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Grand-mère exclut sa fille des démarches successorales et refuse de communiquer le notaire Droit des successions

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Ma grand mère cherche à exclure ma mère des démarches de succession en invitant tous ses enfants au rdv notaire sauf elle, elle a changé de notaire et refuse de lui donner le nom du notaire charge.
Ma grand mère exige qu'elle transmette des documents tout en refusant de donner le nom du notaire.
Que peut elle faire ? Est ce légal ?
Cette situation témoigne d'une volonté d'éviction qui se heurte à des principes fondamentaux du droit des successions en France. En tant qu'enfant, votre mère est une **héritière réservataire**, ce qui lui confère des droits que ni sa propre mère, ni les autres héritiers ne peuvent supprimer arbitrairement. Voici l'analyse stratégique de la situation : ## 1. Est-ce légal d'exclure un héritier des rendez-vous ? **Sur la forme :** Le notaire n'a pas l'obligation légale de convoquer tous les héritiers à *chaque* rendez-vous de conseil. Cependant, pour les actes authentiques (acte de notoriété, inventaire, attestation immobilière), la présence ou la représentation de **tous** les héritiers est indispensable. **Sur le fond :** Selon [l'article 730-1 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+730-1+Code+civil), l'acte de notoriété, qui prouve la qualité d'héritier, doit mentionner tous les ayants droit. Votre grand-mère ne peut pas légalement "effacer" votre mère de la succession. Si elle tentait de dissimuler l'existence d'un héritier, cela pourrait être qualifié de **recel de succession**. ## 2. Comment retrouver le notaire ? Le refus de communiquer le nom du notaire est une stratégie de blocage courante mais inefficace à moyen terme. Votre mère dispose de plusieurs leviers : * **Contacter la Chambre des Notaires :** Votre mère doit écrire à la Chambre départementale des notaires du lieu d'ouverture de la succession (le dernier domicile du défunt). En prouvant sa qualité de fille (copie du livret de famille ou acte de naissance), elle peut demander si un dossier de succession a été ouvert et par quel office. * **Le fichier central des dispositions de dernières volontés (FCDDV) :** Si un testament existe, il est généralement inscrit au [FCDDV](https://www.adsn.notaires.fr). Votre mère peut l'interroger pour savoir quel notaire détient le testament. * **Le Service de la Publicité Foncière :** Si la succession comporte des biens immobiliers, le changement de propriétaire devra y être publié. ## 3. La stratégie de la "rétention de documents" Votre grand-mère exige des documents (probablement d'état civil) tout en bloquant l'information. **Le risque pour votre mère :** Si elle transmet les documents directement à sa mère, elle perd tout contrôle sur ce qui est dit au notaire. **La parade :** Votre mère ne doit transmettre ses documents d'état civil **qu'au notaire directement**. Elle peut dire à sa mère : *"Je transmettrai l'intégralité des pièces justificatives dès que tu m'auras communiqué les coordonnées du notaire, afin de garantir la sécurité juridique de la procédure."* ## 4. L'anticipation des risques (Le "Coup d'après") Le risque majeur ici est que les autres héritiers et votre grand-mère tentent de sous-évaluer certains biens ou d'organiser un partage amiable qui léserait votre mère. * **La charge de la preuve :** Si votre mère soupçonne des donations cachées faites aux autres enfants, c'est à elle de réunir les preuves (relevés bancaires du défunt, preuves de virement). * **Le choix du notaire :** Votre mère n'est pas obligée de subir le notaire choisi par sa mère. Elle a le droit de **prendre son propre notaire** pour la représenter. Cela ne coûte pas plus cher (les deux notaires se partagent les honoraires réglementés), et cela garantit que ses intérêts seront défendus. Son notaire se chargera alors de contacter le notaire de la grand-mère pour obtenir le dossier. ### Plan d'action immédiat : 1. **Ne pas céder à la pression :** Ne transmettre aucun document personnel à la grand-mère sans connaître le destinataire final. 2. **Prendre son propre notaire :** C'est la mesure la plus efficace. Le notaire de votre mère fera les recherches (Chambre des notaires, FCDDV) et exigera la communication des pièces du dossier au titre de [l'article 730 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+730+Code+civil). 3. **Sommation par huissier :** Si le blocage persiste, un avocat peut faire délivrer une sommation d'avoir à opter ou à communiquer les informations nécessaires. 💡 **Votre situation comporte des enjeux importants.** Si vous le souhaitez, je peux réfléchir plus longuement pour affiner et renforcer mes conseils. Pour cela, sélectionnez le mode **Raisonnement**, disponible avec un [compte gratuit Justiweb](https://www.justiweb.fr/pricing), et ré-expliquez-moi précisément : - La nature des biens composant la succession (immobilier, comptes bancaires, bijoux). - Si un testament a été évoqué ou si la grand-mère agit en tant que conjointe survivante. - Si des tensions existaient déjà concernant des donations antérieures reçues par les autres enfants.
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 730 du Code civil

La preuve de la qualité d'héritier s'établit par tous moyens. Il n'est pas dérogé aux dispositions ni aux usages concernant la délivrance de certificats de propriété ou d'hérédité par des autorités judiciaires ou administratives.

📄 Article 730-1 du Code civil

La preuve de la qualité d'héritier peut résulter d'un acte de notoriété dressé par un notaire, à la demande d'un ou plusieurs ayants droit. L'acte de notoriété doit viser l'acte de décès de la personne dont la succession est ouverte et faire mention des pièces justificatives qui ont pu être produites, tels les actes de l'état civil et, éventuellement, les documents qui concernent l'existence de libéralités à cause de mort pouvant avoir une incidence sur la dévolution successorale. Il contient l'affirmation, signée du ou des ayants droit auteurs de la demande, qu'ils ont vocation, seuls ou avec d'autres qu'ils désignent, à recueillir tout ou partie de la succession du défunt. Toute personne dont les dires paraîtraient utiles peut être appelée à l'acte. Il est fait mention de l'existence de l'acte de notoriété en marge de l'acte de décès.

📄 Article 815-1 du Code civil

Les indivisaires peuvent passer des conventions relatives à l'exercice de leurs droits indivis, conformément aux articles 1873-1 à 1873-18 .
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Si ma mère prend son notaire représenter ses intérêts devra t elle payer ou les honoraires payés par ma grand mère seront divisés en 2 ?
C'est une excellente question pratique. En France, le recours à un second notaire dans une succession est une pratique courante et **très encadrée** pour éviter de doubler les frais pour les héritiers. Voici comment cela fonctionne concrètement : ### 1. Le principe du partage des émoluments (Pas de surcoût) Pour tous les actes dits **"obligatoires"** ou "tarifés" (ceux dont le prix est fixé par la loi, comme l'acte de notoriété, l'attestation immobilière ou la déclaration de succession), **votre mère ne paiera pas plus cher.** Les honoraires (appelés "émoluments") sont calculés sur la valeur de la succession. Si deux notaires interviennent : * Le notaire de votre grand-mère (le "notaire instrumentaire", qui rédige les actes) conserve une partie des émoluments. * Le notaire de votre mère (le "notaire participant") reçoit l'autre partie. * **Résultat :** La somme totale payée par la succession reste la même. Les deux notaires se partagent le gâteau selon des règles de répartition précises fixées par leur déontologie. ### 2. Ce qui reste à la charge de votre mère Il existe toutefois deux exceptions où votre mère pourrait avoir des frais directs : * **Les conseils hors succession :** Si votre mère demande à son notaire des consultations privées très spécifiques qui ne concernent pas directement la rédaction des actes de la succession (par exemple, une stratégie complexe d'optimisation fiscale personnelle), le notaire peut facturer des "honoraires de conseil" au titre de [l'article L444-1 du Code de commerce](https://www.google.com/search?q=Article+L444-1+Code+de+commerce). Il doit alors l'en informer via une convention d'honoraires préalable. * **Les débours :** Ce sont les frais réels engagés par le notaire pour le dossier (demande d'actes d'état civil, extraits de cadastres, courriers recommandés). Ces frais sont généralement minimes. ### 3. L'avantage stratégique (Le "Coup d'après") En prenant son propre notaire, votre mère change radicalement de position : 1. **L'accès à l'information :** Le notaire de votre grand-mère a l'obligation professionnelle de répondre au notaire de votre mère. Il ne pourra plus cacher l'avancement du dossier ou le contenu des actes. 2. **Le contrôle des valeurs :** Le notaire de votre mère vérifiera que les biens immobiliers ne sont pas sous-évalués (ce qui léserait votre mère au profit des autres) et que toutes les donations passées ont bien été déclarées ("rapportées") à la succession selon [l'article 843 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+843+Code+civil). 3. **La fin du blocage :** Si votre grand-mère refuse toujours de donner le nom de son notaire, le notaire de votre mère interrogera officiellement la Chambre des Notaires. C'est une démarche de "confrère à confrère" qui débloque la situation quasi systématiquement. ### Risque et Conseil : **Le risque :** Que le notaire de votre grand-mère traîne des pieds pour envoyer les projets d'actes à son confrère. **La parade :** Votre mère doit choisir un notaire **réactif**. Dès que son notaire est mandaté, il doit envoyer une lettre officielle de constitution à l'autre étude. **En résumé :** Pour les actes de la succession, cela ne coûtera pas un euro de plus à votre mère par rapport à ce qu'elle aurait dû payer de toute façon. C'est la meilleure protection pour elle dans un contexte de conflit familial. --- 💡 **Votre situation comporte des enjeux importants.** Si vous le souhaitez, je peux réfléchir plus longuement pour affiner et renforcer mes conseils. Pour cela, sélectionnez le mode **Raisonnement**, disponible avec un [compte gratuit Justiweb](https://www.justiweb.fr/pricing), et ré-expliquez-moi précisément la situation.
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 1583 du Code civil

Elle est parfaite entre les parties, et la propriété est acquise de droit à l'acheteur à l'égard du vendeur, dès qu'on est convenu de la chose et du prix, quoique la chose n'ait pas encore été livrée ni le prix payé.

📄 Article 1315 du Code civil

Les règles qui concernent la preuve littérale, la preuve testimoniale, les présomptions, l'aveu de la partie et le serment, sont expliquées dans les sections suivantes.

📄 Article 1316 du Code civil

L'écrit sous forme électronique est admis en preuve au même titre que l'écrit sur support papier, sous réserve que puisse être dûment identifiée la personne dont il émane et qu'il soit établi et conservé dans des conditions de nature à en garantir l'intégrité.
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On ne sait pas ce que veut faire ma grand mère sachant que mon grand père vient de décéder et qu'elle bénéficie du don universel de mon grand-père.
Le terme "don universel" que vous employez fait probablement référence à une **clause de préciput** ou, plus fréquemment, à un régime de **communauté universelle avec clause d'attribution intégrale au conjoint survivant**. C'est une situation juridique très particulière qui change radicalement la donne pour votre mère. ### 1. L'impact du régime de la communauté universelle Si vos grands-parents étaient mariés sous le régime de la communauté universelle avec clause d'attribution intégrale ([Article 1524 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+1524+Code+civil)) : * **Le principe :** Au premier décès, le conjoint survivant (votre grand-mère) devient propriétaire de la **totalité** du patrimoine commun, sans que la succession ne s'ouvre pour les enfants. * **La conséquence :** Votre mère ne reçoit rien au décès de son père. Elle devra attendre le décès de sa mère pour hériter. * **L'exception (Action en retranchement) :** Si votre mère est issue d'un **premier lit** (si votre grand-père a eu votre mère avec une autre femme que votre grand-mère actuelle), elle peut engager une "action en retranchement" selon [l'article 1527 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+1527+Code+civil) pour protéger sa part de réserve. ### 2. Pourquoi votre grand-mère cache-t-elle le notaire ? (Le "Coup d'après") Si votre grand-mère bénéficie de cette attribution intégrale, elle n'a théoriquement "besoin de rien" de la part de votre mère. Son attitude (demander des documents tout en cachant le notaire) peut cacher deux stratégies : * **L'inventaire des biens :** Elle a besoin des documents d'état civil de tous les enfants pour établir l'acte de notoriété, même si elle récupère tout. Le notaire doit lister les héritiers réservataires. * **La préparation de la suite :** Elle cherche peut-être à faire signer à votre mère une **renonciation à l'action en retranchement** (si votre mère est d'un premier lit) ou à organiser des donations de son vivant aux autres enfants en excluant votre mère. ### 3. La charge de la preuve et les risques Le risque majeur est la **dissimulation d'actifs**. Même avec une communauté universelle, certains biens peuvent être "propres" au défunt (biens reçus par héritage par votre grand-père par exemple). Ces biens propres ne rentrent pas forcément dans la communauté intégrale et devraient revenir en partie à votre mère selon [l'article 757 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+757+Code+civil). ### 4. Stratégie et Conseil (Le "Go/No-Go") Votre mère ne doit pas rester dans l'ombre. Voici la marche à suivre : 1. **Vérifier le régime matrimonial :** Votre mère peut demander un extrait d'acte de naissance de son père (mentionnant le mariage) ou l'acte de mariage de ses parents à la mairie. Le régime matrimonial y est inscrit en marge. 2. **Ne rien signer à l'aveugle :** Si le notaire ou la grand-mère lui présente un document intitulé "Consentement à l'exécution de la clause d'attribution" ou "Renonciation", elle ne doit **absolument rien signer** sans l'avis de son propre notaire. 3. **Mandater son notaire immédiatement :** Comme expliqué précédemment, cela ne lui coûtera pas plus cher pour la partie réglementée. Son notaire vérifiera si la clause d'attribution intégrale est bien valable et si elle ne porte pas atteinte à ses droits de réserve (notamment si elle est d'un premier lit). **En résumé :** Si le "don universel" est réel, votre grand-mère a les pleins pouvoirs sur les biens, mais elle a toujours l'obligation légale de faire établir les actes par un notaire en présence des héritiers. Le mutisme de votre grand-mère suggère soit une méconnaissance de la loi, soit une tentative de pression psychologique pour obtenir des signatures de renonciation. --- 💡 **Cette situation de "communauté universelle" est l'une des plus conflictuelles en droit des successions.** Si vous le souhaitez, je peux analyser plus précisément les droits de votre mère. Pour cela, utilisez le mode **Raisonnement**, disponible avec un [compte gratuit Justiweb](https://www.justiweb.fr/pricing), et précisez-moi si votre mère est l'enfant des deux époux ou d'une union précédente.
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 757 du Code civil

Si l'époux prédécédé laisse des enfants ou descendants, le conjoint survivant recueille, à son choix, l'usufruit de la totalité des biens existants ou la propriété du quart des biens lorsque tous les enfants sont issus des deux époux et la propriété du quart en présence d'un ou plusieurs enfants qui ne sont pas issus des deux époux.

📄 Article 757-1 du Code civil

Si, à défaut d'enfants ou de descendants, le défunt laisse ses père et mère, le conjoint survivant recueille la moitié des biens. L'autre moitié est dévolue pour un quart au père et pour un quart à la mère. Quand le père ou la mère est prédécédé, la part qui lui serait revenue échoit au conjoint survivant.

📄 Article 784 du Code civil

Les actes purement conservatoires ou de surveillance et les actes d'administration provisoire peuvent être accomplis sans emporter acceptation de la succession, si le successible n'y a pas pris le titre ou la qualité d'héritier. Tout autre acte que requiert l'intérêt de la succession et que le successible veut accomplir sans prendre le titre ou la qualité d'héritier doit être autorisé par le juge. Sont réputés purement conservatoires : 1° Le paiement des frais funéraires et de dernière maladie, des impôts dus par le défunt, des loyers et autres dettes successorales dont le règlement est urgent ; 2° Le recouvrement des fruits et revenus des biens successoraux ou la vente des biens périssables, à charge de justifier que les fonds ont été employés à éteindre les dettes visées au 1° ou ont été déposés chez un notaire ou consignés ; 3° L'acte destiné à éviter l'aggravation du passif successoral ; 4° Les actes liés à la rupture du contrat de travail du salarié du particulier employeur décédé, le paiement des salaires et indemnités dus au salarié ainsi que la remise des documents de fin de contrat. Sont réputés être des actes d'administration provisoire les opérations courantes nécessaires à la continuation à court terme de l'activité de l'entreprise dépendant de la succession. Sont également réputés pouvoir être accomplis sans emporter acceptation tacite de la succession le renouvellement, en tant que bailleur ou preneur à bail, des baux qui, à défaut, donneraient lieu au paiement d'une indemnité, ainsi que la mise en oeuvre de décisions d'administration ou de disposition engagées par le défunt et nécessaires au bon fonctionnement de l'entreprise.
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