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Conseil d'État, 5ème chambre jugeant seule, 18 février 2026, n° 508250

Rejet PAPC Publication : D ECLI : ECLI:FR:CECHS:2026:508250.20260218

Synthèse de la décision

Question juridique

Le pourvoi en cassation contre une ordonnance de référé suspension rejetant la demande de suspension d'un arrêté de mise en sécurité d'un bâtiment est-il fondé sur un moyen sérieux ?

Principe retenu

Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux. En l'espèce, les moyens soulevés par la requérante ne sont pas de nature à permettre l'admission du pourvoi.

Faits clés

  • Mme B... est propriétaire d'un bâtiment situé sur la parcelle AH n°653 à Estrablin.
  • Le maire d'Estrablin a pris un arrêté le 17 juillet 2024 prescrivant la mise en sécurité urgente du bâtiment.
  • Mme B... a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Grenoble de suspendre l'exécution de cet arrêté.
  • Le juge des référés a rejeté sa demande par ordonnance du 24 avril 2025.
  • Mme B... a formé un pourvoi en cassation contre cette ordonnance.

Articles cités

article L. 521-1 du code de justice administrative article L. 822-1 du code de justice administrative article L. 761-1 du code de justice administrative article 37 de la loi du 10 juillet 1991

Texte de la décision

Vu la procédure suivante : Mme A... B... a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Grenoble, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de l’arrêté du maire d’Estrablin (Isère) du 17 juillet 2024 prescrivant la mise en sécurité urgente du bâtiment lui appartenant, situé sur la parcelle cadastrée AH n° 653 à Estrablin. Par une ordonnance n° 2503734 du 24 avril 2025, le juge des référés a rejeté sa demande. Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 15 et 29 septembre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, Mme B... demande au Conseil d’Etat : 1°) d’annuler cette ordonnance ; 2°) statuant en référé, de faire droit à sa demande ; 3°) de mettre à la charge de la commune d’Estrablin la somme de 3 500 euros à verser à son avocat, la SCP Delamarre et Jéhannin, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code de la construction et de l’habitation ; - le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de M. Jean-Dominique Langlais, conseiller d’Etat, - les conclusions de M. Florian Roussel, rapporteur public ; La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Delamarre et Jéhannin, avocat de Mme B... ; Considérant ce qui suit : 1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ». 2. Pour demander l’annulation de l’ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Grenoble qu’elle attaque, Mme B... soutient qu’elle est entachée d’erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en ce qu’elle retient que les moyens tirés de ce qu’elle n’a pas reçu notification de l’ordonnance désignant l’expert ni n’a été convoquée aux opérations d’expertise ne sont pas de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de l’acte attaqué. 3. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi. D E C I D E : -------------- Article 1er : Le pourvoi de Mme B... n’est pas admis. Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme A... B.... Copie en sera adressée à la commune d’Estrablin.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un arrêté de mise en sécurité ?
C'est une décision du maire prescrivant des travaux urgents pour prévenir un danger pour la sécurité des personnes.
Puis-je demander la suspension d'un arrêté de mise en sécurité ?
Oui, vous pouvez saisir le juge des référés en urgence pour demander la suspension si vous estimez que l'arrêté est illégal.
Quelles sont les conditions pour obtenir une suspension ?
Il faut démontrer l'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté.
Que se passe-t-il si mon pourvoi en cassation n'est pas admis ?
La décision attaquée devient définitive et vous ne pouvez plus la contester.
Qu'est-ce qu'un moyen sérieux ?
C'est un moyen de droit ou de fait qui paraît de nature à remettre en cause la décision attaquée.

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