Justiweb – Assistant juridique IA Justiweb
Se connecter Inscription gratuite
← Conseil d'État

Conseil d'État, 1ère chambre jugeant seule, 20 mars 2026, n° 507084

Rejet PAPC Publication : D ECLI : ECLI:FR:CECHS:2026:507084.20260320

Synthèse de la décision

Question juridique

Le pourvoi en cassation contre un jugement rejetant une demande d'annulation d'un refus de carte mobilité inclusion stationnement est-il fondé sur un moyen sérieux ?

Principe retenu

Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux. En l'espèce, aucun des moyens soulevés par la requérante n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

Faits clés

  • Mme A... a demandé au tribunal administratif de Rennes l'annulation de la décision du 23 juillet 2024 confirmant le rejet de sa demande de carte mobilité inclusion stationnement.
  • Le tribunal administratif a rejeté sa demande par jugement du 11 juin 2025.
  • Mme A... s'est pourvue en cassation devant le Conseil d'État.
  • Elle soutenait notamment que le jugement était insuffisamment motivé, que la procédure était irrégulière, et que le tribunal avait commis une erreur de droit en ne tenant pas compte d'éléments postérieurs au rapport médical de janvier 2023.
  • Le Conseil d'État a examiné les moyens et a conclu qu'aucun n'était de nature à permettre l'admission du pourvoi.

Articles cités

article L. 822-1 du code de justice administrative article R. 741-2 du code de justice administrative article L. 761-1 du code de justice administrative articles R. 241-12-1 et R. 241-20-1 du code de l'action sociale et des familles

Texte de la décision

Vu la procédure suivante : Mme B... A... a demandé au tribunal administratif de Rennes d’annuler la décision du 23 juillet 2024 par laquelle le président du conseil départemental des Côtes-d’Armor a confirmé, sur son recours administratif préalable, le rejet de sa demande de délivrance de la carte « mobilité inclusion » portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Par un jugement n° 2405231 du 11 juin 2025, le tribunal administratif a rejeté cette demande. Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 7 août et 6 novembre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, Mme A... demande au Conseil d’Etat : 1°) d’annuler ce jugement ; 2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à sa demande ; 3°) de mettre à la charge du département des Côtes-d’Armor la somme de 3 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code de l’action sociale et des familles ; - le code général des collectivités territoriales ; - l’arrêté du 3 janvier 2017 relatif aux modalités d’appréciation d’une mobilité pédestre réduite et de la perte d’autonomie dans le déplacement individuel, prévues aux articles R. 241-12-1 et R. 241-20-1 du code de l’action sociale et des familles ; - le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de Mme Ariane Piana-Rogez, maîtresse des requêtes, - les conclusions de M. Mathieu Le Coq, rapporteur public ; La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Cabinet Briard, Bonichot et associés, avocat de Mme A... ; Vu la note en délibéré, enregistrée le 17 février 2026, présentée par Mme A... ; Considérant ce qui suit : 1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ». 2. Pour demander l’annulation du jugement qu’elle attaque, Mme A... soutient que : - le jugement a été rendu en méconnaissance de l’article R. 741-2 du code de justice administrative, les conclusions et les moyens des parties, spécialement les siens, n’étant pas visés et analysés avec une précision suffisante ; - il a été rendu au terme d’une procédure irrégulière, le tribunal administratif s’étant fondé sur des éléments d’un mémoire en défense signé par une personne qui n’avait pas qualité pour représenter le département des Côtes-d’Armor ; - le tribunal administratif a commis une erreur de droit et entaché son jugement d’une contradiction de motifs en statuant, après avoir pourtant rappelé son office de juge de plein contentieux, devant le conduire à se prononcer au regard des dispositions applicables et de la situation de fait existant à la date à laquelle il rend sa propre décision, au regard d’un rapport médical établi en janvier 2023, sans tenir compte des éléments postérieurs qu’elle produisait ; - il a commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en ne tenant pas compte des avis de professionnels de santé qu’elle produisait pour établir qu’elle remplissait les conditions de délivrance de la carte « mobilité inclusion » portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». 3. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi. D E C I D E : -------------- Article 1er : Le pourvoi de Mme A... n’est pas admis. Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme B... A.... Copie en sera adressée au département des Côtes-d’Armor. Délibéré à l’issue de la séance du 5 février 2026 où siégeaient : Mme Gaëlle Dumortier, présidente de chambre, présidant ; Mme Ariane Piana-Rogez, maîtresse des requêtes-rapporteure et M. Julien Boucher, conseiller d’Etat. Rendu le 20 mars 2026. La présidente : Signé : Mme Gaëlle Dumortier La rapporteure : Signé : Mme Ariane Piana-Rogez La secrétaire : Signé : Mme Paule Troly

Questions fréquentes

Quelles sont les conditions pour obtenir une carte mobilité inclusion stationnement ?
La carte mobilité inclusion portant la mention 'stationnement pour personnes handicapées' est délivrée aux personnes dont le handicap réduit de manière importante et durable leur capacité de déplacement à pied ou leur autonomie dans le déplacement individuel. Les conditions sont appréciées selon les modalités prévues par l'arrêté du 3 janvier 2017.
Que faire si ma demande de carte mobilité inclusion est refusée ?
Vous pouvez former un recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, puis, en cas de rejet, saisir le tribunal administratif dans un délai de deux mois. En cas de jugement défavorable, vous pouvez vous pourvoir en cassation devant le Conseil d'État, mais ce pourvoi est soumis à une procédure d'admission.
Quel est le délai pour contester un refus de carte mobilité inclusion ?
Le recours contentieux doit être introduit dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision de rejet du recours administratif préalable. Pour le pourvoi en cassation, le délai est également de deux mois à compter de la notification du jugement.
Le juge doit-il tenir compte de l'évolution de mon état de santé ?
En tant que juge de plein contentieux, le tribunal administratif doit se prononcer au regard des dispositions applicables et de la situation de fait existant à la date de sa propre décision. Il doit donc tenir compte des éléments postérieurs à la décision attaquée, comme l'évolution de votre état de santé.
Qu'est-ce qu'un moyen sérieux pour l'admission d'un pourvoi en cassation ?
Un moyen sérieux est un moyen de droit ou de fait qui est susceptible de remettre en cause le bien-fondé de la décision attaquée. Si le pourvoi ne repose sur aucun moyen sérieux, il n'est pas admis.

Décisions liées

💡 Votre situation ressemble à cette décision ? Posez votre question à l'IA
Gratuit · sans engagement

Des milliers de justiciables utilisent déjà Justiweb pour clarifier leur situation.

Une question similaire ? Posez-la à Justiweb

Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.

Poser ma question

Gratuit pour commencer · sans engagement

Important : Cette page présente une décision du Conseil d'État à titre informatif. Elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.