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Conseil d'État, 5ème chambre jugeant seule, 16 avril 2026, n° 509128

Rejet PAPC Publication : D ECLI : ECLI:FR:CECHS:2026:509128.20260416

Synthèse de la décision

Question juridique

Le pourvoi en cassation contre une ordonnance du tribunal du stationnement payant est-il recevable et fondé sur un moyen sérieux ?

Principe retenu

Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux.

Faits clés

  • Mme B... a demandé au tribunal du stationnement payant la décharge de l'obligation de payer un forfait de post-stationnement émis par la commune de Montpellier.
  • Le magistrat désigné a donné acte de sa renonciation à cette demande par ordonnance du 23 mai 2025.
  • Mme B... a formé un pourvoi en cassation contre cette ordonnance.
  • Elle soutient une insuffisance de motivation et une erreur de droit concernant la régularisation de sa requête.
  • Le Conseil d'Etat a examiné les moyens et a constaté qu'aucun n'était de nature à permettre l'admission du pourvoi.

Articles cités

article L. 822-1 du code de justice administrative

Texte de la décision

Vu la procédure suivante : Mme A... B... a demandé au tribunal du stationnement payant de la décharger de l’obligation de payer la somme mise à sa charge par un titre exécutoire émis par l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions en vue du recouvrement d’un forfait de post-stationnement établi le 4 avril 2023 par la commune de Montpellier et de la majoration dont il a été assorti. Par une ordonnance n° 23119338 du 23 mai 2025, le magistrat désigné par le président du tribunal du stationnement payant lui a donné acte de sa renonciation à cette demande. Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 20 octobre 2025 et 20 janvier 2026 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme B... demande au Conseil d'Etat : 1°) d’annuler cette ordonnance ; 2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à sa demande ; 3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 3 000 euros à verser à la SCP Doumic-Seiller, son avocat, au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code général des collectivités territoriales ; - le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de M. Marc Touillier, maître des requêtes en service extraordinaire, - les conclusions de M. Maxime Boutron, rapporteur public. La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Doumic-Seiller, avocat de Mme B.... Considérant ce qui suit : 1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ». 2. Pour demander l’annulation de l’ordonnance qu’elle attaque, Mme B... soutient qu’elle est entachée : - d’insuffisance de motivation en ce que, pour écarter la régularisation de sa requête, elle se réfère à l’argumentation de sa requête initiale et non à l’argumentation de son courrier de régularisation ; - d’erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en ce qu’elle retient que ce courrier de régularisation n’a pas été adressé dans le délai imparti. 3. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi. D E C I D E : -------------- Article 1er : Le pourvoi de Mme B... n'est pas admis. Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme A... B.... Copie en sera adressée au ministre de l’intérieur. Délibéré à l'issue de la séance du 12 mars 2026 où siégeaient : Mme Laurence Helmlinger, assesseure, présidant ; M. Jérôme Marchand-Arvier, conseiller d'Etat et M. Marc Touillier, maître des requêtes en service extraordinaire-rapporteur. Rendu le 16 avril 2026. La présidente : Signé : Mme Laurence Helmlinger Le rapporteur : Signé : M. Marc Touillier Le secrétaire : Signé : M. Bernard Longieras

Questions fréquentes

Comment contester un forfait de post-stationnement ?
Vous pouvez saisir le tribunal du stationnement payant dans un délai d'un mois à compter de la réception de l'avis de paiement. En cas de rejet, un pourvoi en cassation est possible devant le Conseil d'Etat, mais il doit passer par une procédure d'admission.
Quel est le délai pour former un pourvoi en cassation ?
Le délai est de deux mois à compter de la notification de la décision de première instance. Passé ce délai, le pourvoi est irrecevable.
Qu'est-ce que la procédure d'admission des pourvois ?
C'est un filtre préalable : le Conseil d'Etat n'admet le pourvoi que s'il est recevable et fondé sur un moyen sérieux. Sinon, il est rejeté par une décision motivée.
Que signifie un pourvoi non admis ?
Cela signifie que le Conseil d'Etat a refusé d'examiner le fond de l'affaire car le pourvoi était irrecevable ou ne présentait pas de moyen sérieux. La décision attaquée devient définitive.
Puis-je me rétracter après avoir renoncé à ma demande ?
La renonciation est en principe définitive. Si vous avez renoncé, vous ne pouvez plus demander l'annulation de l'ordonnance qui en donne acte, sauf à démontrer un vice du consentement.
Quels sont les moyens de cassation recevables ?
Les moyens doivent porter sur une erreur de droit, une dénaturation des faits ou une irrégularité de procédure. Les moyens nouveaux en cassation sont irrecevables.

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