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Conseil d'État, 9ème chambre jugeant seule, 15 octobre 2025, n° 503653

Rejet PAPC Publication : D ECLI : ECLI:FR:CECHS:2025:503653.20251015

Synthèse de la décision

Question juridique

Le pourvoi en cassation contre un arrêt de cour administrative d'appel statuant sur une demande de réduction d'impôt sur le revenu et de contributions sociales est-il fondé sur un moyen sérieux ?

Principe retenu

Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux. En l'espèce, les moyens soulevés par le requérant, relatifs à l'erreur de droit dans la recherche d'une cause juridique commune et à la dénaturation des stipulations contractuelles, ne sont pas de nature à permettre l'admission du pourvoi.

Faits clés

  • M. B... a demandé la réduction de ses cotisations d'impôt sur le revenu, de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et de contributions sociales pour l'année 2016, à hauteur de 23 555 euros.
  • Le tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande par jugement du 22 mars 2024.
  • La cour administrative d'appel de Nantes a rejeté son appel par arrêt du 18 février 2025.
  • M. B... s'est pourvu en cassation contre cet arrêt, invoquant une erreur de droit et une dénaturation des stipulations d'une convention de garantie d'actif et de passif du 27 juillet 2016 et de son avenant du 24 juin 2019.
  • Le Conseil d'État a refusé d'admettre le pourvoi, estimant qu'aucun moyen n'était sérieux.

Articles cités

article L. 822-1 du code de justice administrative article L. 761-1 du code de justice administrative

Texte de la décision

Vu la procédure suivante : M. A... B... a demandé au tribunal administratif de Nantes de prononcer la réduction des cotisations d’impôt sur le revenu et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et des contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre de l’année 2016 à hauteur de 23 555 euros. Par un jugement n° 2003798 du 22 mars 2024, ce tribunal a rejeté sa demande. Par un arrêt n° 24NT01480 du 18 février 2025, la cour administrative d’appel de Nantes a rejeté l’appel formé par M. B... contre ce jugement. Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 18 avril et 18 juillet 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B... demande au Conseil d'Etat : 1°) d’annuler cet arrêt ; 2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à son appel ; 3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ; - le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de M. Louis d'Humières, maître des requêtes en service extraordinaire, - les conclusions de M. Bastien Lignereux, rapporteur public ; La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Piwnica & Molinié, avocat de M. B... ; Considérant ce qui suit : 1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ». 2. Pour demander l’annulation de l’arrêt qu’il attaque, M. B... soutient que la cour administrative d’appel de Nantes : - a commis une erreur de droit en ne recherchant pas si la convention de garantie d’actif et de passif du 27 juillet 2016 et son avenant du 24 juin 2019 avaient une cause juridique commune ; - a commis une erreur de droit en ne tenant pas compte de la commune intention des parties de résoudre à l’amiable leur litige dans le cadre de la convention du 27 juillet 2016 et a dénaturé les stipulations tant de cette convention que de l’avenant. 3. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi. D E C I D E : -------------- Article 1er : Le pourvoi de M. B... n’est pas admis. Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A... B.... Copie en sera adressée à la ministre de l'action et des comptes publics. Délibéré à l'issue de la séance du 25 septembre 2025 où siégeaient : Mme Anne Egerszegi, présidente de chambre, présidant ; M. Vincent Daumas, conseiller d'Etat et M. Louis d'Humières, maître des requêtes en service extraordinaire-rapporteur. Rendu le 15 octobre 2025. La présidente : Signé : Mme Anne Egerszegi Le rapporteur : Signé : M. Louis d'Humières Le secrétaire : Signé : M. Gilles Ho La République mande et ordonne à la ministre de l'action et des comptes publics en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision. Pour expédition conforme, Pour la secrétaire du contentieux, par délégation :

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la procédure d'admission des pourvois en cassation devant le Conseil d'État ?
Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux.
Quels sont les moyens pouvant justifier l'admission d'un pourvoi en cassation ?
Les moyens doivent être sérieux, c'est-à-dire de nature à entraîner la cassation de la décision attaquée, par exemple une erreur de droit ou une dénaturation des faits.
Que se passe-t-il si mon pourvoi n'est pas admis ?
Si le pourvoi n'est pas admis, la décision de la cour administrative d'appel devient définitive et vous ne pouvez plus la contester.
Puis-je contester mon impôt sur le revenu devant le Conseil d'État ?
Oui, mais uniquement par un pourvoi en cassation contre une décision de cour administrative d'appel, et à condition de soulever un moyen sérieux.
Qu'est-ce qu'une convention de garantie d'actif et de passif ?
C'est un contrat par lequel le vendeur d'une entreprise garantit l'acheteur contre certaines variations du passif ou de l'actif. En fiscalité, elle peut avoir des conséquences sur le résultat imposable.

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