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J'ai harcelé 4 personnes qui ont porté plainte ,j'ai pris 6 mois de prison avec sursis probatoire sur 2 ans ,il ya maintenant 3 ans de sa , puis-je faire effacer mon casier b1 ou s'efface t'il automatiquement et quand ?
La situation que vous décrivez relève du régime de la **réhabilitation**, qui permet l'effacement des condamnations des bulletins du casier judiciaire.
Il est crucial de distinguer le **Bulletin n°1 (B1)**, le **Bulletin n°2 (B2)** et le **Bulletin n°3 (B3)**.
### 1. Le Bulletin n°1 (B1) : Une "mémoire" quasi-permanente
Le B1 contient l'intégralité de votre passé pénal. Il n'est accessible qu'aux autorités judiciaires (juges, procureurs).
* **Effacement automatique :** Pour une peine de prison avec sursis, l'effacement automatique du B1 n'intervient qu'après un délai de **40 ans** à compter de la condamnation (ou au décès, ou à vos 100 ans), sauf si une nouvelle condamnation intervient entre-temps.
* **Effacement anticipé :** Vous pouvez demander une **réhabilitation judiciaire** (voir plus bas), mais elle est rarement accordée pour le B1, car la justice souhaite garder une trace de vos antécédents en cas de récidive.
### 2. Le Bulletin n°2 (B2) : L'enjeu professionnel
C'est celui qui est consulté par certains employeurs publics ou pour des professions réglementées.
* **La règle du "Non-Avenu" :** Puisque vous avez eu un **sursis probatoire de 2 ans**, si vous avez respecté toutes vos obligations (indemnisation des victimes, soins, etc.) pendant ces 2 ans sans que le sursis ne soit révoqué, votre condamnation est considérée comme "non-avenue" selon [l'article 132-52 du Code pénal](https://www.google.com/search?q=Article+132-52+Code+p%C3%A9nal).
* **Effacement automatique :** Le B2 s'efface automatiquement à l'issue d'un délai de **5 ans** après que la condamnation soit devenue "non-avenue".
* *Calcul :* Condamnation il y a 3 ans + fin du sursis probatoire il y a 1 an (si le délai de 2 ans est fini) + 5 ans d'attente = **Effacement automatique du B2 dans environ 4 ans.**
### 3. La stratégie pour accélérer les choses (Réhabilitation Judiciaire)
Si vous avez besoin d'un casier vierge (B2) rapidement pour un projet professionnel, vous n'êtes pas obligé d'attendre l'effacement automatique.
* **Le délai :** Pour une peine inférieure à un an, vous pouvez déposer une requête en réhabilitation judiciaire **2 ans** après la fin de l'exécution de votre peine (soit 2 ans après la fin de votre période de sursis probatoire).
* **La procédure :** Vous devez adresser une requête au Procureur de la République du tribunal ayant prononcé la condamnation, sur le fondement de [l'article 702-1 du Code de procédure pénale](https://www.google.com/search?q=Article+702-1+Code+de+proc%C3%A9dure+p%C3%A9nale).
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### ⚖️ ANALYSE STRATÉGIQUE (Méthode Senior Partner)
#### 1. L'anticipation du Procureur (Le "Coup d'après")
Le Procureur ne donnera un avis favorable à votre effacement que s'il a la certitude que vous ne recommencerez pas. S'agissant de faits de harcèlement sur **4 personnes** (pluralité de victimes), le dossier est sensible. Le Procureur vérifiera si vous avez bien compris la gravité de vos actes.
* *Le risque :* Si vous avez encore des contacts, même minimes, avec les victimes, la demande sera rejetée immédiatement.
#### 2. La charge de la preuve (Indispensable)
La loi est claire : la réhabilitation n'est possible que si vous avez **payé vos dettes**. Pour que votre demande soit acceptée, vous DEVEZ prouver :
* Le paiement intégral des dommages et intérêts aux 4 victimes (fournissez les justificatifs de virement ou les attestations d'avocats).
* Le paiement de l'amende ou des frais de justice.
* Votre réinsertion : contrat de travail, bulletins de paie, ou preuve d'un projet professionnel nécessitant un casier vierge.
#### 3. Évaluation des risques (Go / No-Go)
* **Coût/Bénéfice :** Faire la demande maintenant (avant le délai automatique) nécessite souvent l'aide d'un avocat pour rédiger la requête et argumenter sur votre "amendement". Si vous n'avez pas d'urgence professionnelle immédiate, attendre l'effacement automatique est gratuit.
* **Article 706-47 :** Notez que pour certaines infractions graves (sexuelles ou sur mineurs), l'effacement est plus complexe. Cependant, le harcèlement moral classique ([Article 222-33-2-2 du Code pénal](https://www.google.com/search?q=Article+222-33-2-2+Code+p%C3%A9nal)) permet de bénéficier de la procédure classique d'exclusion du B2 prévue par [l'article 775-1 du Code de procédure pénale](https://www.google.com/search?q=Article+775-1+Code+de+proc%C3%A9dure+p%C3%A9nale).
**Conseil pratique :** Vérifiez d'abord l'état exact de votre casier en demandant votre **Bulletin n°3** (gratuit en ligne) et en sollicitant une **consultation de votre B2** auprès du Procureur de votre tribunal pour voir ce qui apparaît réellement aujourd'hui.
Le fait de harceler une personne par des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de vie se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende lorsque ces faits ont causé une incapacité totale de travail inférieure ou égale à huit jours ou n'ont entraîné aucune incapacité de travail. L'infraction est également constituée : a) Lorsque ces propos ou comportements sont imposés à une même victime par plusieurs personnes, de manière concertée ou à l'instigation de l'une d'elles, alors même que chacune de ces personnes n'a pas agi de façon répétée ; b) Lorsque ces propos ou comportements sont imposés à une même victime, successivement, par plusieurs personnes qui, même en l'absence de concertation, savent que ces propos ou comportements caractérisent une répétition. Les faits mentionnés aux premier à quatrième alinéas sont punis de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 € d'amende : 1° Lorsqu'ils ont causé une incapacité totale de travail supérieure à huit jours ; 2° Lorsqu'ils ont été commis sur un mineur ; 3° Lorsqu'ils ont été commis sur une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de leur auteur ; 4° Lorsqu'ils ont été commis par l'utilisation d'un service de communication au public en ligne ou par le biais d'un support numérique ou électronique ; 4° bis Lorsqu'ils ont été commis sur le titulaire d'un mandat électif ; 5° Lorsqu'un mineur était présent et y a assisté. Les faits mentionnés aux premier à quatrième alinéas sont punis de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 € d'amende lorsqu'ils sont commis dans deux des circonstances mentionnées aux 1° à 5°.
Le présent titre est applicable aux procédures concernant les infractions suivantes : 1° Crimes de meurtre ou d'assassinat prévus aux articles 221-1 à 221-4 du code pénal , lorsqu'ils sont commis sur un mineur ou lorsqu'ils sont commis en état de récidive légale ; 2° Crimes de tortures ou d'actes de barbarie prévus aux articles 222-1 à 222-6 du même code et crimes de violences sur un mineur de quinze ans ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente prévus à l'article 222-10 dudit code ; 3° Crimes de viol prévus aux articles 222-23 à 222-26 du même code et délit prévu à l'article 222-26-1 du même code ; 4° Délits d'agressions sexuelles prévus aux articles 222-27 à 222-33 du même code ; 5° Délits et crimes de traite des êtres humains à l'égard d'un mineur prévus aux articles 225-4-1 à 225-4-4 du même code ; 6° Délit et crime de proxénétisme à l'égard d'un mineur prévus au 1° de l'article 225-7 et à l'article 225-7-1 du même code ; 7° Délits de recours à la prostitution prévus aux articles 225-12-1 et 225-12-2 du même code ; 8° Délit de corruption de mineur prévu à l'article 227-22 du même code ; 9° Délit de proposition sexuelle faite par un majeur à un mineur de quinze ans ou à une personne se présentant comme telle en utilisant un moyen de communication électronique, prévu à l'article 227-22-1 du même code ; 10° Délits de captation, d'enregistrement, de transmission, d'offre, de mise à disposition, de diffusion, d'importation ou d'exportation, d'acquisition ou de détention d'image ou de représentation pornographique d'un mineur ainsi que le délit de consultation habituelle ou en contrepartie d'un paiement d'un service de communication au public en ligne mettant à disposition une telle image ou représentation, prévus à l'article 227-23 du même code ; 11° Délits de fabrication, de transport, de diffusion ou de commerce de message violent ou pornographique susceptible d'être vu ou perçu par un mineur, prévus à l'article 227-24 du même code ; 12° Délit d'incitation d'un mineur à se soumettre à une mutilation sexuelle ou à commettre cette mutilation, prévu à l'article 227-24-1 du même code ; 13° Délits d'atteintes sexuelles et de tentatives d'atteinte sexuelle prévus aux articles 227-25 à 227-27-2 du même code ; 14° Délit d'incitation à commettre un crime ou un délit à l'encontre d'un mineur, prévu à l'article 227-28-3 du même code ; 15° Délits prévus au premier alinéa de l'article 521-1-1 du même code.
Le tribunal qui prononce une condamnation peut exclure expressément sa mention au bulletin n° 2 soit dans le jugement de condamnation, soit par jugement rendu postérieurement sur la requête du condamné instruite et jugée selon les règles de compétence et procédure fixées par les articles 702-1 et 703 . Les juridictions compétentes sont alors composées conformément aux dispositions du dernier alinéa de l'article 702-1. L'exclusion de la mention d'une condamnation au bulletin n° 2 emporte relèvement de toutes les interdictions, déchéances ou incapacités de quelque nature qu'elles soient résultant de cette condamnation. Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux personnes condamnées pour l'une des infractions mentionnées à l'article 706-47 . Le présent article est également applicable aux jugements ou arrêts de déclaration d'irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental. Si un ressortissant français a été condamné par une juridiction étrangère, il peut également, selon la même procédure, demander au tribunal correctionnel de son domicile, ou de Paris s'il réside à l'étranger, que la mention soit exclue du bulletin n° 2.
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Donc je dois attendre 40 ans pour le b1
Pour répondre précisément : **Oui, l'effacement automatique du Bulletin n°1 (B1) prend 40 ans**, mais il existe une procédure pour raccourcir ce délai.
Voici les détails stratégiques pour comprendre pourquoi ce délai existe et comment le contourner.
### 1. La règle des 40 ans (Effacement automatique)
Selon [l'article 769 du Code de procédure pénale](https://www.google.com/search?q=Article+769+Code+de+proc%C3%A9dure+p%C3%A9nale), les condamnations prononcées sont retirées du casier judiciaire (B1) à l'expiration d'un délai de **40 ans** à compter de la condamnation, sauf si une nouvelle condamnation pour un crime ou un délit intervient entre-temps.
Le B1 est la "boîte noire" de votre passé judiciaire. Il ne s'efface totalement que par le temps (40 ans) ou par le décès.
### 2. La solution pour ne pas attendre : La Réhabilitation Judiciaire
Vous n'êtes pas obligé d'attendre 40 ans. Vous pouvez demander une **réhabilitation judiciaire** sur le fondement de [l'article 782 du Code de procédure pénale](https://www.google.com/search?q=Article+782+Code+de+proc%C3%A9dure+p%C3%A9nale).
* **Le délai :** Pour un délit (comme le harcèlement), vous pouvez déposer la demande **3 ans** après que la condamnation soit devenue "définitive" et que la peine ait été exécutée (donc 3 ans après la fin de votre sursis probatoire). C'est ce que prévoit [l'article 786 du Code de procédure pénale](https://www.google.com/search?q=Article+786+Code+de+proc%C3%A9dure+p%C3%A9nale).
* **L'effet :** Si le juge accepte, la condamnation est **effacée de tous les bulletins**, y compris le B1.
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### ⚖️ ANALYSE STRATÉGIQUE (Méthode Senior Partner)
#### 1. L'enjeu réel : Pourquoi vouloir effacer le B1 ? (Le "Coup d'après")
Il est essentiel de se demander **pourquoi** vous visez le B1.
* **Le B1 n'est visible que par les magistrats et les procureurs.** Il ne vous empêchera jamais de trouver un travail, même dans la sécurité ou la fonction publique (qui regardent le B2).
* **L'anticipation :** Si vous commettez une nouvelle infraction dans 10 ans, le juge verra votre B1 et pourra vous considérer comme récidiviste. C'est le seul risque majeur. Si vous ne comptez plus avoir de problèmes avec la justice, le B1 ne vous gênera pas dans votre vie quotidienne.
#### 2. La charge de la preuve (Le verrou des victimes)
Pour obtenir l'effacement du B1 via la réhabilitation judiciaire, le juge sera **extrêmement exigeant**.
* **Preuve de l'indemnisation :** Le harcèlement de 4 personnes implique souvent des dommages et intérêts. Si vous n'avez pas payé chaque centime dû aux 4 victimes, votre demande de réhabilitation sera rejetée d'office.
* **Preuve de l'amendement :** Vous devrez prouver que votre comportement a radicalement changé (suivi psychologique terminé, stabilité professionnelle, absence de tout contact avec les victimes).
#### 3. Évaluation des risques et pragmatisme (Le "Go/No-Go")
* **Coût de la procédure :** Demander l'effacement du B1 est une procédure lourde qui nécessite souvent un avocat spécialisé pour monter un dossier solide devant la Chambre de l'instruction.
* **Recommandation :**
* Si votre but est de **travailler**, concentrez-vous uniquement sur l'effacement du **B2** (procédure simplifiée de "requête en exclusion du B2"). C'est plus rapide, moins cher et suffisant pour 99 % des métiers.
* Si votre but est une **réhabilitation morale totale** ou si vous visez des carrières très spécifiques (Magistrature, Police, Gendarmerie), alors seulement lancez la procédure pour le B1.
**En résumé :** L'effacement automatique est effectivement très long (40 ans), mais la loi vous offre une porte de sortie judiciaire après un délai de 3 ans de "bonne conduite" suivant la fin de votre peine.
Le délai de prescription requis pour acquérir la propriété immobilière est de trente ans. Toutefois, celui qui acquiert de bonne foi et par juste titre un immeuble en prescrit la propriété par dix ans.
Le titre nul par défaut de forme ne peut servir de base à la prescription de dix ans.
En fait de meubles, la possession vaut titre. Néanmoins, celui qui a perdu ou auquel il a été volé une chose peut la revendiquer pendant trois ans à compter du jour de la perte ou du vol, contre celui dans les mains duquel il la trouve ; sauf à celui-ci son recours contre celui duquel il la tient.