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Juridictions pour contestation TA Droit administratif

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Cite moi les juridictions étape par étape pour un agent de la fonction publique d état faisant une requête au TA pour contester une décision de son. Administration
## Contestation d’une décision de l’administration pour un agent de la fonction publique d’État : Voies de recours juridictionnels Lorsqu'un agent de la fonction publique d’État souhaite contester une décision administrative qui le concerne (sanction disciplinaire, mutation, refus de promotion, etc.), il doit suivre des étapes précises devant les juridictions administratives. --- ### 1. Recours administratif préalable (facultatif ou parfois obligatoire) Avant de saisir le juge administratif, il est possible (et parfois nécessaire pour certains litiges) de former : - **Un recours gracieux** (adressé à l’auteur de la décision contestée) - **Un recours hiérarchique** (adressé au supérieur hiérarchique de l’auteur de la décision) **Délais :** 2 mois à compter de la notification de la décision contestée ([Article R421-1 du Code de justice administrative](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006474882)) : > "La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision..." --- ### 2. Saisine du Tribunal administratif ("TA") Si le recours administratif ne donne pas satisfaction (ou si l’agent choisit de ne pas en faire), il peut saisir le **tribunal administratif** territorialement compétent ([Article R312-1 du Code de justice administrative](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006474654)). - **Forme** : recours écrit, motivé, avec toutes les pièces justificatives - **Délai** : 2 mois à compter de la notification de la décision ([Article R421-1 du Code de justice administrative](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006474882)) --- ### 3. Cour administrative d’appel (CAA) Si la décision du tribunal administratif n’est pas favorable, possibilité de faire appel devant la **cour administrative d’appel** ([Article R811-1 du Code de justice administrative](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006474640)). - **Délai :** 2 mois à compter de la notification du jugement du TA --- ### 4. Conseil d’État Il est possible de former un **pourvoi en cassation** contre l’arrêt de la cour administrative d’appel devant le Conseil d’État ([Article R821-1 du Code de justice administrative](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006475251)). - **Délai :** 2 mois --- #### Schéma récapitulatif 1. **Recours gracieux ou hiérarchique (facultatif/obligatoire)** 2. **Tribunal administratif (TA)** 3. **Cour administrative d’appel (CAA)** 4. **Conseil d’État (pourvoi en cassation)** --- ### Jurisprudence illustrative - Le Conseil d’État exerce le contrôle de la légalité de la décision contestée et peut l’annuler pour erreur d’appréciation, vice de procédure, détournement de pouvoir, etc. - Voir par exemple l’arrêt du Conseil d’État, 17 février 1995, Hardouin, n° 107766, qui précise la portée du contrôle du juge administratif sur les sanctions disciplinaires des agents publics. --- ## **Résumé** Pour un agent de la fonction publique d'État qui souhaite contester une décision administrative : 1. Recours gracieux/hiérarchique (dans les 2 mois, facultatif ou obligatoire selon les cas) 2. Saisine du Tribunal administratif (dans les 2 mois) 3. Appel devant la Cour administrative d’appel 4. Pourvoi en cassation devant le Conseil d’État **Besoin d’aide pour la rédaction de votre requête ou pour constituer votre dossier ? Je peux vous fournir un modèle de recours ou une check-list des pièces à joindre.**
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation

📋 Arrêt - Chambre sociale - n°82-60.023 - 03/02/1983

Sommaire :
Est légalement justifiée la décision rejetant la demande d'un salarié tendant à son inscription sur les listes électorales en vue de la désignation des membres du comité d'entreprise aux motifs essentiels que l'intéressé qui bénéficiait de la protection légale attachée à sa qualité de représentant du personnel, avait été régulièrement licencié en vertu d'une autorisation ministérielle, que le retrait de cette autorisation par une décision postérieure au licenciement n'avait pu affecter la validité de celui-ci et que la juridiction administrative n'avait pas définitivement statué sur les recours dont elle était saisie sur la légalité des décisions ministérielles successives et contradictoires, dès lors que si la situation personnelle du salarié ne pouvait être considérée comme définitivement fixée dans l'attente de la décision de la juridiction administrative, cette situation ne pouvait faire obstacle au renouvellement du comité d'entreprise par un sursis à statuer dont l'intéressé avait lui même exclu l'éventualité.

📋 Arrêt - Chambre sociale - n°70-11.109 - 06/10/1971

Sommaire :
DES LORS QUE LES JUGES DU FOND ONT STATUE SUR LE RECOURS DES PERSONNES DONT L'AFFILIATION AVAIT ETE PRONONCEE PAR LE CONSEIL D'ADMINISTRATION D'UNE CAISSE PRIMAIRE, IL IMPORTE PEU QUE PAR DES MOTIFS INEXACTS MAIS SURABONDANTS ILS AIENT DECLARE QUE LES JURIDICTIONS DU CONTENTIEUX GENERAL DE LA SECURITE SOCIALE ETAIENT INCOMPETENTES POUR PRONONCER L'ANNULATION DE CETTE DECISION, EMANANT D'UN ORGANE ADMINISTRATIF ET SOUMISE AU POUVOIR DE CONTROLE ET DE TUTELLE DE L'ADMINISTRATION.

📋 Arrêt - Chambre sociale - n°95-41.062 - 31/03/1998

Sommaire :
L'annulation par le juge administratif de l'autorisation administrative de licenciement intervenue postérieurement à la décision d'une cour d'appel ayant débouté un salarié protégé de sa demande en paiement d'indemnités de rupture et de dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse n'a aucun effet sur cette décision et permet seulement au salarié d'invoquer les dispositions de l'article L. 436-3 du Code du travail.

📋 Arrêt - Chambre sociale - n°77-13.799 - 19/12/1978

Sommaire :
Si, en vertu de l'article 13, paragraphe 3, du décret du 20 avril 1950, relatif au financement des assurances sociales agricoles, et de l'arrêté du 10 juin 1955, la décision prise par le conseil d'administration ou la commission de recours gracieux de la caisse, qu'elle accorde ou non une réduction des majorations de retard, doit être approuvée par l'autorité administrative de tutelle, cette approbation, lorsqu'elle n'est pas contestée en elle-même, ne retire pas à la commission de première instance du contentieux de la sécurité sociale et de la mutualité sociale agricole, sa compétence pour statuer, en application des articles L 190 et L 191 du Code de la sécurité sociale, sur le recours formé par le débiteur contre la décision de la caisse.

📋 Arrêt - Deuxième chambre civile - n°14-18.892 - 21/05/2015

Sommaire :
Les litiges relatifs aux décisions prises par le Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante en application des articles 53, V, de la loi n° 2000-1257 du 23 décembre 2000 et 24 du décret n° 2001-963 du 23 octobre 2001 relèvent de la seule compétence des tribunaux de l'ordre judiciaire
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Rajoute à quel moment le tribunal européen peux être saisi dans ses étapes
## Possibilité de saisir les juridictions européennes dans le cadre d’un litige relevant de la fonction publique d’État ### Recours devant le juge administratif français : rappel des étapes 1. **Recours gracieux ou hiérarchique** (facultatif ou obligatoire) 2. **Tribunal administratif (TA)** 3. **Cour administrative d’appel (CAA)** 4. **Conseil d’État** (pourvoi en cassation) --- ## Saisine des juridictions européennes ### 1. **La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE)** La CJUE n’est directement compétente qu’en matière de droit de l’Union européenne. Les agents de la fonction publique d’État en France ne peuvent généralement pas saisir la CJUE en tant que particuliers, sauf si : - Leur affaire implique directement l’application d’un règlement ou d’une directive européenne, - Un juge national (TA, CAA ou Conseil d’État) pose une **question préjudicielle** à la CJUE sur l’interprétation du droit de l’UE ([Article 267 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE)](https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A12012E267)). **En pratique :** - Ce sont les juridictions françaises (TA, CAA ou CE) qui sollicitent la CJUE. - L’agent peut demander au juge français de poser une question préjudicielle mais ne peut pas saisir la CJUE de sa propre initiative. --- ### 2. **La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH)** L’agent peut saisir la CEDH **après avoir épuisé toutes les voies de recours internes en France** (c’est-à-dire, après le Conseil d’État). #### **Conditions :** - Le recours n’est ouvert que pour des violations alléguées de la Convention européenne des droits de l'homme (par exemple, droit à un procès équitable, non-discrimination, respect de la vie privée, etc.). - Délais : **6 mois** à compter de la décision définitive (le Conseil d’État, sauf voies de révision exceptionnelles) ([Article 35 de la Convention européenne des droits de l’homme](https://www.echr.coe.int/documents/convention_fra.pdf)). - La requête doit être individuelle et motivée, et il existe des exigences strictes de recevabilité. #### **Exemple de fondement possible devant la CEDH** : - Contestation d’une sanction disciplinaire sans procédure équitable - Discrimination en raison du sexe, de la religion, etc. --- ### 3. **Cas particuliers relevant du droit de l’Union européenne** En cas de discrimination dans l’emploi (égalité femmes/hommes, origine, âge, etc.), le juge peut appliquer les directives européennes ; le requérant peut également invoquer la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne devant le juge interne, et demander une question préjudicielle si besoin. --- ## Schéma synthétique des voies de recours ``` Recours gracieux/hiérarchique (facultatif/obligatoire) ↓ Tribunal administratif (TA) ↓ Cour administrative d'appel (CAA) ↓ Conseil d'État (CE) ↓ ---------------------- | Saisine de la CEDH (6 mois max après la décision du CE si violation de la CEDH) | ---------------------- ``` **Remarque :** Pendant la procédure devant les juridictions françaises, une question préjudicielle à la CJUE peut être demandée ou posée par le juge national. --- ## **Résumé** - **CJUE** : pas de saisine directe possible par un fonctionnaire ; une question préjudicielle peut être posée par les juridictions administratives françaises à tout moment de la procédure interne. - **CEDH** : saisine possible **après** épuisement des recours internes (après le Conseil d’État) et uniquement en cas de violation alléguée de la Convention EDH. **Besoin d’un modèle de requête à la CEDH ou d’informations sur la recevabilité ? N’hésitez pas à me le demander !**
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Si le ministère de l intérieur viol les lois européenne en retirant 15 jours de CET et en ne payant pas le solde de tout compte est ce que le tribunal européen peut être saisi ?
## Saisine d’une juridiction européenne en cas de violation alléguée par le ministère de l’Intérieur (retrait injustifié de jours de CET et absence de paiement du solde de tout compte) --- ### 1. **Nature de la violation alléguée** - **Retrait de 15 jours de Compte Épargne Temps (CET)** sans justification conforme à la loi ou aux normes européennes. - **Non-paiement du solde de tout compte** (rémunérations ou indemnités restant dues lors de la cessation de fonctions). --- ### 2. **Voies de recours en France** Avant toute saisine d’une juridiction européenne, **il faut obligatoirement épuiser les recours internes** : - Recours (gracieux/hiérarchique) - Tribunal administratif - Cour administrative d’appel - Conseil d’État (Source : [Article 35 de la Convention européenne des droits de l'homme](https://www.echr.coe.int/documents/convention_fra.pdf)) --- ### 3. **Saisine de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH)** #### **Quand la CEDH est-elle compétente ?** La CEDH peut être saisie **uniquement** si l’agent : - Allègue une **violation d’un droit garanti par la Convention** (procès équitable, non-discrimination, protection des biens, etc.) - A **épuisé tous les recours internes** (voir plus haut) - Dépose sa requête dans un délai de **6 mois** après la décision finale #### **Application dans ton cas** - **Retrait injustifié de jours de CET :** Si cela entraîne une atteinte à tes biens (article 1 du Protocole additionnel n°1 à la CEDH : protection de la propriété), tu pourrais invoquer une violation de ce droit. - **Non-paiement du solde de tout compte :** Même chose, car le droit à la rémunération due relève également de la protection des biens. - D'autres droits pourraient être invoqués (article 6 : droit à un procès équitable, si la procédure nationale a été inéquitable). **Attention :** La CEDH ne juge pas l'application du droit de l'UE ou les litiges purement contractuels ; elle vérifie seulement si la France (par l’Administration ou les juridictions nationales) a respecté les droits garantis par la Convention. #### **Action possible :** - Rassembler tous les documents et preuves du litige. - Saisir la CEDH **après que le Conseil d’État ait statué défavorablement** ou après l’écoulement du délai (6 mois). --- ### 4. **Saisine de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE)** **Impossible de saisir la CJUE directement** pour ce type de litige. - Il appartient au juge administratif français, s’il estime qu’une directive européenne applicable à la gestion du CET ou au paiement du solde de tout compte est en cause, **de poser une question préjudicielle** à la CJUE. #### **Exemple :** Si tu invoques une réglementation européenne sur le temps de travail (directive 2003/88/CE), tu dois le faire **dans le cadre de ta procédure devant le juge administratif**. C’est seulement si une interrogation sur l’interprétation du droit européen surgit que le juge peut saisir la CJUE. --- ### 5. **Jurisprudence pertinente** La CEDH a reconnu à plusieurs reprises que le non-paiement de sommes dues par des autorités publiques pouvait constituer une atteinte à la protection des biens (voir arrêt Beyeler c. Italie, 5 janvier 2000, n°33202/96). **En France**, la Cour de cassation (chambre sociale, 8 janvier 2002, n°99-43.643) précise que les litiges de paiement de sommes dues relèvent du respect des droits fondamentaux des agents. --- ## **Synthèse** - **Tu dois d’abord terminer tous les recours internes** (jusqu’au Conseil d’État). - **La CEDH pourra être saisie** ensuite si tu estimes qu’il y a eu violation de tes droits fondamentaux. - **La CJUE ne se saisit pas directement**, sauf si le juge administratif pose une question préjudicielle. --- ## **Besoin d’aide pour tes démarches ?** - Je peux t’aider à constituer un dossier pour la CEDH ou t’orienter dans la formulation d’une question européenne dans ton recours administratif. - Souhaites-tu obtenir un modèle de requête ou des conseils personnalisés pour ce type de contentieux ? --- --- **Jurisprudence Judilibre** - La Cour de cassation, chambre sociale, le 8 janvier 2002 (n° 99-43.643) illustre l’importance du respect du paiement de sommes dues, ce qui peut fonder une contestation jusqu’en CEDH si les droits fondamentaux de la personne sont atteints. **En résumé :** La protection du droit de propriété et le droit à un recours effectif sont des principes reconnus par la CEDH et la jurisprudence française. ---
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation

📋 Arrêt - Chambre sociale - n°12-22.208 - 26/11/2013

Sommaire :
Hors la procédure de question prioritaire de constitutionnalité, il ne peut être utilement invoqué devant le juge judiciaire un moyen tiré de la non-conformité d'une norme de nature législative à la Constitution.
Une cour d'appel retient à bon droit que les discriminations en raison de l'âge ne sont pas visées à l'article 2 de la loi n° 86-845 du 17 juillet 1986 relative aux principes généraux du droit du travail et à l'organisation et au fonctionnement de l'inspection du travail et des tribunaux du travail en Polynésie française

📋 Arrêt - Chambre sociale - n°99-42.569 - 22/05/2001

📋 Arrêt - Chambre sociale - n°99-43.643 - 08/01/2002

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