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Fais moi une liste de 4 avocats très réputés pour leur performance administratifs spécialisés en droit de la fonction publique d’état pour les policiers nationaux en
La défense des policiers nationaux en droit de la fonction publique d'État est une spécialité très pointue, car elle mêle le droit administratif général et le statut dérogatoire des forces de sécurité intérieure (Code de la sécurité intérieure).
Voici une sélection de quatre avocats ou cabinets particulièrement réputés pour leur expertise et leur performance dans la défense des agents de la Police Nationale, notamment devant les conseils de discipline et les tribunaux administratifs.
### 1. Maître Laurent-Franck Liénard
C’est sans doute l'une des figures les plus emblématiques de la défense des forces de l'ordre en France. Bien qu’il soit célèbre pour les dossiers de légitime défense (pénal), il intervient massivement sur le volet administratif (suspensions, révocations, sanctions disciplinaires).
* **Point fort :** Une connaissance chirurgicale des procédures d'usage de l'arme et du Code de déontologie.
* **Stratégie :** Il axe souvent sa défense sur la réalité du terrain pour contester les analyses purement administratives de la hiérarchie.
### 2. Maître Jean-Guillaume Le Mintier
Avocat au barreau de Rennes mais intervenant dans toute la France, il s'est spécialisé dans la défense des agents publics et particulièrement des policiers. Il est très présent sur les réseaux sociaux pour vulgariser les droits des fonctionnaires de police.
* **Point fort :** Très offensif sur les questions de harcèlement moral au sein de l'institution et sur la protection fonctionnelle.
* **Stratégie :** Il utilise fréquemment le "référé-suspension" pour bloquer des sanctions immédiates avant le jugement au fond.
### 3. Maître Thibault de Montbrial
Président du Centre de Réflexion sur la Sécurité Intérieure (CRSI), il est un expert reconnu des enjeux de sécurité. Son cabinet intervient régulièrement pour défendre des policiers dans des dossiers à forts enjeux institutionnels.
* **Point fort :** Une vision globale des enjeux politiques et administratifs liés à la fonction de policier.
* **Stratégie :** Une approche très rigoureuse sur le respect des procédures internes à la Police Nationale (IGPN, enquêtes administratives).
### 4. Maître Jérôme Karsenti
Souvent sollicité par des syndicats de police, il dispose d'une solide expérience dans le contentieux administratif de la fonction publique d'État.
* **Point fort :** Expertise sur les questions statutaires : avancement, mutation d'office, et notation.
* **Stratégie :** Il privilégie le respect strict du formalisme administratif, car la moindre erreur de procédure de l'administration peut faire annuler une sanction.
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### ⚖️ L'analyse stratégique (Méthodologie "Senior Partner")
Si vous êtes dans une situation de conflit administratif (procédure disciplinaire, refus de protection fonctionnelle), voici les points clés à anticiper :
#### 1. Le "Coup d'après" : Anticiper la réponse de l'Administration
L'Administration (le Ministère de l'Intérieur) va presque systématiquement invoquer "l'intérêt du service" ou "l'atteinte au crédit de l'institution" pour justifier une sanction.
* **Le risque :** Que le juge administratif valide la sanction en se basant sur votre obligation de réserve ou de loyauté, même si les faits sont mineurs. Votre avocat devra démontrer que la sanction est **disproportionnée** par rapport à la faute commise, conformément à la jurisprudence constante du Conseil d'État.
#### 2. La Charge de la Preuve : Le dossier administratif
En vertu de [l'article L532-4 du Code général de la fonction publique](https://www.google.com/search?q=Article+L532-4+Code+g%C3%A9n%C3%A9ral+de+la+fonction+publique), vous avez un droit absolu à la communication de votre dossier individuel et de tous les documents annexes avant toute sanction disciplinaire.
* **Conseil stratégique :** Ne signez rien et ne répondez à aucune convocation sans avoir exigé l'intégralité de votre dossier. Les pièces manquantes ou cachées sont votre meilleur levier pour faire annuler la procédure.
#### 3. Le Risque (Go/No-Go)
Le contentieux administratif est lent (souvent 12 à 24 mois).
* **Le "Référé-suspension" :** Si la décision de l'administration (ex: suspension sans salaire) a des conséquences graves sur votre vie, il faut engager une procédure d'urgence. Pour réussir, vous devez prouver l'urgence et un "doute sérieux sur la légalité de la décision" selon [l'article L521-1 du Code de justice administrative](https://www.google.com/search?q=Article+L521-1+Code+de+justice+administrative).
#### 4. Pragmatisme et Action
Avant de lancer une procédure judiciaire coûteuse :
1. **Saisissez vos représentants syndicaux :** Ils ont souvent des entrées directes auprès de la Direction des Ressources Humaines (DRCPN) pour régler des litiges de mutation ou de notation à l'amiable.
2. **Vérifiez votre Protection Juridique :** De nombreuses mutuelles de police (type MGP) ou syndicats prennent en charge une partie des honoraires d'avocat.
*Note : Cette liste est indicative et basée sur la réputation publique de ces professionnels. Il est conseillé de contacter plusieurs cabinets pour évaluer celui qui correspond le mieux à votre dossier spécifique.*
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Mais spécialisé en droit administratif qu’en droit pénal
C'est une distinction essentielle. Si le droit pénal traite de la culpabilité ou de l'innocence face à une infraction, le **droit administratif** traite de la légalité des actes de l'administration (carrière, sanctions, mutations, harcèlement).
Voici 4 profils d'avocats et cabinets dont le cœur d'activité est le **contentieux administratif de la fonction publique**, avec une expertise reconnue pour les agents de la Police Nationale :
### 1. Maître Jean-Guillaume Le Mintier (Cabinet Le Mintier)
C'est sans doute l'un des plus spécialisés en "pur" droit administratif pour les forces de l'ordre. Contrairement à d'autres ténors, son expertise est massivement tournée vers le tribunal administratif.
* **Domaine d'excellence :** Contestation des sanctions disciplinaires (révocations, exclusions temporaires), harcèlement moral et refus de protection fonctionnelle.
* **Approche :** Très procédurier, il traque l'erreur de forme ou le vice de procédure dans les enquêtes administratives.
### 2. Maître Benjamin Cabagno
Avocat spécialisé en droit public et droit de la fonction publique, il intervient très régulièrement pour les policiers nationaux.
* **Domaine d'excellence :** Contentieux de la carrière (avancement, notation, reclassement après blessure) et procédures d'invalidité.
* **Approche :** Une analyse très technique du [Code général de la fonction publique](https://www.google.com/search?q=Code+g%C3%A9n%C3%A9ral+de+la+fonction+publique) pour obtenir l'annulation d'actes administratifs défavorables.
### 3. Maître François-Xavier Emmanuelli
Spécialiste en droit public, il a développé une expertise pointue dans l'accompagnement des agents publics de l'État devant les juridictions administratives.
* **Domaine d'excellence :** Contentieux disciplinaire complexe et recours contre les décisions de la DRCPN (Direction des Ressources Humaines de la Police Nationale).
* **Approche :** Il se concentre sur le "Recours pour Excès de Pouvoir" (REP) pour faire tomber les décisions arbitraires de la hiérarchie.
### 4. Maître Anis Ghomari
Avocat dédié au droit public, il est très actif dans la défense des agents des forces de l'ordre sur le volet statutaire.
* **Domaine d'excellence :** Ruptures de carrière, licenciements pour inaptitude physique et contestation des mutations d'office (souvent utilisées comme des "sanctions déguisées").
* **Approche :** Une grande réactivité sur les procédures d'urgence (Référé-suspension).
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### ⚖️ Stratégie de défense administrative (Méthodologie "Senior Partner")
En droit administratif, la bataille ne se gagne pas sur l'émotion, mais sur la **légalité de l'acte**. Voici les leviers stratégiques que ces avocats utiliseront pour vous :
#### 1. Le levier de l'Injonction (Le "Coup d'après")
Gagner l'annulation d'une sanction ne suffit pas toujours. L'administration peut parfois reprendre la même décision en corrigeant simplement la forme.
* **La stratégie :** Demander au juge, sur le fondement de [l'article L911-1 du Code de justice administrative](https://www.google.com/search?q=Article+L911-1+Code+de+justice+administrative), d'enjoindre à l'administration de vous réintégrer ou de reconstituer votre carrière sous astreinte financière.
#### 2. La Charge de la Preuve : Le détournement de pouvoir
L'administration a un "pouvoir discrétionnaire" (elle choisit ses sanctions), mais elle ne peut pas commettre de **détournement de pouvoir**.
* **L'action :** Votre avocat devra prouver que la décision (ex: une mutation soudaine à l'autre bout de la France) n'a pas été prise pour "l'intérêt du service", mais pour vous sanctionner sans respecter la procédure disciplinaire. C'est ce qu'on appelle une **sanction déguisée**.
#### 3. Le Risque : Le délai de recours
En droit administratif, le temps est votre pire ennemi.
* **Le "No-Go" :** Passé le délai de **2 mois** après la notification d'une décision, celle-ci devient "définitive". Même si elle est illégale, vous ne pourrez plus la contester devant un juge.
* **Exception :** Si la décision ne mentionne pas les voies et délais de recours, le délai ne court pas, conformément à [l'article R421-5 du Code de justice administrative](https://www.google.com/search?q=Article+R421-5+Code+de+justice+administrative).
#### 4. Le Recours de Plein Contentieux
Si l'administration a commis une faute (ex: une procédure disciplinaire annulée après 3 ans), vous avez droit à une indemnisation.
* **Pragmatisme :** On ne demande pas seulement l'annulation de la sanction, on demande la réparation du préjudice moral et financier (perte de primes, blocage d'avancement).
**Conseil final :** Pour un dossier administratif, privilégiez un avocat qui vous demande immédiatement votre **dossier administratif complet** (article L532-4 du CGFP). S'il ne le fait pas, il ne pourra pas déceler les failles de procédure.
Le Conseil d'Etat est compétent pour connaître en premier et dernier ressort : 1° Des recours dirigés contre les ordonnances du Président de la République et les décrets ; 2° Des recours dirigés contre les actes réglementaires des ministres et des autres autorités à compétence nationale et contre leurs circulaires et instructions de portée générale ; 3° Des litiges concernant le recrutement et la discipline des agents publics nommés par décret du Président de la République en vertu des dispositions de l'article 13 (troisième alinéa) de la Constitution et des articles 1er et 2 de l'ordonnance n° 58-1136 du 28 novembre 1958 portant loi organique concernant les nominations aux emplois civils et militaires de l'Etat ; 4° Des recours dirigés contre les décisions prises par les organes des autorités suivantes, au titre de leur mission de contrôle ou de régulation : – l'Agence française de lutte contre le dopage ; – l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution ; – l'Autorité de la concurrence ; – l'Autorité des marchés financiers ; – l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, sous réserve des dispositions de l'article R. 311-2 ; – l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes ; – l'Autorité nationale des jeux ; – l'Autorité de régulation des transports ; – l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection ; – la Commission de régulation de l'énergie ; – la Commission nationale de l'informatique et des libertés ; – la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique ; – la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement ; – les autorités de contrôle des opérations de traitement de données à caractère personnel effectuées par les juridictions administratives et financières dans l'exercice de leur fonction juridictionnelle, prévues à l' article L. 115-1 du présent code et à l' article L. 111-18 du code des juridictions financières . 5° Des actions en responsabilité dirigées contre l'Etat pour durée excessive de la procédure devant la juridiction administrative ; 6° Des recours en interprétation et des recours en appréciation de légalité des actes dont le contentieux relève en premier et dernier ressort du Conseil d'Etat ; 7° Des recours dirigés contre les décisions ministérielles prises en matière de contrôle des concentrations économiques ; 8° Des recours de plein contentieux dirigés contre les décisions d'occultation ou de levée d'occultation prises en application des dispositions de l'article R. 741-15 ou du troisième alinéa de l'article R. 751-7.
Cet article du Code de justice administrative est pertinent pour votre question. Consultez le texte intégral sur Légifrance pour connaître les dispositions exactes et leur application à votre situation.
Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé. La juridiction peut également prescrire d'office l'intervention de cette nouvelle décision.