Conseil d'État, Formation spécialisée, 20 février 2026, n° 501347
Synthèse de la décision
Question juridique
Le désistement d'instance de M. A... est-il pur et simple et rien ne s'oppose-t-il à ce qu'il en soit donné acte ?
Principe retenu
Le désistement d'instance est pur et simple lorsque le requérant renonce à ses conclusions. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Faits clés
- M. A... a demandé l'annulation de la décision du ministre de l'intérieur lui refusant l'accès aux données le concernant dans le fichier des personnes recherchées (FPR) pour les données intéressant la sûreté de l'État.
- La décision a été révélée par un courrier de la présidente de la CNIL du 29 novembre 2024.
- M. A... a également demandé l'effacement des données et une astreinte.
- Le Conseil d'État a convoqué les parties à une séance à huis-clos.
- M. A... s'est désisté de son instance.
Texte de la décision
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 février 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B... A... demande au Conseil d’Etat :
1°) d’annuler la décision, révélée par le courrier de la présidente de la Commission nationale de l’informatique et des libertés du 29 novembre 2024, par laquelle le ministre de l’intérieur lui a refusé l’accès aux données susceptibles de le concerner figurant dans le traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé fichier des personnes recherchées (FPR) pour les données intéressant la sureté de l’Etat ;
2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur d’effacer les données le concernant figurant dans ce fichier dans un délai de huit jours suivant la notification de la décision du Conseil d’Etat sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 4 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Après avoir convoqué à une séance à huis-clos, d’une part, M. A... et son représentant, et d’autre part, le ministre de l’intérieur et la Commission nationale de l’informatique et des libertés, qui ont été mis à même de prendre la parole avant les conclusions ;
Et après avoir entendu en séance :
le rapport de M. Jean Luc Nevache, conseiller d’Etat ;
et, hors la présence des parties, les conclusions de M. Frédéric Puigserver, rapporteur public ;
Le désistement de M. A... est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
D E C I D E :
--------------
Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de M. A....
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée à la Commission nationale de l'informatique et des libertés.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un désistement d'instance ?
C'est l'acte par lequel le requérant renonce à poursuivre l'instance. S'il est pur et simple, le juge en donne acte et l'affaire est terminée.
Puis-je me désister à tout moment ?
Oui, tant que l'affaire n'est pas jugée, vous pouvez vous désister. Le juge doit accepter le désistement s'il est pur et simple.
Comment obtenir l'accès aux données du FPR me concernant ?
Vous pouvez saisir la CNIL qui transmettra votre demande au ministère de l'intérieur. En cas de refus, vous pouvez contester devant le juge administratif.
Que se passe-t-il si je me désiste ?
Le juge donne acte du désistement et l'instance est close. Vous ne pouvez plus revenir sur votre désistement, sauf exceptions.
Décisions liées
Votre situation ressemble à cette décision ? Posez votre question à l'IA
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement
Important : Cette page présente une décision du Conseil d'État à titre informatif.
Elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.