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Conseil d'État, 1ère chambre jugeant seule, 20 mai 2026, n° 509525

Rejet PAPC Publication : D ECLI : ECLI:FR:CECHS:2026:509525.20260520

Synthèse de la décision

Question juridique

Le juge administratif commet-il une erreur de droit en jugeant que la commune n'a pas commis de faute en mettant fin au versement de l'allocation de retour à l'emploi sans vérifier que l'opérateur France Travail avait contrôlé la réalité de la recherche d'emploi ?

Principe retenu

Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux. En l'espèce, les moyens soulevés par la requérante ne sont pas de nature à permettre l'admission du pourvoi.

Faits clés

  • Mme B... a demandé au tribunal administratif de Nantes de condamner la commune de La Baule-Escoublac à reprendre le versement de l'allocation de retour à l'emploi à compter du 1er février 2021.
  • Le tribunal administratif a rejeté sa demande par jugement du 20 juin 2025.
  • Mme B... a formé un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État, transmis par le président de la cour administrative d'appel de Nantes.
  • Elle soutient que le tribunal a commis une erreur de droit en ne vérifiant pas si France Travail avait contrôlé la réalité de sa recherche d'emploi.
  • Elle soutient également que le tribunal aurait dû se faire communiquer le dossier pour vérifier ses démarches de recherche d'emploi.

Articles cités

article L. 822-1 du code de justice administrative article R. 351-2 du code de justice administrative article L. 761-1 du code de justice administrative

Texte de la décision

Vu la procédure suivante : Mme A... B... a demandé au tribunal administratif de Nantes de condamner la commune de La Baule-Escoublac (Loire-Atlantique) à reprendre à compter du 1er février 2021 le versement de l’allocation de retour à l’emploi dont elle bénéficiait. Par un jugement n° 2109516 du 20 juin 2025, le tribunal administratif de Nantes a rejeté cette demande. Par une ordonnance n° 25NT02386 du 12 septembre 2025, enregistrée le lendemain au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, le président de la cour administrative d’appel de Nantes a transmis au Conseil d’Etat, en application de l’article R. 351-2 du code de justice administrative, le pourvoi, enregistré le 10 septembre 2025 au greffe de cette cour, présenté par Mme B.... Par ce pourvoi et par un nouveau mémoire, enregistrés les 20 novembre 2025 et 21 janvier 2026 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, Mme B... demande au Conseil d’Etat : 1°) d’annuler ce jugement ; 2°) de mettre à la charge de la commune de La Baule-Escoublac la somme de 4 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code du travail ; - le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de Mme Elise Barbé, maîtresse des requêtes en service extraordinaire, - les conclusions de M. Mathieu Le Coq, rapporteur public ; La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SAS Zribi, Texier, avocat de Mme B... ; Considérant ce qui suit : 1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ». 2. Pour demander l’annulation du jugement qu’elle attaque, Mme B... soutient que : - le tribunal administratif a commis une erreur de droit en jugeant que la commune n’avait pas commis de faute en mettant fin au versement de l’allocation de retour à l’emploi sans vérifier au préalable si l’opérateur France Travail avait contrôlé la réalité d’une recherche d’emploi de sa part ; - il a commis une erreur de droit en jugeant que la commune, n’avait pas commis de faute en mettant fin au versement de cette allocation, sans vérifier, au besoin en mettant en œuvre ses pouvoirs d’instruction pour se faire communiquer l’ensemble du dossier, qu’elle ne justifiait pas de démarches effectives de recherches d’emploi. 3. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi. D E C I D E : -------------- Article 1er : Le pourvoi de Mme B... n’est pas admis. Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme A... B.... Copie en sera adressée à la commune de La Baule-Escoublac.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'allocation de retour à l'emploi (ARE) ?
L'ARE est une allocation chômage versée par France Travail (anciennement Pôle emploi) aux personnes involontairement privées d'emploi, sous conditions de recherche d'emploi.
Une commune peut-elle décider de suspendre le versement de l'ARE ?
Non, en principe, l'ARE est versée par France Travail. Toutefois, dans certaines situations, une collectivité peut être impliquée si elle est l'employeur, mais la décision de suspension relève de l'opérateur.
Que signifie 'pourvoi non admis' ?
Cela signifie que le Conseil d'État a refusé d'examiner le fond du pourvoi car il est irrecevable ou ne présente pas de moyen sérieux.
Quels sont les moyens sérieux pour un pourvoi en cassation ?
Un moyen sérieux peut être une erreur de droit, une dénaturation des faits, un défaut de motivation, ou une irrégularité de procédure.
Puis-je demander au juge de vérifier que France Travail a bien contrôlé mes recherches d'emploi ?
Dans le cadre d'un recours contre une décision de suspension, le juge peut être amené à vérifier si l'administration a respecté ses obligations, mais il ne peut pas se substituer à l'opérateur.

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