Conseil d'État, Juge des référés, 6 août 2026, n° 508157
Synthèse de la décision
Question juridique
Le requérant est-il réputé s'être désisté de son pourvoi en cassation lorsqu'il n'a pas produit, dans le délai de trois mois, le mémoire complémentaire qu'il avait annoncé ?
Principe retenu
Lorsqu'un requérant annonce la production d'un mémoire complémentaire dans son pourvoi, ce mémoire doit parvenir au secrétariat du contentieux du Conseil d'État dans un délai de trois mois à compter de l'enregistrement de la requête. À défaut, le requérant est réputé s'être désisté à l'expiration de ce délai, même si le mémoire est produit ultérieurement. Le Conseil d'État donne acte de ce désistement.
Faits clés
- La société MJ Alpes a formé, en qualité de liquidateur judiciaire de la société La Réserve, un pourvoi en cassation contre un arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon.
- Le pourvoi sommaire a été enregistré au Conseil d'État le 10 septembre 2025.
- La requérante a annoncé son intention de produire un mémoire complémentaire.
- Le délai de trois mois prévu par l'article R. 611-22 du code de justice administrative a expiré sans production du mémoire complémentaire.
- Le Conseil d'État a constaté le désistement réputé du pourvoi et en a donné acte par ordonnance.
Articles cités
Texte de la décision
Questions fréquentes
Quel délai est applicable pour déposer le mémoire complémentaire annoncé dans un pourvoi ?
Que se passe-t-il si le mémoire complémentaire n'est pas déposé dans ce délai ?
Le Conseil d'État doit-il formaliser ce désistement ?
La décision tranche-t-elle la question fiscale soulevée par la société ?
Le dépôt tardif du mémoire complémentaire permet-il de maintenir le pourvoi ?
Décisions liées
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement