Conseil d'État, Juge des référés, 4 décembre 2025, n° 509394
Synthèse de la décision
Question juridique
Le juge des référés du Conseil d'État doit-il donner acte d'un désistement pur et simple de la requête en référé-suspension ?
Principe retenu
Le désistement pur et simple d'une requête peut être accepté par le juge, qui en donne acte, dès lors que rien ne s'y oppose.
Faits clés
- M. A... a saisi le juge des référés du Conseil d'État pour obtenir le sursis à exécution d'une ordonnance du 5 septembre 2025.
- Il a également formé une tierce opposition à cette ordonnance.
- Par un mémoire enregistré le 1er décembre 2025, M. A... a déclaré se désister purement et simplement de sa requête.
- Le désistement a été enregistré avant l'audience.
- Le juge a constaté que le désistement était pur et simple et que rien ne s'opposait à ce qu'il en soit donné acte.
Articles cités
article L.761-1 du code de justice administrative
Texte de la décision
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 31 octobre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, M. B... A... demande au juge des référés du Conseil d’Etat :
1°) d’ordonner qu’il soit sursis à l’exécution de l’ordonnance n° 507539 du 5 septembre 2025 du juge des référés du Conseil d’Etat ;
2°) de mettre à la charge du conseil départemental de la Ville de Paris de l’ordre des médecins la somme de 4 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable dès lors qu’il a formé, par une requête distincte, tierce opposition à l’ordonnance contestée ;
- l’exécution de l’ordonnance contestée l’expose à des conséquences difficilement réparables en ce que, en premier lieu, elle entraîne une interruption immédiate et brutale de son activité à l’institut Arthur Vernes le privant de ses principaux revenus, en deuxième lieu, elle porte atteinte de manière irréversible à sa réputation et, en dernier lieu, aucune considération d’intérêt général ne fait obstacle à surseoir à exécuter cette ordonnance dès lors qu’il n’effectue aucun acte médical ou consultation médicale à l’égard d’une patientèle féminine dans le cadre de son activité ;
- les moyens de sa requête en tierce opposition sont sérieux et de nature à justifier que l’ordonnance du 5 septembre 2025 soit déclarée nulle et non avenue et que la demande de suspension présentée par le conseil départemental de l’ordre des médecins de la Ville de Paris soit rejetée ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de l’ordonnance contestée dès lors que, d’une part, il n’y a eu ni omission ni volonté de tromper le conseil départemental de l’ordre des médecins de la Ville de Paris lors de son inscription et, d’autre part, il a toujours respecté son obligation de moralité en ce que la formation restreinte du conseil national de l’ordre des médecins a retenu qu’il n’avait commis aucune omission et qu’il n’a jamais fait l’objet d’une condamnation pénale en lien avec son activité professionnelle ni d’aucune sanction disciplinaire.
Par un nouveau mémoire, enregistré le 1er décembre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, M. A... déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Par un mémoire, enregistré au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat le 1er décembre 2025, M. A... déclare se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
O R D O N N E :
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Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A.....
Fait à Paris, le 4 décembre 2025
Signé : Maud Vialettes
Questions fréquentes
Que se passe-t-il si je me désiste de ma requête en référé ?
Le juge donne acte du désistement et l'affaire est terminée, sauf si le désistement n'est pas pur et simple.
Puis-je me désister à tout moment de ma procédure devant le Conseil d'État ?
Oui, tant que le juge n'a pas statué, vous pouvez vous désister, mais le juge doit accepter le désistement.
Qu'est-ce qu'un désistement pur et simple ?
C'est un désistement sans condition ni réserve, qui met fin à l'instance.
Le juge peut-il refuser de donner acte d'un désistement ?
Oui, s'il existe des raisons de s'y opposer, par exemple si le désistement est frauduleux ou si des conclusions sont maintenues.
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