Conseil d'État, 6ème chambre, 2 décembre 2025, n° 502548
Synthèse de la décision
Question juridique
Le requérant qui n'a pas confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension est-il réputé s'être désisté ?
Principe retenu
En application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, lorsque le juge des référés a rejeté une demande de suspension au motif qu'aucun moyen n'était propre à créer un doute sérieux, le requérant doit confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance de rejet. À défaut, il est réputé s'être désisté.
Faits clés
- Mme A... a demandé l'annulation pour excès de pouvoir de la décision du 3 mars 2025 refusant de l'autoriser à participer au concours professionnel de recrutement de magistrats du second grade.
- Sa requête en référé suspension (n° 502549) a été rejetée par ordonnance du 28 mars 2025 au motif qu'aucun moyen n'était propre à créer un doute sérieux.
- La notification de l'ordonnance de rejet mentionnait l'obligation de confirmer le maintien de la requête au fond dans un délai d'un mois.
- Aucune confirmation n'est parvenue au secrétariat du contentieux dans le délai imparti.
- Le Conseil d'État a constaté le désistement d'office et donné acte de ce désistement.
Articles cités
Texte de la décision
Questions fréquentes
Que se passe-t-il si je ne confirme pas ma requête après le rejet de mon référé ?
Quel est le délai pour confirmer le maintien de ma requête après un rejet en référé ?
Comment éviter un désistement d'office ?
Qu'est-ce qu'un doute sérieux dans le cadre d'un référé suspension ?
Puis-je contester une ordonnance de désistement d'office ?
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