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Conseil d'État, 7ème chambre jugeant seule, 5 février 2026, n° 505425

Rejet PAPC Publication : D ECLI : ECLI:FR:CECHS:2026:505425.20260205

Synthèse de la décision

Question juridique

Le pourvoi en cassation contre un arrêt de cour administrative d'appel rejetant la demande d'annulation d'un licenciement est-il fondé sur des moyens sérieux ?

Principe retenu

Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux. En l'espèce, les moyens soulevés par le requérant ne sont pas de nature à permettre l'admission du pourvoi.

Faits clés

  • M. A... a été licencié par décision du 25 janvier 2022 de la directrice du GIP Réserve naturelle marine de La Réunion.
  • Le tribunal administratif de La Réunion a rejeté sa demande d'annulation le 6 mars 2023.
  • La cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté son appel le 22 avril 2025.
  • M. A... a formé un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État.
  • Le pourvoi a été enregistré les 23 juin et 24 septembre 2025.

Articles cités

article L. 822-1 du code de justice administrative article L. 761-1 du code de justice administrative

Texte de la décision

Vu la procédure suivante : M. B... A... a demandé au tribunal administratif de La Réunion d’annuler la décision du 25 janvier 2022 par laquelle la directrice du groupement d’intérêt public (GIP) Réserve naturelle marine de La Réunion a prononcé son licenciement. Par un jugement n° 2200422 du 6 mars 2023, le tribunal administratif de La Réunion a rejeté sa demande. Par un arrêt n° 23BX01555 du 22 avril 2025, la cour administrative d’appel de Bordeaux a rejeté l’appel formé par M. A... contre ce jugement. Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 23 juin et 24 septembre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, M. A... demande au Conseil d’Etat : 1°) d’annuler cet arrêt ; 2°) de mettre à la charge du groupement d’intérêt public Réserve naturelle marine de La Réunion une somme de 4 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ; - la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ; - le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 ; - le décret n° 2013-292 du 5 avril 2013 ; - le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de M. François-Xavier Bréchot, maître des requêtes, - les conclusions de M. Nicolas Labrune, rapporteur public ; La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Gaschignard, Loiseau, Massignon, avocat de M. A... ; Considérant ce qui suit : 1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ». 2. Pour demander l’annulation de l’arrêt qu’il attaque, M. A... soutient que la cour administrative d’appel de Bordeaux a : - commis une erreur de droit au regard des principes du caractère contradictoire de la procédure disciplinaire et des droits de la défense en jugeant qu’il avait, par la précédente décision de sanction annulée, nécessairement eu connaissance des griefs qui lui étaient reprochés ; - commis une erreur de droit en se fondant, pour retenir le caractère fautif des faits qui lui étaient reprochés ainsi que pour écarter le caractère disproportionné de la sanction de licenciement, sur deux avertissements précédents qui avaient été définitivement annulés ; - dénaturé les pièces du dossier et s’est méprise sur les écritures des parties en se fondant sur l’existence de deux avertissements dont il aurait fait l’objet en juin 2016 et mars 2017 ; - inexactement qualifié les faits en écartant le caractère disproportionné de la sanction de licenciement sans préavis ni indemnité. 3. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi. D E C I D E : -------------- Article 1er : Le pourvoi de M. A... n’est pas admis. Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B... A.... Copie en sera adressée au groupement d’intérêt public Réserve naturelle marine de La Réunion et à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État ?
C'est un recours devant la plus haute juridiction administrative française pour contester une décision d'une cour administrative d'appel. Il est soumis à une procédure d'admission préalable.
Quelles sont les conditions pour que mon pourvoi soit admis ?
Le pourvoi doit être recevable et fondé sur un moyen sérieux. Si aucun moyen sérieux n'est retenu, le Conseil d'État refuse l'admission.
Que se passe-t-il si mon pourvoi n'est pas admis ?
La décision de non-admission est définitive. Vous ne pouvez plus contester la décision de la cour administrative d'appel.
Puis-je me prévaloir de l'annulation d'avertissements antérieurs pour contester mon licenciement ?
Dans cette affaire, le Conseil d'État a jugé que les moyens soulevés, y compris celui relatif aux avertissements annulés, n'étaient pas sérieux. Chaque cas est examiné individuellement.
Quels sont les droits de la défense dans une procédure disciplinaire ?
L'agent doit être informé des griefs, avoir accès à son dossier, et pouvoir présenter des observations. Le non-respect de ces droits peut entraîner l'annulation de la sanction.

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