Conseil d'État, 7ème chambre jugeant seule, 30 décembre 2025, n° 498150
Synthèse de la décision
Question juridique
La qualification de faute disciplinaire d'insubordination retenue à l'encontre d'un capitaine de gendarmerie pour avoir manifesté son désaccord et défié son commandant de compagnie lors d'un échange est-elle légalement justifiée ?
Principe retenu
Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire constituent des fautes de nature à justifier une sanction. En l'espèce, les faits d'insubordination, matériellement établis, ont été exactement qualifiés de fautifs par l'autorité disciplinaire.
Faits clés
- M. A... est capitaine de gendarmerie nationale, commandant un peloton de surveillance et d'intervention.
- Le 19 août 2024, l'autorité militaire de deuxième niveau lui a infligé la sanction de blâme.
- La sanction a été motivée par des faits d'insubordination : M. A... a manifesté son désaccord et défié le commandant de compagnie lors d'un temps d'échange avec son peloton.
- M. A... a demandé l'annulation de cette sanction pour excès de pouvoir devant le Conseil d'État.
- Le Conseil d'État a jugé que les faits étaient matériellement établis et que leur qualification de faute disciplinaire n'était pas inexacte.
Articles cités
Texte de la décision
Questions fréquentes
Puis-je contester un blâme militaire ?
Qu'est-ce qu'une sanction disciplinaire dans l'armée ?
Comment faire un recours pour excès de pouvoir contre une sanction militaire ?
Que risque un militaire pour insubordination ?
Le juge peut-il annuler une sanction disciplinaire militaire ?
Un militaire peut-il être sanctionné pour avoir manifesté son désaccord ?
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