Justiweb – Assistant juridique IA Justiweb
Se connecter Inscription gratuite
← Conseil d'État

Conseil d'État, 8ème chambre jugeant seule, 24 juillet 2026, n° 513983

Non-lieu PAPC Publication : C ECLI : ECLI:FR:CECHS:2026:513983.20260724

Synthèse de la décision

Question juridique

Le pourvoi contre une ordonnance de référé est-il devenu sans objet lorsque le juge des référés a ultérieurement mis fin à l'injonction prononcée ?

Principe retenu

Lorsque, postérieurement à l'introduction d'un pourvoi, le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, met fin à l'injonction prononcée par l'ordonnance attaquée, les conclusions du pourvoi tendant à l'annulation de cette ordonnance deviennent sans objet. Il n'y a dès lors pas lieu de statuer sur ces conclusions.

Faits clés

  • M. B... a obtenu du juge des référés du tribunal administratif de Montpellier une ordonnance du 9 mars 2026 enjoignant à la métropole et à la SA 3M de rétablir un accès à sa parcelle sous astreinte.
  • La métropole a formé un pourvoi en cassation contre cette ordonnance.
  • Postérieurement au pourvoi, le juge des référés, saisi par la métropole sur le fondement de l'article L. 521-4, a mis fin à l'injonction par une ordonnance du 30 avril 2026.
  • Le Conseil d'État constate que les conclusions du pourvoi sont devenues sans objet.
  • Le Conseil d'État rejette les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1.

Articles cités

article L. 521-3 du code de justice administrative article L. 521-4 du code de justice administrative article L. 761-1 du code de justice administrative

Texte de la décision

Vu la procédure suivante : M. A... B... a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Montpellier, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’ordonner à la métropole Montpellier Méditerranée Métropole et à la société d’aménagement de Montpellier Méditerranée Métropole (SA 3M) de procéder au rétablissement d’un accès à la parcelle cadastrée section AS n° 17, située chemin du Larzat à Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault), dans un délai de trente jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard. Par une ordonnance no 2600975 du 9 mars 2026, le juge des référés de ce tribunal a fait droit à sa demande. Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 24 mars et 8 avril 2026 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, la métropole Montpellier Méditerranée Métropole demande au Conseil d’Etat : 1°) d’annuler cette ordonnance ; 2°) de mettre à la charge de M. B... la somme de 4 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de M. Emile Blondet, auditeur ; - les conclusions de M. Romain Victor, rapporteur public ; La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Melka-Prigent-Drusch, avocat de Montpellier Méditerranée Métropole ; Considérant ce qui suit : 1. Postérieurement à l’introduction du pourvoi de Montpellier Méditerranée Métropole, le juge des référés du tribunal administratif de Montpellier, par une ordonnance du 30 avril 2026 rendue à la demande de l’intéressée qui l’avait saisi sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a mis fin à l’injonction, prononcée par l’ordonnance du 9 mars 2026 du juge des référés du même tribunal administratif, en vue du rétablissement d’un accès à la parcelle cadastrée section AS n° 17, chemin du Larzat à Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault). 2. Ainsi, les conclusions du pourvoi de la métropole Montpellier Méditerranée Métropole tendant à l’annulation de l’ordonnance du 9 mars 2026 sont devenues sans objet. 3. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux conclusions présentées par Montpellier Méditerranée Métropole au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. D E C I D E : -------------- Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions du pourvoi de la métropole Montpellier Méditerranée Métropole tendant à l’annulation de l’ordonnance du 9 mars 2026 du juge des référés du tribunal administratif de Montpellier. Article 2 : Les conclusions de la métropole Montpellier Méditerranée Métropole présentées au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées. Article 3 : La présente décision sera notifiée à la métropole Montpellier Méditerranée Métropole. Copie en sera adressée à M. A... B.... Délibéré à l'issue de la séance du 2 juillet 2026 où siégeaient : Mme Emilie Bokdam-Tognetti, présidente de chambre, présidant ; M. Jonathan Bosredon, conseiller d'Etat et M. Emile Blondet, auditeur-rapporteur. Rendu le 24 juillet 2026 La présidente : Signé : Mme Emilie Bokdam-Tognetti Le rapporteur : Signé : M. Emile Blondet Le secrétaire : Signé : M. Aurélien Engasser La République mande et ordonne à la ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision. Pour expédition conforme, Pour la secrétaire du contentieux, par délégation :

Questions fréquentes

Que se passe-t-il si le juge des référés modifie sa décision après un pourvoi ?
Si le juge des référés met fin à l'injonction après l'introduction du pourvoi, les conclusions du pourvoi deviennent sans objet et le juge de cassation prononce un non-lieu à statuer.
Un pourvoi peut-il devenir sans objet ?
Oui, lorsqu'un événement postérieur à l'introduction du pourvoi fait disparaître l'objet du litige, le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer.
Qu'est-ce qu'un non-lieu à statuer ?
C'est une décision par laquelle le juge constate que le litige est devenu sans objet et qu'il n'y a donc pas lieu de rendre une décision au fond.
Comment obtenir l'annulation d'une ordonnance de référé ?
Il faut former un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État dans un délai de 15 jours à compter de la notification de l'ordonnance.
Quelle est la procédure pour mettre fin à une injonction ?
La partie intéressée peut saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative pour demander la modification ou la cessation de l'injonction.
Que signifie l'article L. 521-4 du code de justice administrative ?
Cet article permet au juge des référés de modifier ou de mettre fin à une mesure d'urgence qu'il a ordonnée, lorsque les circonstances ont changé.

Décisions liées

💡 Votre situation ressemble à cette décision ? Posez votre question à l'IA
Gratuit · sans engagement

Des milliers de justiciables utilisent déjà Justiweb pour clarifier leur situation.

Une question similaire ? Posez-la à Justiweb

Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.

Poser ma question

Gratuit pour commencer · sans engagement

Important : Cette page présente une décision du Conseil d'État à titre informatif. Elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.