Conseil d'État, 4ème chambre jugeant seule, 25 février 2026, n° 509151
Synthèse de la décision
Question juridique
Le pourvoi en cassation formé par la RATP contre l'ordonnance du juge des référés rejetant sa demande de suspension de la mise en demeure de se conformer aux articles R. 4222-12 et R. 4222-13 du code du travail est-il fondé sur un moyen sérieux ?
Principe retenu
Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux. En l'espèce, aucun des moyens soulevés par la RATP n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
Faits clés
- La RATP a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Montreuil de suspendre l'exécution de la décision du 8 août 2025 la mettant en demeure de se conformer aux articles R. 4222-12 et R. 4222-13 du code du travail.
- Le juge des référés a rejeté sa demande par une ordonnance du 6 octobre 2025.
- La RATP a formé un pourvoi en cassation contre cette ordonnance.
- La RATP a soulevé plusieurs moyens : irrégularité de la minute, insuffisance de motivation, méconnaissance du contradictoire, erreur de droit sur la portée normative des recommandations de l'INRS, erreur de droit et dénaturation, et insuffisance du délai de la mise en demeure.
- Le Conseil d'État a jugé qu'aucun de ces moyens n'était de nature à permettre l'admission du pourvoi.
Articles cités
Texte de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un référé suspension ?
Quelles sont les conditions pour que le Conseil d'État admette un pourvoi en cassation ?
La RATP est-elle soumise au code du travail ?
Quelles sont les obligations concernant le captage des gaz d'échappement ?
Que se passe-t-il si une mise en demeure n'est pas respectée ?
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