Conseil d'État, 10ème chambre jugeant seule, 16 avril 2026, n° 511624
Synthèse de la décision
Question juridique
Le pourvoi en cassation contre une ordonnance de référé suspension ordonnant au maire de dresser un procès-verbal d'infraction et d'interrompre des travaux est-il fondé sur des moyens sérieux justifiant son admission ?
Principe retenu
Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux. En l'espèce, les moyens soulevés par les requérants (insuffisance de motivation, erreur de droit sur la présomption d'urgence, dénaturation des pièces) ne sont pas de nature à permettre l'admission du pourvoi.
Faits clés
- Un permis de construire a été délivré le 4 août 2020 à la société AJM Immobilier pour une résidence sénior de 81 logements, 3 commerces et un parking.
- Le permis a été transféré le 19 mars 2024 à la SCCV Les jardins de Sainte-Cécile.
- Le 16 décembre 2025, le maire d'Albi a implicitement refusé de constater la péremption du permis et de dresser un procès-verbal d'infraction.
- M. B... et Mme A... ont demandé au juge des référés du tribunal administratif de Toulouse de suspendre cette décision et d'enjoindre au maire de dresser procès-verbal et d'interrompre les travaux.
- Le juge des référés a fait droit à leur demande par ordonnance du 2 janvier 2026.
Articles cités
Texte de la décision
Questions fréquentes
Que faire si le maire refuse de constater la péremption d'un permis de construire ?
Comment obtenir l'interruption de travaux illégaux ?
Qu'est-ce qu'un référé suspension en urbanisme ?
Quels sont les recours contre une ordonnance de référé ?
Quand un permis de construire est-il périmé ?
Décisions liées
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement