Conseil d'État, 3ème chambre jugeant seule, 29 avril 2026, n° 512490
Synthèse de la décision
Question juridique
La condition d'urgence pour la suspension d'une révocation est-elle présumée satisfaite lorsque l'agent est privé de traitement, et peut-elle être renversée par l'existence d'un intérêt public lié aux faits reprochés ?
Principe retenu
En matière de suspension d'une sanction disciplinaire, la condition d'urgence est en principe satisfaite lorsque l'agent est privé de traitement. Toutefois, cette présomption peut être renversée si des circonstances particulières résultant des nécessités du service le justifient. L'existence d'un intérêt public à exécuter la sanction ne peut résulter des seuls faits reprochés, mais doit être caractérisée par des circonstances distinctes.
Faits clés
- M. A... a été révoqué par arrêté du maire de Nancy du 7 octobre 2025.
- Il a demandé la suspension de cet arrêté en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
- Le juge des référés a rejeté sa demande le 12 décembre 2025, estimant que l'urgence n'était pas établie.
- M. A... s'est pourvu en cassation, soutenant que la privation de traitement pendant plus d'un mois créait une présomption d'urgence.
- Il a également soutenu que le juge avait insuffisamment motivé sa décision en ne recherchant pas ses ressources actuelles après la fin d'un contrat intérimaire.
Articles cités
Texte de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la condition d'urgence en référé suspension ?
La privation de traitement suffit-elle à établir l'urgence ?
Qu'est-ce qu'un intérêt public à exécuter une sanction ?
Comment contester une ordonnance de référé qui rejette ma demande ?
Quels sont les moyens sérieux pour un pourvoi en cassation ?
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