Conseil d'État, 6ème chambre jugeant seule, 13 février 2026, n° 503252
Synthèse de la décision
Question juridique
Le décret de nomination d'un magistrat à la suite d'une sanction disciplinaire de déplacement d'office est-il illégal du fait de l'illégalité de cette sanction ?
Principe retenu
Le décret de nomination d'un magistrat pris après une sanction disciplinaire de déplacement d'office ne peut être annulé par voie de conséquence de l'annulation de cette sanction que si la sanction est elle-même annulée. En l'espèce, le pourvoi contre la sanction ayant été rejeté, le moyen tiré de l'exception d'illégalité est écarté.
Faits clés
- Mme A, juge au tribunal judiciaire de Bastia, a été sanctionnée par un déplacement d'office par le Conseil supérieur de la magistrature le 21 novembre 2024.
- Le Président de la République l'a nommée juge au tribunal judiciaire de Nice par décret du 7 février 2025, après avis du CSM.
- Mme A a demandé l'annulation de ce décret pour excès de pouvoir.
- Le Conseil d'État a rejeté son pourvoi contre la sanction disciplinaire le 19 décembre 2025.
- Le Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A, considérant que le moyen tiré de l'illégalité de la sanction ne pouvait qu'être écarté.
Articles cités
Texte de la décision
Questions fréquentes
Puis-je contester ma mutation d'office ?
Quel recours contre une sanction disciplinaire de déplacement d'office ?
Le décret de nomination après sanction disciplinaire est-il annulable ?
Comment obtenir l'annulation d'un décret de nomination ?
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