).
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### Question courte pour caler la stratégie “notaire / vendeur / intermédiaire”
Vous avez encore (ou pouvez récupérer) :
1) l’annonce d’origine (plateforme + identifiant) ?
2) une preuve écrite que le beau-fils “pilotait” (messages, mail, etc.) ?
3) un document antérieur (taxe foncière, ancien plan, ancienne annonce) qui mentionne une **surface différente** ?
Avec ces trois items, je peux vous dire si l’attaque contre le notaire est un levier sérieux ou un risque de dispersion.
Le dol est le fait pour un contractant d'obtenir le consentement de l'autre par des manœuvres ou des mensonges. Constitue également un dol la dissimulation intentionnelle par l'un des contractants d'une information dont il sait le caractère déterminant pour l'autre partie. Néanmoins, ne constitue pas un dol le fait pour une partie de ne pas révéler à son cocontractant son estimation de la valeur de la prestation.
Le vendeur est tenu de la garantie à raison des défauts cachés de la chose vendue qui la rendent impropre à l'usage auquel on la destine, ou qui diminuent tellement cet usage que l'acheteur ne l'aurait pas acquise, ou n'en aurait donné qu'un moindre prix, s'il les avait connus.
Dans le cas des articles 1641 et 1643 , l'acheteur a le choix de rendre la chose et de se faire restituer le prix, ou de garder la chose et de se faire rendre une partie du prix.
Sommaire :
Le notaire qui s'abstient, avant de recevoir un acte, de faire consigner une somme suffisante pour le paiement des frais, droits, déboursés ou émoluments, en méconnaissance des prescriptions de l'article 6 du décret n° 78-262 du 8 mars 1978 portant fixation du tarif des notaires, n'est pas déchu du droit d'en réclamer le paiement à l'acquéreur redevable de ces sommes. Il peut seulement se voir opposer cette faute, et, le cas échéant, une exception de compensation par la partie à laquelle le défaut de consignation porte préjudice
Sommaire :
La cour d'appel est tenue de rechercher, en considération de plans portant des surfaces différentes, si ces documents versés aux débats n'étaient pas de nature à faire douter le notaire de l'exactitude des surfaces mentionnées dans l'acte de vente d'un bien immobilier
Sommaire :
Il ne peut être imposé au notaire d'obtenir la délivrance d'un état de l'immeuble préalablement à la conclusion d'une promesse de vente, dès lors que cet avant-contrat est précisément destiné à arrêter la volonté des parties sans attendre l'expiration des délais utiles à l'obtention des documents administratifs et hypothécaires nécessaires à la perfection de la vente.
En conséquence, n'est pas en faute le notaire qui, après avoir recueilli la déclaration du vendeur attestant de l'absence de servitude, insère dans la promesse une condition suspensive protégeant les droits de l'acquéreur pour le cas où cette déclaration serait inexacte
Sommaire :
Viole l'article 1382 du code civil la cour d'appel qui refuse d'indemniser un préjudice qualifié d'éventuel après avoir relevé qu'en l'absence de voies de droit d'ores et déjà engagées à son encontre, la partie à l'acte instrumenté par le notaire en faute ne s'exposait qu'à un simple risque de poursuites alors que ces motifs, de nature à exclure l'existence d'un dommage intégralement consommé, sont impropres à écarter la perte de chance invoquée