Conseil d'État, 1ère chambre, 29 avril 2026, n° 512511
Synthèse de la décision
Question juridique
Le pourvoi contre une ordonnance de référé rejetant une demande de suspension d'une délibération de préemption est-il fondé sur un moyen sérieux lorsqu'il invoque l'absence de projet réel d'action ou d'opération d'aménagement répondant à un intérêt général suffisant ?
Principe retenu
Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux. En l'espèce, les moyens soulevés par la société requérante, tirés de l'erreur de droit et de la dénaturation des pièces du dossier, ne sont pas de nature à permettre l'admission du pourvoi.
Faits clés
- La SCI Camethon a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Melun de suspendre l'exécution de la délibération du 7 octobre 2025 par laquelle le conseil municipal de Crégy-lès-Meaux a préempté un local commercial.
- Le juge des référés a rejeté cette demande par une ordonnance du 26 janvier 2026.
- La SCI Camethon a formé un pourvoi en cassation contre cette ordonnance.
- Le pourvoi a été enregistré au Conseil d'État les 10 et 25 février 2026.
- Le Conseil d'État a décidé de ne pas admettre le pourvoi, le jugeant manifestement dépourvu de fondement.
Articles cités
Texte de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le droit de préemption urbain ?
Comment contester une décision de préemption ?
Qu'est-ce qu'un doute sérieux sur la légalité ?
Le Conseil d'État examine-t-il tous les pourvois ?
Que signifie 'manifestement dépourvu de fondement' ?
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