Conseil d'État, 6ème chambre, 23 mars 2026, n° 510733
Synthèse de la décision
Question juridique
Le désistement pur et simple du requérant devant le Conseil d'État doit-il être accepté et donné acte ?
Principe retenu
Le désistement pur et simple du requérant devant le Conseil d'État doit être accepté et il en est donné acte par ordonnance, conformément à l'article R. 122-12 du code de justice administrative.
Faits clés
- Mme C... a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Grenoble des injonctions concernant son titre de séjour.
- Le juge des référés a rejeté sa demande par ordonnance du 13 décembre 2025.
- Mme C... a formé un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État contre cette ordonnance.
- Dans un mémoire enregistré le 15 janvier 2026, Mme C... a déclaré se désister purement et simplement de sa requête.
- Le Conseil d'État a donné acte de ce désistement.
Articles cités
article R. 122-12 du code de justice administrative
Texte de la décision
Vu la procédure suivante :
Mme D... C... a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Grenoble, statuant sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’une part, d’enjoindre à la préfète de l’Isère de lui délivrer un récépissé ou une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à séjourner et travailler légalement, dans un délai de 24 à 48 heures, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et, d’autre part, d’enjoindre à la même autorité d’instruire sa demande de titre de séjour dans un délai de 10 à 15 jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Par une ordonnance n° 2513160 du 13 décembre 2025, la juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a rejeté sa demande, par application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Par un pourvoi sommaire, enregistré au secrétariat du contentieux du Conseil d’État le 13 décembre 2025, et un nouveau mémoire, enregistré le 8 janvier 2026, Mme C... demande au Conseil d’État :
1°) d’annuler cette ordonnance ;
2°) statuant en référé, de faire droit à sa demande.
Par un mémoire, enregistré le 15 janvier 2026, Mme C... déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 122-12 du code de justice administrative : « Les présidents de chambre peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements (…) ».
2. Le désistement de Mme C... étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme C....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D... C....
Copie en sera adressée au ministre de l’intérieur.
Fait à Paris, le 23 mars 2026
Signé : Mme B... A...
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux,
par délégation : Marie-Adeline Allain
Questions fréquentes
Que se passe-t-il si je me désiste de mon pourvoi en cassation ?
Le Conseil d'État donne acte du désistement et met fin à la procédure.
Comment se désister d'une requête devant le Conseil d'État ?
Il faut déposer un mémoire en désistement auprès du Conseil d'État.
Qu'est-ce qu'un désistement pur et simple ?
C'est un désistement sans condition ni réserve.
Le Conseil d'État peut-il refuser un désistement ?
En principe, il accepte le désistement pur et simple, sauf circonstances particulières.
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