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Conseil d'État, 7ème chambre jugeant seule, 26 août 2025, n° 500905

Rejet PAPC Publication : D ECLI : ECLI:FR:CECHS:2025:500905.20250826

Synthèse de la décision

Question juridique

Le pourvoi en cassation contre un arrêt de cour administrative d'appel rejetant un recours contre une OQTF assortie d'une interdiction de retour est-il fondé sur un moyen sérieux ?

Principe retenu

Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux. En l'espèce, les moyens soulevés par le requérant, tirés d'une erreur de qualification juridique des faits, d'une dénaturation des pièces du dossier et d'une insuffisance de motivation, ne sont pas de nature à permettre l'admission du pourvoi.

Faits clés

  • M. B A a fait l'objet d'une OQTF par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 3 février 2022.
  • Le tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande le 31 mars 2023.
  • La cour administrative d'appel de Paris a rejeté son appel le 25 octobre 2024.
  • M. A a formé un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État.
  • Le pourvoi a été enregistré les 27 janvier, 25 avril et 27 juin 2025.

Articles cités

article L. 822-1 du code de justice administrative article L. 761-1 du code de justice administrative

Texte de la décision

Vu la procédure suivante : M. B A a demandé au tribunal administratif de Melun d'annuler la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 3 février 2022 lui ayant fait obligation de quitter le territoire français, refusé un délai de départ volontaire, prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de douze mois et effectué un signalement aux fins de non -admission au système d'informations Schengen. Par un jugement n° 2201441 du 31 mars 2023, le magistrat désigné par la présidente du tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande. Par un arrêt n° 23PA01858 du 25 octobre 2024, la cour administrative d'appel de Paris a rejeté l'appel formé par M. A contre ce jugement. Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et un nouveau mémoire, enregistrés les 27 janvier, 25 avril et 27 juin 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A demande au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler cet arrêt ; 2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de Mme Camille Goyet, maîtresse des requêtes en service extraordinaire, - les conclusions de M. Nicolas Labrune, rapporteur public ; La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Marlange, de la Burgade, avocat de M. A ; Considérant ce qui suit : 1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ". 2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'il attaque, M. A soutient que la cour administrative d'appel de Paris a : - commis une erreur de qualification juridique des faits en jugeant que la décision attaquée ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ou, à tout le moins, dénaturé les pièces du dossier en écartant son moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la décision en litige sur sa situation personnelle ; - insuffisamment motivé son arrêt en s'abstenant de prendre en compte l'ensemble des circonstances déterminantes quant à sa situation personnelle et familiale. 3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi. D E C I D E : -------------- Article 1er : Le pourvoi de M. A n'est pas admis. Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B A. Copie en sera adressée au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une OQTF ?
Une obligation de quitter le territoire français est une mesure administrative par laquelle le préfet demande à un étranger en situation irrégulière de quitter la France.
Puis-je faire un pourvoi en cassation contre une décision de cour administrative d'appel ?
Oui, mais le pourvoi doit d'abord être admis par le Conseil d'État. L'admission est refusée si le pourvoi est irrecevable ou ne repose sur aucun moyen sérieux.
Quels sont les moyens sérieux pour contester une OQTF ?
Les moyens sérieux peuvent inclure une erreur de droit, une erreur de qualification juridique des faits, une dénaturation des pièces du dossier, ou une insuffisance de motivation.
Comment prouver une atteinte à ma vie privée et familiale ?
Il faut apporter des éléments concrets sur votre situation personnelle, comme la durée de séjour, les liens familiaux en France, l'insertion sociale, etc.
Quelle est la durée d'une interdiction de retour ?
La durée est fixée par le préfet, généralement de 1 à 3 ans, mais peut être plus longue dans certains cas. Elle peut être contestée devant le juge administratif.

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