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Documents que doit fournir le mandataire judiciaire après victoire aux prud’hommes Droit du travail

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Quel son les documents doit me fournir le mandataire judiciaire après le passage au prud’homme après avoir gagner autant que salarié d’une ancienne structure
Félicitations pour avoir obtenu gain de cause. Lorsqu'une entreprise est en procédure collective (redressement ou liquidation judiciaire), c'est le **mandataire judiciaire** (ou le liquidateur) qui fait l'interface entre le Conseil de Prud'hommes, l'AGS (le régime de garantie des salariés) et vous. Voici les documents et éléments que le mandataire doit vous transmettre ou traiter suite au jugement : ## 1. Le relevé des créances salariales Le mandataire doit inscrire les sommes allouées par le juge sur un document officiel appelé **relevé des créances salariales**. * Ce document est transmis à l'AGS pour obtenir le déblocage des fonds si l'entreprise n'a plus de trésorerie. * Conformément à l'[Article L1235-3 du Code du travail](https://www.google.com/search?q=Article%20L1235-3%20du%20Code%20du%20travail), les indemnités pour licenciement sans cause réelle et sérieuse sont garanties dans les limites du barème. ## 2. Les bulletins de paie rectificatifs Pour toutes les sommes ayant la nature de salaire (rappels de salaire, indemnité de préavis, congés payés), le mandataire doit vous fournir des **bulletins de paie** correspondants. * Ces documents sont indispensables pour vos déclarations d'impôts et l'actualisation de vos droits à la retraite. ## 3. Les documents de fin de contrat mis à jour Si le jugement a modifié la qualification de votre rupture (par exemple, un licenciement pour faute grave requalifié en licenciement sans cause réelle et sérieuse), le mandataire doit vous remettre : * **L'attestation Pôle Emploi (France Travail)** rectifiée, pour faire valoir vos droits au chômage sur la base des nouvelles sommes. * **Le certificat de travail** mis à jour si nécessaire. ## 4. Le paiement des sommes (via l'AGS) Une fois le relevé de créances validé, le mandataire reçoit les fonds de l'AGS et vous adresse un **chèque ou un virement**. * Notez que l'AGS intervient en application de l'[Article L3253-8 du Code du travail](https://www.google.com/search?q=Article%20L3253-8%20du%20Code%20du%20travail) pour garantir le paiement des créances résultant de la rupture du contrat. ### Questions pour préciser votre situation : 1. L'entreprise est-elle actuellement en **liquidation judiciaire** ou en **redressement** ? 2. Avez-vous déjà reçu la **signification du jugement** par un commissaire de justice (huissier) ou par le greffe ? 3. Le mandataire a-t-il déjà accusé réception de la copie exécutoire du jugement ?
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Sources officielles Légifrance

📄 Article L1235-3 du Code du travail

Si le licenciement d'un salarié survient pour une cause qui n'est pas réelle et sérieuse, le juge peut proposer la réintégration du salarié dans l'entreprise, avec maintien de ses avantages acquis. Si l'une ou l'autre des parties refuse cette réintégration, le juge octroie au salarié une indemnité à la charge de l'employeur, dont le montant est compris entre les montants minimaux et maximaux fixés dans le tableau ci-dessous. Ancienneté du salarié dans l'entreprise (en années complètes) Indemnité minimale (en mois de salaire brut) Indemnité maximale (en mois de salaire brut) 0 Sans objet 1 1 1 2 2 3 3,5 3 3 4 4 3 5 5 3 6 6 3 7 7 3 8 8 3 8 9 3 9 10 3 10 11 3 10,5 12 3 11 13 3 11,5 14 3 12 15 3 13 16 3 13,5 17 3 14 18 3 14,5 19 3 15 20 3 15,5 21 3 16 22 3 16,5 23 3 17 24 3 17,5 25 3 18 26 3 18,5 27 3 19 28 3 19,5 29 3 20 30 et au-delà 3 20 En cas de licenciement opéré dans une entreprise employant habituellement moins de onze salariés, les montants minimaux fixés ci-dessous sont applicables, par dérogation à ceux fixés à l'alinéa précédent : Ancienneté du salarié dans l'entreprise (en années complètes) Indemnité minimale (en mois de salaire brut) 0 Sans objet 1 0,5 2 0,5 3 1 4 1 5 1,5 6 1,5 7 2 8 2 9 2,5 10 2,5 Pour déterminer le montant de l'indemnité, le juge peut tenir compte, le cas échéant, des indemnités de licenciement versées à l'occasion de la rupture, à l'exception de l'indemnité de licenciement mentionnée à l'article L. 1234-9 . Cette indemnité est cumulable, le cas échéant, avec les indemnités prévues aux articles L. 1235-12 , L. 1235-13 et L. 1235-15 , dans la limite des montants maximaux prévus au présent article.

📄 Article L1235-1 du Code du travail

En cas de litige, lors de la conciliation prévue à l'article L. 1411-1 , l'employeur et le salarié peuvent convenir ou le bureau de conciliation et d'orientation proposer d'y mettre un terme par accord. Cet accord prévoit le versement par l'employeur au salarié d'une indemnité forfaitaire dont le montant est déterminé, sans préjudice des indemnités légales, conventionnelles ou contractuelles, en référence à un barème fixé par décret en fonction de l'ancienneté du salarié. Le procès-verbal constatant l'accord vaut renonciation des parties à toutes réclamations et indemnités relatives à la rupture du contrat de travail prévues au présent chapitre. A défaut d'accord, le juge, à qui il appartient d'apprécier la régularité de la procédure suivie et le caractère réel et sérieux des motifs invoqués par l'employeur, forme sa conviction au vu des éléments fournis par les parties après avoir ordonné, au besoin, toutes les mesures d'instruction qu'il estime utiles. Il justifie dans le jugement qu'il prononce le montant des indemnités qu'il octroie. Si un doute subsiste, il profite au salarié.

📄 Article L1237-14 du Code du travail

A l'issue du délai de rétractation, la partie la plus diligente adresse une demande d'homologation à l'autorité administrative, avec un exemplaire de la convention de rupture. Un arrêté du ministre chargé du travail fixe le modèle de cette demande. L'autorité administrative dispose d'un délai d'instruction de quinze jours ouvrables, à compter de la réception de la demande, pour s'assurer du respect des conditions prévues à la présente section et de la liberté de consentement des parties. A défaut de notification dans ce délai, l'homologation est réputée acquise et l'autorité administrative est dessaisie. La validité de la convention est subordonnée à son homologation. L'homologation ne peut faire l'objet d'un litige distinct de celui relatif à la convention. Tout litige concernant la convention, l'homologation ou le refus d'homologation relève de la compétence du conseil des prud'hommes, à l'exclusion de tout autre recours contentieux ou administratif. Le recours juridictionnel doit être formé, à peine d'irrecevabilité, avant l'expiration d'un délai de douze mois à compter de la date d'homologation de la convention.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation

📋 Arrêt - Chambre sociale - n°09-42.409 - 26/10/2010

Sommaire :
Lorsqu'une autorisation administrative de licenciement a été accordée, le principe de la séparation des pouvoirs s'oppose à ce que le juge judiciaire se prononce sur le respect par l'employeur de son obligation de reclassement légale ou conventionnelle préalable au licenciement.
Doit en conséquence être cassé l'arrêt qui retient la compétence du juge judiciaire pour statuer sur les conséquences de la méconnaissance par l'employeur de l'obligation conventionnelle de saisir la commission territoriale de l'emploi, prévue par les articles 5 et 15 de l'accord interprofessionnel sur l'emploi du 10 février 1969, en vue du reclassement des salariés dont le licenciement est envisagé

📋 Arrêt - Chambre sociale - n°08-42.526 - 03/03/2010

Sommaire :
Lorsqu'une autorisation administrative de licenciement d'un salarié protégé a été accordée à l'employeur, le juge judiciaire ne peut, sans violer le principe de la séparation des pouvoirs, apprécier le caractère réel et sérieux de la cause du licenciement ni la régularité de la procédure antérieure à la saisine de l'inspecteur du travail dont le contrôle porte notamment sur le respect par l'employeur des obligations que des dispositions conventionnelles mettent à sa charge, préalablement au licenciement, pour favoriser le reclassement

📋 Arrêt - Chambre sociale - n°99-45.921 - 12/12/2001

📋 Arrêt - Chambre sociale - n°99-40.939 - 21/03/2001

📋 Arrêt - Chambre sociale - n°98-44.278 - 23/01/2001

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La société etait liquidation judiciaire actuellement fermer
Puisque la société est en **liquidation judiciaire** et a cessé son activité (fermée), le liquidateur judiciaire est votre seul interlocuteur. C'est lui qui doit solliciter l'AGS (le régime de garantie des salaires) pour payer vos indemnités, car l'entreprise n'a plus de fonds. Voici les documents spécifiques que le liquidateur doit vous fournir suite à votre victoire aux Prud'hommes : ## 1. Le certificat d'admission de votre créance Même si vous avez un jugement, vos indemnités doivent être inscrites au passif de la liquidation. Le liquidateur doit vous envoyer un document confirmant qu'il a bien inscrit les sommes décidées par le Conseil de Prud'hommes sur le **relevé des créances salariales**. * Ce document est essentiel car il prouve que votre créance est reconnue par la procédure collective, conformément à l'[Article L625-1 du Code de commerce](https://www.google.com/search?q=Article%20L625-1%20du%20Code%20de%20commerce). ## 2. Les bulletins de paie de régularisation Le liquidateur doit établir des **bulletins de salaire** correspondant aux sommes qui ont une nature de salaire (rappels de salaire, préavis, congés payés). * Ces bulletins porteront la mention du liquidateur et serviront de justificatifs pour vos droits à la retraite et pour l'administration fiscale. ## 3. L'attestation employeur (France Travail) rectifiée Si le jugement a modifié le montant de vos indemnités ou le motif de la rupture, le liquidateur doit obligatoirement vous fournir une **attestation France Travail (ex-Pôle Emploi) mise à jour**. * Ce document est crucial pour le recalcul de vos droits au chômage, surtout si vous avez obtenu des rappels de salaires ou des indemnités de préavis. ## 4. Le justificatif de paiement de l'AGS Une fois que l'AGS a débloqué les fonds, le liquidateur vous versera les sommes par chèque ou virement. Il doit vous joindre un **bordereau de paiement** détaillant : * Le montant brut alloué par le jugement. * Les cotisations sociales précomptées. * Le montant net qui vous est versé. * L'application de l'[Article L3253-8 du Code du travail](https://www.google.com/search?q=Article%20L3253-8%20du%20Code%20du%20travail) qui garantit ces paiements malgré la fermeture de l'entreprise. ### Procédure à suivre : 1. **Envoyez la copie certifiée conforme du jugement** (la "grosse") au liquidateur par courrier recommandé avec accusé de réception si cela n'a pas été fait par votre avocat. 2. **Mise en demeure :** Si vous n'avez pas de nouvelles sous 15 jours, mettez en demeure le liquidateur de procéder à l'inscription de vos créances et à la demande d'avance auprès de l'AGS. **Questions complémentaires :** 1. Avez-vous déjà transmis la **copie exécutoire** (le jugement original avec le tampon du greffe) au liquidateur ? 2. Le jugement est-il définitif ou l'employeur (via le liquidateur) a-t-il fait **appel** ? 3. Le liquidateur vous a-t-il déjà confirmé avoir reçu les fonds de l'AGS ?
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Sources officielles Légifrance

📄 Article L640-1 du Code de commerce

Il est institué une procédure de liquidation judiciaire ouverte à tout débiteur mentionné à l'article L. 640-2 en cessation des paiements et dont le redressement est manifestement impossible. La procédure de liquidation judiciaire est destinée à mettre fin à l'activité de l'entreprise ou à réaliser le patrimoine du débiteur par une cession globale ou séparée de ses droits et de ses biens.

📄 Article L641-1 du Code de commerce

I.-Les dispositions des articles L. 621-1 et L. 621-2 ainsi que celles de l'article L. 622-6 relatives aux obligations incombant au débiteur sont applicables à la procédure de liquidation judiciaire. Lorsque la situation du débiteur qui a déclaré être en état de cessation des paiements n'apparaît pas manifestement insusceptible de redressement, le tribunal invite celui-ci, en l'absence de demande subsidiaire aux fins d'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire, à présenter ses observations sur l'existence des conditions de l'article L. 631-1 . Il statue ensuite, dans la même décision, sur la demande de liquidation judiciaire et, le cas échéant, sur l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire. Avant de statuer, le tribunal examine si la situation du débiteur répond aux conditions posées aux articles L. 645-1 et L. 645-2 et ouvre, le cas échéant, avec son accord, une procédure de rétablissement professionnel. II.-Dans le jugement qui ouvre la liquidation judiciaire, le tribunal désigne le juge-commissaire. Il peut, en cas de nécessité, en désigner plusieurs. Le président du tribunal, s'il a connu du débiteur en application du titre Ier du présent livre, ne peut être désigné juge-commissaire. Dans le même jugement, sans préjudice de la possibilité de nommer un ou plusieurs experts en vue d'une mission qu'il détermine, le tribunal désigne, en qualité de liquidateur, un mandataire judiciaire inscrit ou une personne choisie sur le fondement du premier alinéa du II de l'article L. 812-2 ou, pour les procédures mentionnées au III de ce même article, un huissier de justice ou un commissaire-priseur judiciaire. Il peut, à la demande du ministère public, du débiteur ou du créancier poursuivant ou d'office, en désigner plusieurs. Le ministère public peut proposer un liquidateur à la désignation du tribunal. Le rejet de cette proposition doit être spécialement motivé. Lorsque la procédure est ouverte à l'égard d'un débiteur qui bénéficie ou a bénéficié d'un mandat ad hoc ou d'une procédure de conciliation dans les dix-huit mois qui précèdent, le ministère public peut en outre s'opposer à ce que le mandataire ad hoc ou le conciliateur soit désigné en qualité de liquidateur. Lorsque la procédure est ouverte à l'égard d'un débiteur dont le nombre de salariés est au moins égal à un seuil fixé par décret en Conseil d'Etat, le tribunal sollicite les observations des institutions mentionnées à l'article L. 3253-14 du code de travail sur la désignation du liquidateur. Un représentant des salariés est désigné dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article L. 621-4 et à l'article L. 621-6 . Il exerce la mission prévue à l'article L. 625-2 . En l'absence de comité social et économique, le représentant des salariés exerce les fonctions dévolues à cette institution par les dispositions du présent titre. Les contrôleurs sont désignés et exercent leurs attributions dans les conditions prévues au titre II. Sans préjudice de l'application de l'article L. 641-2 , le tribunal désigne, aux fins de réaliser, s'il y a lieu, l'inventaire prévu par l'article L. 622-6 et la prisée de l'actif du débiteur, un commissaire-priseur judiciaire, un huissier de justice, un notaire ou un courtier en marchandises assermenté, en considération des attributions respectives qui leur sont conférées par les dispositions qui leur sont applicables. Les mandataires de justice et les personnes désignées à l'alinéa précédent font connaître sans délai tout élément qui pourrait justifier leur remplacement. III.-Lorsque la liquidation judiciaire est prononcée au cours de la période d'observation d'une procédure de sauvegarde ou de redressement judiciaire, le tribunal nomme le mandataire judiciaire en qualité de liquidateur. Toutefois, le tribunal peut, par décision motivée, à la demande de l'administrateur, d'un créancier, du débiteur, des institutions mentionnées à l'article L. 3253-14 du code du travail ou du ministère public, désigner en qualité de liquidateur une autre personne dans les conditions prévues à l'article L. 812-2. Lorsque le débiteur exerce une profession libérale soumise à un statut législatif ou réglementaire ou dont le titre est protégé, la demande peut aussi être faite au tribunal par l'ordre professionnel ou l'autorité compétente dont, le cas échéant, il relève. IV.-La date de cessation des paiements est fixée dans les conditions prévues à l'article L. 631-8 .

📄 Article L642-1 du Code de commerce

La cession de l'entreprise a pour but d'assurer le maintien d'activités susceptibles d'exploitation autonome, de tout ou partie des emplois qui y sont attachés et d'apurer le passif. Elle peut être totale ou partielle. Dans ce dernier cas, elle porte sur un ensemble d'éléments d'exploitation qui forment une ou plusieurs branches complètes et autonomes d'activités. Lorsqu'un ensemble est essentiellement constitué du droit à un bail rural, le tribunal peut, sous réserve des droits à indemnité du preneur sortant et nonobstant les autres dispositions du statut du fermage, soit autoriser le bailleur, son conjoint ou l'un de ses descendants à reprendre le fonds pour l'exploiter, soit attribuer le bail rural à un autre preneur proposé par le bailleur ou, à défaut, à tout repreneur dont l'offre a été recueillie dans les conditions fixées aux articles L. 642-2 , L. 642-4 et L. 642-5. Les dispositions relatives au contrôle des structures des exploitations agricoles ne sont pas applicables. Toutefois, lorsque plusieurs offres ont été recueillies, le tribunal tient compte des priorités du schéma directeur régional des exploitations agricoles mentionné à l'article L. 312-1 du code rural et de la pêche maritime. Lorsque le débiteur est un officier public ou ministériel, le liquidateur peut exercer le droit du débiteur de présenter son successeur au garde des sceaux, ministre de la justice.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation

📋 Arrêt - Chambre commerciale financière et économique - n°14-18.979 - 29/09/2015

Sommaire :
Le caractère notoire de l'insolvabilité d'un débiteur au sens de l'article L. 670-1 du code de commerce relève du pouvoir souverain d'appréciation des juges du fond

📋 Arrêt - Chambre commerciale financière et économique - n°13-24.161 - 16/12/2014

Sommaire :
Ne donne pas de base légale à sa décision au regard de l'article L. 621-2, alinéa 2, du code de commerce la cour d'appel qui, pour ouvrir une procédure commune à plusieurs sociétés, unies par des liens en capital, ayant chacune déclaré séparément leur état de cessation des paiements, retient que les sociétés sont intégrées au regard de leurs liens juridiques et de leurs activités et sont liées par une convention de trésorerie, qu'il existe au profit de la société mère des remontées de fonds et que la demande de conciliation a été faite au niveau du groupe, qu'aucune possibilité de cession partielle d'activité n'apparaît et que les sociétés ne démontrent pas l'intérêt, pour elles, de poursuivre la procédure sous patrimoines distincts, de tels motifs étant impropres à caractériser en quoi, dans un groupe de sociétés, une convention de trésorerie, des activités communes, des contributions financières au profit de la société mère et le fait de présenter une demande de conciliation au niveau du groupe démontreraient la confusion des patrimoines des sociétés ou la fictivité de certaines d'entre elles, seules de nature à justifier l'existence, par voie d'extension, d'une procédure collective unique

📋 Arrêt - Chambre commerciale financière et économique - n°13-13.994 - 14/10/2014

Sommaire :
Peuvent faire l'objet de l'autorisation de remise à l'administrateur judiciaire prévue par l'article L. 641-10 du code de commerce tout ou partie des fonds non affectés du débiteur en liquidation judiciaire.
Tel est le cas des sommes versées par le débiteur au titre des dividendes prévus par le plan de continuation auquel il était soumis, non encore réparties par le commissaire à l'exécution du plan au jour de la résolution de ce plan et dont le dépôt sur un compte ouvert à la Caisse des dépôts et consignations a été judiciairement ordonné

📋 Arrêt - Chambre commerciale financière et économique - n°13-13.745 - 13/05/2014

Sommaire :
Il résulte de la combinaison des articles L. 640-5, R. 631-3 et R. 631-11 du code de commerce que, lorsque le tribunal estime devoir se saisir d'office aux fins d'ouverture d'une procédure de liquidation judiciaire, après avoir été saisi de l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire par le créancier, le président du tribunal fait convoquer le débiteur à la diligence du greffier, par acte d'huissier de justice, et qu'à la convocation doit être jointe une note par laquelle le président expose les faits de nature à motiver cette saisine d'office.
En conséquence, une cour d'appel qui, ayant relevé que l'assignation délivrée par le créancier tendait uniquement à l'ouverture d'un redressement judiciaire envers une société, a confirmé un jugement ouvrant d'office sa liquidation judiciaire, alors qu'il ne résultait pas du dossier que les formalités exigées, par les articles R. 631-3 et R. 631-11 du code de commerce en cas de saisine d'office en vue de l'ouverture d'une liquidation judiciaire, avaient été accomplies, a violé les articles 16 du code de procédure civile et L. 640-5, R. 631-3 et R. 631-11 du code de commerce

📋 Arrêt - Chambre commerciale financière et économique - n°12-27.058 - 29/04/2014

Sommaire :
Il résulte de l'article L. 621-82 du code de commerce, dans sa rédaction antérieure à la loi du 26 juillet 2005 de sauvegarde des entreprises, que l'extension de procédure résultant de la confusion des patrimoines cesse avec le jugement prononçant la résolution du plan de continuation
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