Conseil d'État, 2ème chambre jugeant seule, 23 décembre 2025, n° 507074
Synthèse de la décision
Question juridique
La prescription de la peine doit-elle être appréciée selon la législation de l'État requérant ou de l'État requis dans le cadre d'une extradition ?
Principe retenu
Selon l'article 10 de la convention européenne d'extradition, l'extradition ne sera pas refusée au motif que la prescription de l'action ou de la peine serait acquise d'après la législation de la Partie requise. La prescription de la peine s'apprécie donc au regard de la seule législation de la Partie requérante.
Faits clés
- M. B..., de nationalité géorgienne, a fait l'objet d'un décret d'extradition vers la Géorgie le 18 avril 2025.
- L'extradition était demandée pour l'exécution d'un jugement du tribunal municipal de Batoumi du 10 janvier 2017 le condamnant à sept ans d'emprisonnement pour détournement de fonds.
- M. B... a contesté le décret devant le Conseil d'État, invoquant la prescription de la peine en droit français.
- Le Conseil d'État a rejeté sa requête, considérant que la prescription doit être appréciée selon la législation de la Géorgie, l'État requérant.
Articles cités
Texte de la décision
Questions fréquentes
L'extradition peut-elle être refusée si la peine est prescrite en France ?
Quelle loi s'applique pour la prescription en matière d'extradition ?
Puis-je contester un décret d'extradition devant le Conseil d'État ?
Quels sont les motifs de refus d'extradition ?
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