Justiweb – Assistant juridique IA Justiweb
Se connecter Inscription gratuite
← Conseil d'État

Conseil d'État, 5ème chambre, 9 janvier 2026, n° 509954

R.822-5 Rejet PAPC pourvoi non fondé Publication : Z

Synthèse de la décision

Question juridique

Le pourvoi contre une ordonnance de référé rejetant une demande de suspension d'un refus d'échange de permis de conduire étranger est-il fondé sur un moyen sérieux ?

Principe retenu

Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux. Les pourvois manifestement dépourvus de fondement dirigés contre les ordonnances prises en application du livre V du code de justice administrative peuvent être rejetés par ordonnance du président de la chambre.

Faits clés

  • M. A... a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Nice la suspension de la décision du préfet de la Loire-Atlantique du 7 avril 2025 refusant l'échange de son permis de conduire tunisien contre un permis français.
  • Le juge des référés a rejeté sa demande par ordonnance du 5 novembre 2025.
  • M. A... a formé un pourvoi en cassation contre cette ordonnance.
  • Il soutenait que l'ordonnance était entachée d'erreur de droit, de dénaturation et d'erreur matérielle concernant sa résidence en France et l'obtention de son permis tunisien.
  • Le Conseil d'État a constaté qu'aucun de ces moyens n'était de nature à permettre l'admission du pourvoi.

Articles cités

article L. 521-1 du code de justice administrative article L. 822-1 du code de justice administrative article R. 822-5 du code de justice administrative article R. 822-5-1 du code de justice administrative article L. 761-1 du code de justice administrative

Texte de la décision

Vu la procédure suivante : M. B... A... a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Nice d’ordonner, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de la décision de rejet du 7 avril 2025 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique lui a refusé l’échange de son permis de conduire tunisien contre un permis de conduire français. Par une ordonnance n° 2505840 du 5 novembre 2025, le juge des référés du tribunal administratif a rejeté sa demande. Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 20 novembre 2025 et 08 décembre 2025, M. A... au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, demande au Conseil d'Etat : 1°) d’annuler cette ordonnance ; 2°) statuant en référé, de faire droit à sa demande ; 3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 3.500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En application des dispositions de l’article R. 822-5-1 du code de justice administrative, l’avocat du requérant a été informé que la décision du Conseil d’Etat était susceptible d’être prise en application de l’article R. 822-5 du même code. M. A... a présenté des observations en réponse à cette information, enregistrées le 28 décembre 2025. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code de la route ; - le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit : 1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ». Aux termes de l’article R. 822-5 du même code : « (…) Lorsqu'ils sont dirigés contre une décision rendue en premier et dernier ressort, le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas admettre : (…) 3° Les pourvois manifestement dépourvus de fondement dirigés contre les ordonnances prises en application du livre V (…) ». 2. Pour demander l’annulation de l’ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Nice qu’il attaque, M. A... soutient qu’elle est entachée : -d’erreur de droit et de dénaturation en ce qu’elle retient pour écarter l’urgence que le requérant résidait en France lorsqu’il a obtenu son permis de conduire ; - d’erreur matérielle, ou subsidiairement, de dénaturation des faits en ce qu’elle estime que M. A... résidait en France depuis 2022 ; - d’erreur matérielle et de dénaturation des faits en ce qu’elle estime que M. A... a obtenu un permis de conduire tunisien alors qu’il résidait en France. 3. Il est manifeste qu’aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi. O R D O N N E : Article 1er : Le pourvoi de M. A... n’est pas admis. Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A.... Fait à Paris, le 9 janvier 2026 Signé : Jean-Philippe Mochon La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. Pour expédition conforme ; Pour le secrétaire du contentieux, par délégation : Bernard Longieras

Questions fréquentes

Puis-je échanger mon permis de conduire étranger contre un permis français ?
Oui, sous conditions de résidence et de validité du permis, et selon les accords internationaux.
Que faire si le préfet refuse l'échange de mon permis de conduire ?
Vous pouvez demander au juge des référés la suspension de cette décision en urgence, puis éventuellement former un recours pour excès de pouvoir.
Comment demander la suspension d'une décision de refus d'échange de permis ?
Il faut saisir le juge des référés du tribunal administratif en justifiant d'une urgence et d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Qu'est-ce qu'un référé suspension ?
C'est une procédure d'urgence permettant de demander la suspension d'une décision administrative avant le jugement au fond.
Comment former un pourvoi en cassation contre une ordonnance de référé ?
Le pourvoi doit être formé dans un délai de deux mois, et il doit soulever des moyens de droit ou de dénaturation des faits.
Quels sont les moyens de cassation recevables ?
Les moyens de cassation doivent porter sur des erreurs de droit, des erreurs matérielles ou des dénaturations des faits.

Décisions liées

💡 Votre situation ressemble à cette décision ? Posez votre question à l'IA
Gratuit · sans engagement

Des milliers de justiciables utilisent déjà Justiweb pour clarifier leur situation.

Une question similaire ? Posez-la à Justiweb

Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.

Poser ma question

Gratuit pour commencer · sans engagement

Important : Cette page présente une décision du Conseil d'État à titre informatif. Elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.