Conseil d'État, 2ème chambre jugeant seule, 9 avril 2026, n° 511239
Synthèse de la décision
Question juridique
Le pourvoi en cassation contre une ordonnance de référé suspension d'un arrêté interruptif de travaux est-il admis lorsque le moyen tiré de la péremption du permis de construire n'est pas sérieux ?
Principe retenu
Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux. En l'espèce, les moyens soulevés par la commune de Garches, notamment ceux relatifs à la péremption du permis de construire et à la substitution de base légale, n'étaient pas de nature à permettre l'admission du pourvoi.
Faits clés
- La société AM 245 a obtenu un permis de construire le 5 mars 2019.
- Le maire de Garches a pris un arrêté interruptif de travaux le 24 octobre 2025.
- La société AM 245 a demandé la suspension de cet arrêté au juge des référés, qui a fait droit à sa demande le 19 décembre 2025.
- La commune de Garches a formé un pourvoi en cassation contre cette ordonnance.
- La commune soutenait notamment que le permis était périmé faute de travaux dans le délai de trois ans et que les travaux avaient été interrompus plus d'un an.
Articles cités
Texte de la décision
Questions fréquentes
Quel est le délai de validité d'un permis de construire ?
Que faire si la mairie me demande d'arrêter des travaux alors que mon permis est valable ?
Comment contester un arrêté interruptif de travaux ?
Qu'est-ce qu'un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État ?
La caducité d'un permis de construire peut-elle être invoquée pour justifier un arrêté interruptif de travaux ?
Comment prouver que des travaux ont été réalisés pour éviter la péremption du permis ?
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