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Conseil d'État, 5ème chambre, 31 mars 2026, n° 511867

R.822-5 Rejet PAPC pourvoi non fondé Publication : Z

Synthèse de la décision

Question juridique

Le pourvoi en cassation contre une ordonnance de référé rejetant une demande de suspension de décisions mettant fin à une position de recherche d'affectation et plaçant l'agent en disponibilité d'office est-il fondé sur un moyen sérieux ?

Principe retenu

Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux. Les pourvois manifestement dépourvus de fondement dirigés contre les ordonnances prises en application du livre V du code de justice administrative peuvent être rejetés par ordonnance du président de la chambre.

Faits clés

  • M. A... a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Nîmes de suspendre l'exécution des décisions des 24 juin et 24 juillet 2025 mettant fin à sa position de recherche d'affectation et le plaçant en disponibilité d'office à compter du 1er août 2025.
  • Le juge des référés a rejeté sa demande par une ordonnance du 8 janvier 2026.
  • M. A... s'est pourvu en cassation contre cette ordonnance.
  • Il soutenait que l'ordonnance était entachée d'erreur de droit concernant la délégation de signature et de dénaturation des pièces du dossier concernant le caractère ferme et précis des offres de postes.
  • Le Conseil d'État a jugé qu'aucun de ces moyens n'était de nature à permettre l'admission du pourvoi.

Articles cités

article L. 521-1 du code de justice administrative article L. 822-1 du code de justice administrative article R. 822-5 du code de justice administrative article R. 822-5-1 du code de justice administrative

Texte de la décision

Vu la procédure suivante : M. C... A... a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Nîmes d’ordonner, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution des décisions des 24 juin et 24 juillet 2025 par laquelle la directrice générale du centre national de gestion a mis fin à sa position de recherche d'affectation et l'a placé en disponibilité d'office à compter du 1er août 2025. Par une ordonnance n° 2505431 du 8 janvier 2026, le juge des référés du tribunal administratif a rejeté sa demande. Par un pourvoi et un nouveau mémoire, enregistrés les 26 janvier et 11 février 2026 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A... demande au Conseil d'Etat : 1°) d’annuler cette ordonnance ; 2°) statuant en référé, de faire droit à sa demande. En application des dispositions de l’article R. 822-5-1 du code de justice administrative, l’avocat du requérant a été informé que la décision du Conseil d’Etat était susceptible d’être prise en application de l’article R. 822-5 du même code. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : le code générale de la fonction publique ; le code de justice administrative. Considérant ce qui suit : 1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ». Aux termes de l’article R. 822-5 du même code : « (…) Lorsqu'ils sont dirigés contre une décision rendue en premier et dernier ressort, le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas admettre : (…) 3° Les pourvois manifestement dépourvus de fondement dirigés contre les ordonnances prises en application du livre V (…) ». 2. Pour demander l’annulation de l’ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Nîmes qu’il attaque, M. A... soutient qu’elle est entachée : - d’erreur de droit en ce qu’elle juge qu’une délégation de signature permet à Mme D... B... d’avoir compétence pour signer les arrêtés du 24 juillet 2025 ; - de dénaturation des pièces du dossier en ce qu’elle estime que les offres de postes faites qui lui ont été faites par l’administration sont fermes et précises. 3. Il est manifeste qu’aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi. O R D O N N E : Article 1er : Le pourvoi de M. A... n’est pas admis. Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... A.... Copie en sera adressée à la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées. Fait à Paris, le 31 mars 2026 Signé : Jean-Philippe Mochon La République mande et ordonne à la ministre de Copie en sera adressée à la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. Pour expédition conforme ; Pour le secrétaire du contentieux, par délégation : Bernard Longieras

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une disponibilité d'office ?
La disponibilité d'office est une position statutaire dans la fonction publique où l'agent est placé hors de son cadre d'emplois, généralement pour des raisons de santé ou d'inaptitude, et peut être soumise à des obligations de recherche d'affectation.
Comment contester une décision de disponibilité d'office ?
Vous pouvez former un recours pour excès de pouvoir devant le tribunal administratif, et éventuellement demander un référé suspension pour obtenir la suspension de la décision pendant l'examen du recours.
Qu'est-ce qu'un référé suspension ?
Le référé suspension est une procédure d'urgence devant le juge administratif permettant de demander la suspension de l'exécution d'une décision administrative lorsque l'urgence est justifiée et qu'il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Quelles sont les conditions pour que le Conseil d'État admette un pourvoi en cassation ?
Le pourvoi doit être recevable et fondé sur un moyen sérieux. Le Conseil d'État refuse l'admission si le pourvoi est irrecevable ou ne présente aucun moyen sérieux.
Une délégation de signature est-elle valable pour signer une décision de disponibilité ?
Oui, une délégation de signature peut être valable si elle est régulière et que le délégataire a compétence pour signer la décision. Le juge vérifie la régularité de la délégation.

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