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Pour éviter le squatte il faut Envoyer une lettre demandant à tous les fournisseurs d électricité mon accord préalable pour changer le nom du logement est ce vrai ?
## Changement de nom sur le contrat d’électricité et lutte contre le squat
### 1. **Contexte juridique : lutte contre le squat**
Depuis la loi n° 2023-668 du 27 juillet 2023 dite "loi anti-squat", les mesures de protection des propriétaires face à l’occupation illicite d’un logement ont été renforcées ([voir texte sur Légifrance](https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000047905326)). Cependant, la question des contrats de fournitures d'énergie (électricité, gaz) relève principalement du droit contractuel et des relations avec les fournisseurs.
### 2. **Procédures auprès des fournisseurs d'énergie**
De manière générale, toute personne disposant d’un justificatif de domicile (bail, titre d’occupation, etc.) peut demander la mise en service ou le changement de titulaire du contrat d’électricité auprès d’un fournisseur. Les fournisseurs n’ont pas l’obligation légale de demander l'accord du propriétaire pour modifier le nom du titulaire, sauf si le propriétaire l’a expressément demandé et que le fournisseur l’accepte dans ses procédures internes.
#### **Aucune obligation réglementaire générale n’impose aux fournisseurs de demander l’accord préalable du propriétaire pour un changement de nom**.
- **ERDF/Enedis (gestionnaire du réseau), EDF, Engie, TotalEnergies, etc.** : Se réfèrent généralement au justificatif d’occupation fourni (bail, attestation etc).
- Il s'agit principalement de contrats de droit privé relevant du [Code civil](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006441807/2024-03-01) (articles sur la preuve et l'opposabilité des contrats).
### 3. **Peut-on envoyer une lettre pour imposer cette exigence ?**
Vous pouvez, en tant que propriétaire, envoyer un courrier à chaque fournisseur d'énergie (EDF, Engie, etc.) pour indiquer que vous souhaitez être averti ou donner votre accord avant toute prise ou changement de contrat sur votre bien immobilier. **En pratique :**
- **Cet envoi n’est pas contraignant juridiquement** : Les fournisseurs ne sont pas obligés de l’appliquer, sauf s’ils intègrent cette procédure dans leur propre politique.
- Ce type de lettre pourrait être prise en compte à titre de précaution mais ne garantit en rien l’impossibilité d’un squat ou d’un usurpateur de souscrire un contrat à votre place.
### 4. **Mesures anti-squat plus efficaces**
Pour se prémunir contre le squat :
- Vérifier régulièrement l’occupation du bien (voisinage, gardiennage).
- Sécuriser l’accès et installer des systèmes d’alarme.
- Signaler le logement comme vide auprès des forces de l’ordre si tel est le cas.
- Prendre contact avec un avocat ou huissier en cas de doute.
### 5. **Jurisprudence récente**
Aucune jurisprudence récente ne vient consacrer l'obligation pour les fournisseurs d’exiger l’accord du propriétaire pour chaque demande de mise en service.
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## **Résumé**
- Il **n’existe aucune obligation légale** imposant aux fournisseurs d’électricité d’obtenir l’accord préalable du propriétaire pour changer le nom du contrat.
- L’envoi d’une lettre à cet effet **n’a qu’une valeur informative** et n'empêche pas le changement du titulaire si le fournisseur ne l’intègre pas à sa procédure interne.
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**Besoin d'un modèle de lettre ou d’une check-list complète des démarches anti-squat ?**
N’hésitez pas à me le demander !
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Les fournisseurs ne sont pas obligés de l’appliquer, sauf s’ils intègrent cette procédure dans leur propre politique.
Il h a t il des fournisseur qui applique cette politique ?
## Politiques des fournisseurs d’énergie concernant l’accord du propriétaire
### 1. **Position des grands fournisseurs d’électricité (EDF, Engie, TotalEnergies, etc.)**
À ce jour (novembre 2025), **aucun grand fournisseur d’électricité ou de gaz en France** ne prévoit explicitement dans ses Conditions Générales de Vente (CGV) ou dans sa politique commerciale l’exigence de l’accord écrit du propriétaire avant de changer le titulaire d’un contrat.
Les démarches de souscription demandent classiquement :
- Un justificatif de domicile (bail, attestation de propriété, etc.)
- Un relevé d’identité bancaire (RIB)
- Une pièce d’identité
Mais **l’accord préalable et formel du propriétaire n’est pas systématiquement recueilli**, même en cas de location.
### 2. **Cas particuliers et petits fournisseurs**
Concernant les fournisseurs de moindre envergure, notamment locaux ou spécialisés (par exemple "Fournisseur d'Energie Solaire", SIREN 815407374), il peut effectivement exister des pratiques internes visant à renforcer la vérification d’occupation (par exemple, demandant le bail original ou une attestation du propriétaire).
Cependant, **aucun fournisseur connu en France ne communique officiellement sur une telle politique généralisée et opposable** à tout usager (propriétaire ou locataire).
### 3. **Pourquoi cette pratique n’existe-t-elle pas encore ?**
- **Directive européenne sur le marché de l’électricité** : Elle impose la liberté de changer de fournisseur (Directive (UE) 2019/944, articles 12 et 13), ce qui vise essentiellement à simplifier les démarches pour l’occupant du logement.
- Obliger chaque fournisseur à obtenir l’accord du propriétaire serait contraire à cette liberté et ajouterait un frein non souhaité par le législateur français ou européen.
### 4. **Quelles alternatives pour les propriétaires ?**
- Si le logement n’est pas loué, informer par courrier les fournisseurs présents de ne pas ouvrir un contrat sans autorisation expresse du propriétaire peut être tenté, mais cela n’engage pas légalement le fournisseur.
- Vérifier régulièrement l’état d’occupation et déposer plainte en cas de suspicion de squatte ou d’usurpation d’identité.
- Pour des situations spécifiques (logement dit "sensible", changement fréquent d’occupation), certains fournisseurs très locaux sont plus vigilants, mais il faut leur demander explicitement leur politique.
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## **Résumé**
**À ce jour, il n’y a pas de fournisseur d’électricité en France qui applique systématiquement la règle d’exiger l’accord du propriétaire pour tout changement de nom au contrat.**
Ce souhait du propriétaire n’a donc qu’une valeur déclarative vis-à-vis des fournisseurs, sauf cas très particuliers.
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Vous souhaitez obtenir une liste de fournisseurs dans votre secteur géographique pour leur demander directement leur politique ? Ou souhaitez-vous un modèle de courrier à leur adresser ? Je peux aussi vous renseigner sur les démarches à suivre si un squatteur souscrit un contrat d’énergie à votre insu.
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#### Informations sur l'entreprise
- **Fournisseur d’Energie Solaire**, SIREN : 815407374, 820 avenue des Bigos, 34740 Vendargues (activité : fourniture d’électricité solaire, statut : actif)
- D’autres fournisseurs sont listés dans divers secteurs (voir détails au besoin).
N'hésitez pas à demander des informations supplémentaires sur n'importe quel fournisseur !
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D’accord pour me renseigner sur les démarches à suivre si un squatteur souscrit un contrat d’énergie à mon insu
## Que faire si un squatteur a souscrit un contrat d’énergie à votre insu
Ci‑dessous les démarches pratiques à engager et les fondements juridiques utiles. Je cite les textes pertinents (liens Google Search) — y compris les sources officielles que vous m’avez fournies.
Sources légales citées
- [Article L521-3-1 du Code de la construction et de l'habitation](https://www.google.com/search?q=Article%20L521-3-1%20du%20Code%20de%20la%20construction%20et%20de%20l%27habitation) (obligations liées à l’hébergement/relogement en cas d’interdiction d’habiter) — source fournie.
- [Article 1128 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article%201128%20du%20Code%20civil) (conditions de validité du contrat : notamment le consentement).
- [Article 1178 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article%201178%20du%20Code%20civil) (nullité d’un contrat qui ne remplit pas les conditions de validité).
- [Article 311-1 du Code pénal](https://www.google.com/search?q=Article%20311-1%20du%20Code%20p%C3%A9nal) (définition du vol — utile si consommation frauduleuse d’électricité).
- [Loi n°2023-668 du 27 juillet 2023 (loi « anti-squat »)](https://www.google.com/search?q=Loi%20n%C2%B02023-668%20du%2027%20juillet%202023) (mesures renforcées contre l’occupation illicite).
- [Article 808 du Code de procédure civile](https://www.google.com/search?q=Article%20808%20du%20Code%20de%20proc%C3%A9dure%20civile) (pouvoirs du juge des référés pour mesures d’urgence).
1) Rassembler des preuves (immédiat et prioritaire)
- Photographies, relevés de compteurs (date/heure), copies de courriers ou factures adressées au nom du squatteur, constats d’huissier (très utile) ;
- Témoignages de voisins, courriers envoyés au logement, copie du titre de propriété.
Ces éléments serviront au dépôt de plainte et à toute procédure civile ou pénale.
2) Contacter immédiatement le fournisseur d’énergie
- Signalez la fraude / usurpation et demandez la communication des éléments contractuels : date de souscription, pièces d’identité produites, signature, etc. Demandez la suspension ou clôture du contrat si possible. Demandez l’envoi d’un justificatif écrit (LRAR ou courriel avec accusé de réception).
- Demandez au fournisseur la copie du contrat et des pièces sur lesquelles il s’est fondé : le contrat repose sur le consentement de la personne qui a souscrit ; en vertu de [l’article 1128 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article%201128%20du%20Code%20civil) le consentement est une condition de validité ; si le consentement a été obtenu par fraude/usage de faux, la validité peut être contestée ([art. 1178 C. civ.](https://www.google.com/search?q=Article%201178%20du%20Code%20civil)).
- Précaution pratique : envoyer en LRAR au fournisseur une mise en demeure d’empêcher toute mise en service ou toute modification de contrat sans votre accord écrit et joindre copie du titre de propriété.
Limites pratiques et juridiques : le fournisseur n’est pas tenu d’annuler automatiquement un contrat conclu par une personne se déclarant occupante ; il peut se conformer aux justificatifs fournis. D’où l’importance d’une plainte pénale et d’un constat d’huissier.
3) Déposer plainte (commission/tribunal)
- Déposez plainte au commissariat ou auprès du procureur pour : usurpation d’identité, fraude, éventuellement escroquerie, et, si vous constatez une consommation sans contrat ou branchement frauduleux, vol d’électricité ([art. 311-1 C. pén.](https://www.google.com/search?q=Article%20311-1%20du%20Code%20p%C3%A9nal)).
- Obtenez un récépissé de plainte (procès‑verbal) — indispensable pour convaincre le fournisseur et pour la suite judiciaire.
4) Faire constater l’occupation et, si nécessaire, saisir un huissier
- Faites constater par un huissier l’occupation (constat d’huissier) ; pièce essentielle pour engager une procédure d’expulsion ou référé.
- L’huissier peut adresser des mises en demeure au squatteur et alerter les services concernés.
5) Procédure civile d’expulsion / référé
- Si l’occupation est manifestement illégale, l’avocat/huissier pourra engager une procédure d’urgence (référé) pour obtenir des mesures conservatoires/expulsion ; le juge des référés peut ordonner des mesures rapides en cas d’urgence ([art. 808 C. proc. civ.](https://www.google.com/search?q=Article%20808%20du%20Code%20de%20proc%C3%A9dure%20civile)).
- La loi « anti‑squat » de 2023 a prévu des moyens renforcés pour lutter contre l’occupation illicite : consultez-la pour conditions et délais applicables ([Loi n°2023-668](https://www.google.com/search?q=Loi%20n%C2%B02023-668%20du%2027%20juillet%202023)).
6) Coordination avec Enedis / gestionnaire de réseau
- Informez le gestionnaire de réseau (Enedis) et demandez qu’il vous indique si un branchement a été réalisé sans contrat ou sur la base de documents douteux ; Enedis n’ouvre ou ne coupe le courant qu’à la demande du fournisseur mais peut intervenir sur dénonciation et sur réquisition judiciaire.
- Récupérez les relevés de compteur officiels (utile pour chiffrer préjudice).
7) Réparation du préjudice / facturation
- Si la consommation a été payée par le squatteur, vous pourrez réclamer au squatteur (ou au fournisseur si celui‑ci ne peut démontrer la bonne foi) la réparation du préjudice. Les contrats conclus sur la base d’un faux ou d’une usurpation peuvent être annulés (voir art. 1128 et 1178 C. civ.).
- La procédure civile permet d’obtenir condamnation au paiement des consommations, frais et dommages.
8) Mesures de prévention ensuite
- Changez serrures, scellez le logement si vacance, installez dispositif de surveillance, confier la surveillance à un gardien ou voisin, informez la mairie et la police si le logement est vide. L’alerte précoce réduit les risques de souscription frauduleuse.
Synthèse pratique (ordre d’action recommandé)
1. Constats immédiats (photos, relevés).
2. Déposer plainte au commissariat (fraude/usurpation/vol).
3. Faire constater l’occupation par huissier.
4. Alerter le fournisseur et Enedis, envoyer LRAR avec titre de propriété et copie du dépôt de plainte. Demander arrêt/suspension et communication des pièces.
5. Saisir avocat pour référé/expulsion si nécessaire.
6. Demander réparation des dépenses (civil) et suivre la procédure pénale.
Besoin d’aide concrète ?
- Je peux vous rédiger : a) une LRAR au fournisseur pour signaler la fraude et exiger communication des pièces ; b) un modèle de plainte à déposer ; c) une mise en demeure au squatteur.
Dites‑moi : quel fournisseur est concerné et avez‑vous déjà un constat d’huissier ou un dépôt de plainte ?
I.-Lorsqu'un immeuble fait l'objet d'une interdiction temporaire d'habiter ou d'utiliser ou que les travaux prescrits le rendent temporairement inhabitable, le propriétaire ou l'exploitant est tenu d'assurer aux occupants un hébergement décent correspondant à leurs besoins. A défaut, l'hébergement est assuré dans les conditions prévues à l'article L. 521-3-2 . Son coût est mis à la charge du propriétaire ou de l'exploitant. Si un logement qui a fait l'objet d'un arrêté de traitement de l'insalubrité pris au titre du 4° de l'article L. 511-2 du présent code est manifestement suroccupé, le propriétaire ou l'exploitant est tenu d'assurer l'hébergement des occupants jusqu'au terme des travaux prescrits pour remédier à l'insalubrité. A l'issue, leur relogement incombe au représentant de l'Etat dans le département dans les conditions prévues à l'article L. 521-3-2. En cas de défaillance du propriétaire ou de l'exploitant, le coût de l'hébergement est mis à sa charge. Au-delà de trois ans, toute éviction est considérée comme définitive et le II du présent article est applicable. II.-Lorsqu'un immeuble fait l'objet d'une interdiction définitive d'habiter ou lorsqu'est prescrite la cessation de la mise à disposition à des fins d'habitation des locaux mentionnés à l'article L. 1331-23 du code de la santé publique, ainsi qu'en cas d'évacuation à caractère définitif, le propriétaire ou l'exploitant est tenu d'assurer le relogement des occupants. Cette obligation est satisfaite par la présentation à l'occupant de l'offre d'un logement correspondant à ses besoins et à ses possibilités. Le propriétaire ou l'exploitant est tenu de verser à l'occupant évincé une indemnité d'un montant égal à trois mois de son nouveau loyer et destinée à couvrir ses frais de réinstallation. En cas de défaillance du propriétaire ou de l'exploitant, le relogement des occupants est assuré dans les conditions prévues à l'article L. 521-3-2. Le propriétaire est tenu au respect de ces obligations si le bail est résilié par le locataire en application des dispositions du dernier alinéa de l'article 1724 du code civil ou s'il expire entre la date de la notification des arrêtés portant interdiction définitive d'habiter et la date d'effet de cette interdiction.
Sont nécessaires à la validité d'un contrat : 1° Le consentement des parties ; 2° Leur capacité de contracter ; 3° Un contenu licite et certain.
Un contrat qui ne remplit pas les conditions requises pour sa validité est nul. La nullité doit être prononcée par le juge, à moins que les parties ne la constatent d'un commun accord. Le contrat annulé est censé n'avoir jamais existé. Les prestations exécutées donnent lieu à restitution dans les conditions prévues aux articles 1352 à 1352-9 . Indépendamment de l'annulation du contrat, la partie lésée peut demander réparation du dommage subi dans les conditions du droit commun de la responsabilité extracontractuelle.