Justiweb – Assistant juridique IA Justiweb
Se connecter Inscription gratuite
← Conseil d'État

Conseil d'État, 1ère chambre, 10 novembre 2025, n° 505317

R. 122-12-1 Désistement d'office Publication : Z

Synthèse de la décision

Question juridique

Le requérant qui a annoncé un mémoire complémentaire dans son pourvoi en cassation et ne le produit pas dans le délai de trois mois est-il réputé s'être désisté ?

Principe retenu

En application de l'article R. 611-22 du code de justice administrative, lorsque le requérant a mentionné dans sa requête l'intention de produire un mémoire complémentaire et que ce mémoire n'est pas parvenu au secrétariat du contentieux dans un délai de trois mois à compter de l'enregistrement de la requête, il est réputé s'être désisté. Le Conseil d'État donne acte de ce désistement par ordonnance.

Faits clés

  • L'association contre le CEF a formé un pourvoi en cassation contre un arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon.
  • Le pourvoi sommaire a été enregistré le 17 juin 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'État.
  • Dans son pourvoi sommaire, l'association a exprimé l'intention de produire un mémoire complémentaire.
  • Le délai de trois mois imparti par l'article R. 611-22 a expiré sans que le mémoire complémentaire ait été produit.
  • Le Conseil d'État a constaté le désistement d'office et a donné acte de ce désistement.

Articles cités

article R. 611-22 du code de justice administrative article R. 822-5 du code de justice administrative

Texte de la décision

Vu la procédure suivante : L’association contre le CEF « centre éducatif fermé » (A2C) a demandé au tribunal administratif de Dijon d’annuler l’arrêté du 21 juillet 2021 des préfets de Saône-et-Loire et de la Nièvre portant déménagement du centre éducatif fermé (CEF) géré par l’association La Sauvegarde 71, de Fragny (Saône-et-Loire) à Chantenay-Saint-Imbert (Nièvre), ensemble la décision du 29 octobre 2021 par laquelle le préfet de la Nièvre a rejeté son recours gracieux. Par un jugement n° 2103163 du 21 mars 2024, le tribunal administratif de Dijon a rejeté cette demande. Par un arrêt no 24LY01442 du 17 avril 2025, la cour administrative d’appel de Lyon a rejeté l’appel formé par l’association contre le CEF « centre éducatif fermé » (A2C) contre ce jugement. Par un pourvoi sommaire, enregistré le 17 juin 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, l’association contre le CEF « centre éducatif fermé » (A2C), représentée par la SARL Gury, Maître, demande au Conseil d’Etat : 1°) d’annuler cet arrêt ; 2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à son appel ; 3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 4 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit : 1. Le premier alinéa de l’article R. 822-5 du code de justice administrative dispose que : « En cas de désistement avant l’admission du pourvoi, ou si le requérant est réputé s’être désisté en application de l’article R. 611-22, le président de la chambre donne acte du désistement par ordonnance ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni audience publique. 2. Aux termes de l’article R. 611-22 du code de justice administrative : « Lorsque la requête ou le recours mentionne l’intention du requérant ou du ministre de présenter un mémoire complémentaire, la production annoncée doit parvenir au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat dans un délai de trois mois à compter de la date à laquelle la requête a été enregistrée. / Si ce délai n’est pas respecté, le requérant ou le ministre est réputé s’être désisté à la date d’expiration de ce délai, même si le mémoire complémentaire a été ultérieurement produit. Le Conseil d’Etat donne acte de ce désistement ». 3. L’association contre le CEF « centre éducatif fermé » (A2C), dans son pourvoi sommaire, enregistré le 17 juin 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, a exprimé l’intention de produire un mémoire complémentaire. Le délai imparti par les dispositions de l’article R. 611-22 du code de justice administrative a expiré sans qu’un tel mémoire ait été produit. Dès lors, il résulte des dispositions de l’article R. 611-22 du code de justice administrative que l’association contre le CEF « centre éducatif fermé » (A2C) est réputée s’être désistée de son pourvoi. Il y a lieu, par suite, de donner acte de ce désistement. O R D O N N E : Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de l’association contre le CEF « centre éducatif fermé » (A2C). Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l’association contre le CEF « centre éducatif fermé » (A2C). Copie en sera adressée au garde des sceaux, ministre de la justice. Fait à Paris, le 10 novembre 2025 La présidente : Gaëlle Dumortier La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance. Pour expédition conforme, Pour la secrétaire du contentieux, par délégation : Hervé Herber

Questions fréquentes

Que se passe-t-il si je ne dépose pas mon mémoire complémentaire dans les trois mois ?
Vous êtes réputé vous être désisté de votre pourvoi, et le Conseil d'État donne acte de ce désistement par ordonnance.
Quel est le délai pour produire un mémoire complémentaire devant le Conseil d'État ?
Le délai est de trois mois à compter de l'enregistrement de la requête ou du recours.
Comment se fait le désistement d'office en cassation ?
Le désistement d'office est constaté lorsque le requérant n'a pas produit le mémoire complémentaire dans le délai imparti, et le président de la chambre donne acte du désistement par ordonnance.
Puis-je être réputé désisté sans le vouloir ?
Oui, si vous avez annoncé un mémoire complémentaire et ne le produisez pas dans le délai de trois mois, vous êtes réputé désisté, même si vous n'aviez pas l'intention de vous désister.
Quelle est la procédure en cas de désistement devant le Conseil d'État ?
Le président de la chambre donne acte du désistement par ordonnance, sans instruction contradictoire ni audience publique.

Décisions liées

💡 Votre situation ressemble à cette décision ? Posez votre question à l'IA
Gratuit · sans engagement

Des milliers de justiciables utilisent déjà Justiweb pour clarifier leur situation.

Une question similaire ? Posez-la à Justiweb

Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.

Poser ma question

Gratuit pour commencer · sans engagement

Important : Cette page présente une décision du Conseil d'État à titre informatif. Elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.