Conseil d'État, Juge des référés, 7 juillet 2026, n° 511993
Synthèse de la décision
Question juridique
Le ministre de la Justice est-il réputé s'être désisté de son pourvoi lorsqu'il n'a pas produit le mémoire complémentaire annoncé dans le délai de trois mois prévu par l'article R. 611-22 du code de justice administrative ?
Principe retenu
Lorsque le requérant ou le ministre a annoncé dans sa requête l'intention de produire un mémoire complémentaire, il est réputé s'être désisté si ce mémoire n'est pas parvenu au secrétariat du contentieux du Conseil d'État dans un délai de trois mois à compter de l'enregistrement de la requête. Le président de la chambre donne acte de ce désistement par ordonnance, sans instruction contradictoire ni audience publique.
Faits clés
- M. B... a demandé réparation du préjudice moral subi du fait de trente fouilles corporelles intégrales en centre de détention.
- Le tribunal administratif de Lille a condamné l'État à verser 1 700 euros à M. B... par jugement du 28 novembre 2025.
- Le garde des sceaux, ministre de la Justice, a formé un pourvoi en cassation contre ce jugement.
- Dans sa requête sommaire, le ministre a annoncé son intention de produire un mémoire complémentaire.
- Le délai de trois mois prévu par l'article R. 611-22 du code de justice administrative a expiré sans que le mémoire complémentaire soit produit.
Articles cités
Texte de la décision
Questions fréquentes
Que se passe-t-il si je ne dépose pas mon mémoire complémentaire dans les trois mois ?
Qu'est-ce qu'un désistement d'instance ?
Quel est le délai pour produire un mémoire complémentaire devant le Conseil d'État ?
Puis-je être réputé désisté sans décision explicite ?
Comment obtenir réparation pour des fouilles corporelles en prison ?
Le ministre de la Justice peut-il se désister d'un pourvoi ?
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