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Conseil d'État, 9ème chambre jugeant seule, 29 juillet 2026, n° 512818

Rejet PAPC Publication : D ECLI : ECLI:FR:CECHS:2026:512818.20260729

Synthèse de la décision

Question juridique

Le pourvoi en cassation contre un arrêt de cour administrative d'appel statuant en matière fiscale est-il admis lorsque les moyens invoqués ne sont pas de nature à permettre l'admission ?

Principe retenu

Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux. En l'espèce, les moyens soulevés par le requérant ne sont pas de nature à permettre l'admission du pourvoi.

Faits clés

  • M. B... a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise la décharge de cotisations d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de l'année 2014.
  • Le tribunal administratif a rejeté sa demande par jugement du 10 octobre 2023.
  • La cour administrative d'appel de Versailles a rejeté son appel par arrêt du 18 décembre 2025.
  • M. B... a formé un pourvoi en cassation contre cet arrêt.
  • Il soutenait que la cour avait commis une erreur de droit et dénaturé les termes des promesses de vente, et insuffisamment motivé son arrêt.

Articles cités

article L. 822-1 du code de justice administrative article L. 761-1 du code de justice administrative

Texte de la décision

Vu la procédure suivante : M. A... B... a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise de prononcer la décharge des cotisations d’impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre de l’année 2014 ainsi que des pénalités correspondantes. Par un jugement n° 2007481 du 10 octobre 2023, ce tribunal a rejeté sa demande. Par un arrêt n° 23VE02717 du 18 décembre 2025, la cour administrative d’appel de Versailles a rejeté l’appel formé par M. B... contre ce jugement. Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 17 février et 15 mai 2026 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B... demande au Conseil d'Etat : 1°) d’annuler cet arrêt ; 2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à son appel ; 3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code civil ; - le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ; - le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de M. Benoît Chatard, auditeur, - les conclusions de M. Bastien Lignereux, rapporteur public ; La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Matuchansky, Poupot, Valdelièvre, Rameix, avocat de M. B... ; Considérant ce qui suit : 1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ». 2. Pour demander l’annulation de l’arrêt qu’il attaque, M. B... soutient que la cour administrative d’appel de Versailles : - a commis une erreur de droit et dénaturé les termes des promesses de vente en cause, en énonçant que le compromis de vente du 10 septembre 2012 aurait été « annulé et remplacé par le second compromis de vente, du 30 décembre 2013 » ; - a commis une erreur de droit, en jugeant que la vente n’était pas parfaite dès la conclusion des promesses de vente alors qu’elle a relevé que la réalisation des formalités de publicité foncière n’avait pas d’incidence sur la conclusion de la vente ; - l’a insuffisamment motivé, en omettant d’analyser, à l’appui du moyen tiré de la circonstance qu’à la date de la rectification en litige la vente avait un caractère certain, l’argument tiré de ce que l’immeuble avait été inscrit au bilan de l’acquéreur dès le 31 décembre 2012. 3. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi. D E C I D E : -------------- Article 1er : Le pourvoi de M. B... n’est pas admis. Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A... B.... Copie en sera adressée au ministre de l’action et des comptes publics. Délibéré à l'issue de la séance du 25 juin 2026 où siégeaient : M. Nicolas Polge, assesseur, présidant ; M. Vincent Daumas, conseiller d'Etat et M. Benoît Chatard, auditeurrapporteur. Rendu le 29 juillet 2026. Le président : Signé : M. Nicolas Polge Le rapporteur : Signé : M. Benoît Chatard Le secrétaire : Signé : M. Gilles Ho La République mande et ordonne au ministre de l’action et des comptes publics en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision. Pour expédition conforme, Pour la secrétaire du contentieux, par délégation :

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat ?
C'est un recours devant la plus haute juridiction administrative française pour contester une décision rendue en dernier ressort par une cour administrative d'appel. Il est soumis à une procédure d'admission.
Quelles sont les conditions pour que mon pourvoi soit admis ?
Le pourvoi doit être recevable et fondé sur un moyen sérieux. En l'absence de moyen sérieux, il est refusé par une décision juridictionnelle.
Que signifie 'non admis' dans une décision du Conseil d'Etat ?
Cela signifie que le pourvoi n'est pas recevable ou ne présente pas de moyen sérieux, et donc qu'il est rejeté sans examen au fond.
Puis-je contester une décision du tribunal administratif en matière d'impôt sur le revenu ?
Oui, vous pouvez faire appel devant la cour administrative d'appel, puis un pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat si vous estimez que la cour a commis une erreur de droit.
Quelle est la date de conclusion d'une vente immobilière ?
La vente est parfaite dès l'accord sur la chose et le prix, même si des formalités comme la publicité foncière sont nécessaires pour l'opposabilité aux tiers.

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