Justiweb – Assistant juridique IA Justiweb
Se connecter Inscription gratuite
← Conseil d'État

Conseil d'État, 2ème chambre jugeant seule, 12 février 2026, n° 505636

Rejet PAPC Publication : D ECLI : ECLI:FR:CECHS:2026:505636.20260212

Synthèse de la décision

Question juridique

Le pourvoi en cassation contre une décision de la CNDA statuant en révision est-il fondé sur un moyen sérieux ?

Principe retenu

Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux. En l'espèce, les moyens soulevés par le requérant ne sont pas de nature à permettre l'admission du pourvoi.

Faits clés

  • L'OFPRA a demandé à la CNDA de réviser sa décision du 18 juin 2024 reconnaissant la qualité de réfugié à Mme C... et M. A...
  • Par décision du 27 mai 2025, la CNDA a admis les recours en révision, déclaré nulle et non avenue sa décision initiale et rejeté les recours de M. A... et Mme C...
  • M. A... a formé un pourvoi en cassation contre cette décision de la CNDA
  • Le pourvoi a été enregistré au Conseil d'Etat les 30 juin et 27 octobre 2025
  • M. A... soutient notamment une erreur de droit sur le point de départ du délai de révision et une dénaturation des pièces concernant la fraude et ses craintes en cas de retour au Pakistan

Articles cités

article L.822-1 du code de justice administrative article 37 de la loi du 10 juillet 1991

Texte de la décision

Vu la procédure suivante : Le directeur général de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a demandé à la Cour nationale du droit d’asile de réviser la décision n° 23049816-23049915 du 18 juin 2024 par laquelle la Cour a reconnu la qualité de réfugié à Mme B... C... et à M. D... A.... Par une décision n°s 24051152 et 24051520 du 27 mai 2025, la Cour a d’une part, admis les recours en révision de l’OFPRA, d’autre part, déclaré nulle et non avenue sa décision du 18 juin 2024, et enfin, rejeté les recours présentés par M. A... et Mme C.... Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 30 juin et le 27 octobre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A... demande au Conseil d'Etat : 1°) d’annuler la décision de la Cour nationale du droit d’asile ; 2°) de mettre à la charge de l'Office français de protection des refugies et apatrides la somme de 3 500 euros à verser à son avocat, la SCP Guérin-Gougeon, au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - la convention de Genève du 28 juillet 1951 et le protocole signé à New York le 31 janvier 1967 relatifs au statut de réfugié ; - le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ; - le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de Mme Liza Bellulo, maîtresse des requêtes, - les conclusions de M. Clément Malverti, rapporteur public, La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Guérin – Gougeon, avocat de M. A... ; Considérant ce qui suit : 1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux. » 2. Pour demander l’annulation de la décision qu’il attaque, M. A... soutient qu’elle est entachée : - d’erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en retenant comme point de départ du délai de recours en révision de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides la date du 27 septembre 2024 ; - d’erreur de droit, d’insuffisance de motivation et de dénaturation des pièces du dossier en regardant la fraude comme caractérisée sans avoir préalablement recherché s’il avait intentionnellement cherché à induire la Cour en erreur en ne mentionnant pas son commerce d’armes ; - de dénaturation des pièces du dossier en considérant que celles-ci ne permettaient pas de tenir comme établis les faits qu’il avait présentés comme à l’origine de son départ du Pakistan et pour fondées ses craintes en cas de retour dans ce pays. 3. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi. D E C I D E : -------------- Article 1er : Le pourvoi de M. A... n’est pas admis. Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. D... A... et à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Délibéré à l'issue de la séance du 29 janvier 2026 où siégeaient : M. Alain Seban, président de chambre, présidant ; M. Jean-Yves Ollier, conseiller d'Etat et Mme Liza Bellulo, maîtresse des requêtes-rapporteure. Rendu le 12 février 2026. Le président : Signé : M. Alain Seban La rapporteure : Signé : Mme Liza Bellulo La secrétaire : Signé : Mme Sandrine Mendy

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat ?
C'est un recours devant le Conseil d'Etat contre une décision rendue en dernier ressort par une juridiction administrative, comme la CNDA. Il ne peut être fondé que sur des moyens de droit.
Quelles sont les conditions pour que le Conseil d'Etat admette un pourvoi ?
Le pourvoi doit être recevable et fondé sur un moyen sérieux. L'admission est refusée si le pourvoi est irrecevable ou ne comporte aucun moyen sérieux.
Que signifie 'moyen sérieux' dans le cadre d'un pourvoi ?
Un moyen sérieux est un moyen de droit qui paraît de nature à entraîner l'annulation de la décision attaquée, par exemple une erreur de droit ou une dénaturation des faits.
Quel est le délai pour former un pourvoi en cassation ?
Le délai est généralement de deux mois à compter de la notification de la décision attaquée, sauf dispositions particulières.
Peut-on demander la révision d'une décision de la CNDA ?
Oui, l'OFPRA ou le demandeur peuvent demander la révision d'une décision de la CNDA dans certains cas, notamment en cas de fraude ou de production d'éléments nouveaux.
Que se passe-t-il si le Conseil d'Etat refuse d'admettre un pourvoi ?
La décision de la juridiction inférieure devient définitive. Le pourvoi est rejeté sans examen au fond.

Décisions liées

💡 Votre situation ressemble à cette décision ? Posez votre question à l'IA
Gratuit · sans engagement

Des milliers de justiciables utilisent déjà Justiweb pour clarifier leur situation.

Une question similaire ? Posez-la à Justiweb

Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.

Poser ma question

Gratuit pour commencer · sans engagement

Important : Cette page présente une décision du Conseil d'État à titre informatif. Elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.