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Conseil d'État, 2ème chambre jugeant seule, 5 février 2026, n° 505435

Rejet PAPC Publication : D ECLI : ECLI:FR:CECHS:2026:505435.20260205

Synthèse de la décision

Question juridique

Le pourvoi en cassation contre un arrêt de cour administrative d'appel rejetant la demande d'annulation de décisions relatives à la reprise d'activité, à la consolidation et au taux d'incapacité permanente partielle après un accident de service est-il fondé sur un moyen sérieux ?

Principe retenu

Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux. En l'espèce, les moyens soulevés par la requérante ne sont pas de nature à permettre l'admission du pourvoi.

Faits clés

  • Mme A... a été victime d'un accident de service le 25 septembre 2019.
  • Par décision du 11 décembre 2020, La Poste a mis fin à la prise en charge de l'accident de service à compter du 21 décembre 2020 et a demandé la reprise d'activité.
  • Par décisions des 14 juin, 21 juin, 24 juin et 1er juillet 2021, La Poste a fixé la date de consolidation au 20 décembre 2020 ou au 28 mai 2021, a fixé le taux d'IPP à 4 % et a prononcé la reprise à temps complet.
  • Le tribunal administratif de Paris a rejeté ses demandes par jugement du 1er juin 2023.
  • La cour administrative d'appel de Paris a rejeté son appel par arrêt du 29 avril 2025.

Articles cités

article L. 822-1 du code de justice administrative article L. 761-1 du code de justice administrative

Texte de la décision

Vu la procédure suivante : Mme B... A... a demandé au tribunal administratif de Paris d’annuler pour excès de pouvoir : - la décision du 11 décembre 2020 par laquelle la société La Poste lui a demandé de reprendre son activité à compter du 21 décembre 2020 et a mis fin au régime de prise en charge de son accident de service survenu le 25 septembre 2019 à compter du 21 décembre 2020 ; - la décision du 14 juin 2021 par laquelle la même société a arrêté au 20 décembre 2020 la date de consolidation des lésions résultant de son accident de service, a fixé à 4 % son taux d’incapacité permanente partielle et a prononcé sa reprise de service à temps complet à compter du 21 décembre 2020 ; - les décisions des 21 et 24 juin 2021 par lesquelles la même société a arrêté au 28 mai 2021 la date de consolidation des lésions résultant de son accident de service, a fixé à 4 % son taux d’incapacité permanente partielle et a prononcé sa reprise de service à temps complet à compter du 21 décembre 2020 ; - la décision du 1er juillet 2021 par laquelle la même société l’a placée en congé de maladie ordinaire du 21 décembre 2020 au 10 juillet 2021, a arrêté au 28 mai 2021 la date de consolidation des lésions résultant de son accident de service et a fixé à 4 % son taux d’incapacité permanente partielle. Par un jugement n°s 2102869, 2115793, 2116636 du 1er juin 2023, le tribunal administratif a rejeté ses demandes. Par un arrêt n° 23PA02659 du 29 avril 2025, la cour administrative d’appel de Paris a rejeté l’appel formé par Mme A... contre ce jugement. Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 23 juin et 23 septembre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme A... demande au Conseil d’Etat : 1°) d’annuler cet arrêt ; 2°) de mettre à la charge de la société La Poste la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ; - la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ; - la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990 ; - le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ; - le décret n° 2007-1333 du 10 septembre 2007 ; - le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de M. Paul Bernard, maître des requêtes, - les conclusions de Mme Dorothée Pradines, rapporteure publique, La parole ayant été donnée, après les conclusions, au cabinet Rousseau, Tapie, avocat de Mme A... ; Considérant ce qui suit : 1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux. » 2. Pour demander l’annulation de l’arrêt qu’elle attaque, Mme A... soutient que la cour administrative d’appel de Paris a : - commis une erreur de droit et a dénaturé les pièces du dossier en considérant que les courriers des 21 juin et 24 juin 2021 ne constituaient pas des décisions lui faisant grief alors qu’ils manifestaient un refus de l’administration de lui accorder une allocation temporaire d’invalidité ; - entaché son arrêt d’erreur de qualification juridique des faits et de dénaturation des pièces du dossier en retenant qu’elle ne pouvait plus prétendre à un congé pour invalidité temporaire imputable au service au-delà du 20 décembre 2020. 3. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi. D E C I D E : -------------- Article 1er : Le pourvoi de Mme A... n’est pas admis. Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme B... A.... Copie en sera adressée à la société La Poste. Délibéré à l'issue de la séance du 15 janvier 2026 où siégeaient : M. Alain Seban, président de chambre, présidant ; M. Jérôme Goldenberg, conseiller d’Etat en service extraordinaire et M. Paul Bernard, maître des requêtes-rapporteur. Rendu le 5 février 2026. Le président : Signé : M. Alain Seban Le rapporteur : Signé : M. Paul Bernard Le secrétaire : Signé : M. Guillaume Auge

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un accident de service ?
Un accident de service est un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice des fonctions d'un agent public, qui ouvre droit à une prise en charge au titre de l'accident de service.
Comment contester une décision de l'administration relative à un accident de service ?
Vous pouvez former un recours pour excès de pouvoir devant le tribunal administratif dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision.
Qu'est-ce que le congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) ?
Le CITIS est un congé accordé à un agent public victime d'un accident de service ou d'une maladie professionnelle, lui permettant de percevoir son traitement pendant la période d'incapacité temporaire.
Quel est le rôle du Conseil d'État dans un pourvoi en cassation ?
Le Conseil d'État juge les pourvois en cassation contre les arrêts des cours administratives d'appel. Il vérifie que le droit a été correctement appliqué, sans rejuger les faits.
Que signifie 'non-admission' d'un pourvoi en cassation ?
La non-admission signifie que le pourvoi est rejeté sans examen au fond, car il est irrecevable ou ne soulève aucun moyen sérieux.

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