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Conseil d'État, Juge des référés, 12 juin 2026, n° 509686

R.822-5 Désistement d'office PAPC Publication : Z

Synthèse de la décision

Question juridique

Le requérant qui a annoncé un mémoire complémentaire sans le produire dans le délai de trois mois est-il réputé s'être désisté ?

Principe retenu

Lorsque le requérant a mentionné dans sa requête l'intention de présenter un mémoire complémentaire, il est réputé s'être désisté si ce mémoire n'est pas parvenu au secrétariat du contentieux du Conseil d'État dans un délai de trois mois à compter de l'enregistrement de la requête. Le président de la chambre donne acte de ce désistement par ordonnance.

Faits clés

  • M. A... a formé un pourvoi contre une décision de la CNDA du 17 juillet 2025 rejetant sa demande d'annulation de la décision de l'OFPRA mettant fin à sa protection internationale.
  • Dans sa requête sommaire, M. A... a exprimé l'intention de produire un mémoire complémentaire.
  • Le délai de trois mois prévu à l'article R. 611-22 du code de justice administrative a expiré.
  • Aucun mémoire complémentaire n'a été produit avant l'expiration de ce délai.
  • Le Conseil d'État a donné acte du désistement d'instance de M. A... par ordonnance.

Articles cités

article R. 822-5 du code de justice administrative article R. 611-22 du code de justice administrative

Texte de la décision

Vu la procédure suivante : M. B... A... a demandé à la Cour nationale du droit d’asile d’annuler la décision du 03 janvier 2024 par laquelle l’Office français de protection des réfugiés et apatrides a mis fin à sa protection internationale. Par une décision n° 24004402 du 17 juillet 2025, la Cour nationale du droit d’asile a rejeté sa demande. Par un pourvoi, enregistré le 12 novembre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, M. A... demande au Conseil d’Etat : 1°) d’annuler cette décision ; 2°) de mettre à la charge de la partie défenderesse au pourvoi la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit : 1. Le premier alinéa de l’article R. 822-5 du code de justice administrative dispose que : « En cas de désistement avant l’admission du pourvoi, ou si le requérant est réputé s’être désisté en application de l’article R. 611-22, le président de la chambre donne acte du désistement par ordonnance ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni audience publique. 2. Aux termes de l’article R. 611-22 du code de justice administrative : « Lorsque la requête ou le recours mentionne l’intention du requérant ou du ministre de présenter un mémoire complémentaire, la production annoncée doit parvenir au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat dans un délai de trois mois à compter de la date à laquelle la requête a été enregistrée. Si ce délai n’est pas respecté, le requérant ou le ministre est réputé s’être désisté à la date d’expiration de ce délai, même si le mémoire complémentaire a été ultérieurement produit. Le Conseil d’Etat donne acte de ce désistement ». 3. M. A..., dans sa requête sommaire, a exprimé l’intention de produire un mémoire complémentaire. A la date de la présente ordonnance, le délai imparti par les dispositions précitées est expiré. Aucun mémoire complémentaire n’a été produit avant l’expiration de ce délai. Ainsi, M. A... doit être réputé s’être désisté de sa requête. Il y a lieu, par suite, de donner acte de ce désistement d’instance. ORDONNE : Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de M. A.... Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A.... Copie en sera adressée à l’Office français de protection des réfugiés. Fait à Paris, le 12 juin 2026 Le président : Bertrand Dacosta La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Questions fréquentes

Que se passe-t-il si je ne dépose pas mon mémoire complémentaire dans les trois mois ?
Vous êtes réputé vous être désisté de votre requête, et le président de la chambre donne acte de ce désistement par ordonnance.
Quel est le délai pour produire un mémoire complémentaire devant le Conseil d'État ?
Le délai est de trois mois à compter de la date d'enregistrement de la requête.
Comment se désister d'une requête devant le Conseil d'État ?
Le désistement peut être exprès ou tacite. Il est tacite si vous avez annoncé un mémoire complémentaire et ne le produisez pas dans le délai de trois mois.
Qu'est-ce qu'un désistement d'instance ?
C'est le fait pour le requérant de renoncer à poursuivre l'instance, ce qui met fin au litige sans qu'il soit statué au fond.
Puis-je être réputé désisté sans le vouloir ?
Oui, si vous avez annoncé un mémoire complémentaire et ne le produisez pas dans le délai légal, vous êtes réputé désisté.
Quelle est la procédure en cas de désistement devant le Conseil d'État ?
Le président de la chambre donne acte du désistement par ordonnance, sans instruction contradictoire ni audience publique.

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