Justiweb – Assistant juridique IA Justiweb
Se connecter Inscription gratuite
← Conseil d'État

Conseil d'État, Juge des référés, 12 juin 2026, n° 514223

R.822-5 Rejet PAPC pourvoi non fondé Publication : Z

Synthèse de la décision

Question juridique

Le pourvoi en cassation contre une ordonnance de référé suspension refusant de suspendre une décision de refus de reconnaissance d'imputabilité au service d'un accident est-il fondé sur un moyen sérieux ?

Principe retenu

Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux. Les pourvois manifestement dépourvus de fondement dirigés contre les ordonnances prises en application du livre V du code de justice administrative peuvent être rejetés par ordonnance du président de la chambre.

Faits clés

  • M. B... a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Rouen la suspension de la décision du 9 octobre 2025 refusant de reconnaître l'accident du 30 septembre 2022 comme imputable au service.
  • Le juge des référés a rejeté sa demande par ordonnance du 17 mars 2026.
  • M. B... s'est pourvu en cassation contre cette ordonnance.
  • Il soutenait une erreur de droit concernant la tardiveté de sa déclaration d'accident et une dénaturation du certificat médical du 18 août 2024.
  • Le Conseil d'État a jugé qu'aucun de ces moyens n'était de nature à permettre l'admission du pourvoi.

Articles cités

article L. 521-1 du code de justice administrative article L. 822-1 du code de justice administrative article R. 822-5 du code de justice administrative article R. 822-5-1 du code de justice administrative article 47-3 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 article L. 761-1 du code de justice administrative

Texte de la décision

Vu la procédure suivante : M. A... B... a demandé au juge des référés tribunal administratif de Rouen, d’ordonner, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de la décision du 9 octobre 2025 par laquelle la préfète déléguée pour la défense et la sécurité de la zone Ouest a refusé de reconnaître l’accident survenu le 30 septembre 2022 comme imputable au service ainsi que la lettre du 18 décembre 2025 confirmant ce refus. Par une ordonnance n° 2601262 du 17 mars 2026, le juge des référés du tribunal administratif a rejeté sa demande. Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 1er et 16 avril 2026 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B... demande au Conseil d'Etat : 1°) d’annuler cette ordonnance ; 2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à sa demande ; 3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En application des dispositions de l’article R. 822-5-1 du code de justice administrative, l’avocat du requérant a été informé que la décision du Conseil d’Etat était susceptible d’être prise en application de l’article R. 822-5 du même code. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code général de la fonction publique ; - le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ; - le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit : 1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ». Aux termes de l’article R. 822-5 du même code : « (…) Lorsqu'ils sont dirigés contre une décision rendue en premier et dernier ressort, le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas admettre : (…) 3° Les pourvois manifestement dépourvus de fondement dirigés contre les ordonnances prises en application du livre V (…) ». 2. Pour demander l’annulation de l’ordonnance du juge des référés du tribunal administratif qu’il attaque, M. B... soutient qu’elle est entachée : - d’erreur de droit en ce qu’elle juge que le moyen tiré de ce que la préfète aurait méconnu les dispositions combinées du I et du IV de l’article 47-3 du décret du 14 mars 1986, en lui opposant la tardiveté de sa déclaration d’accident de service, ne crée pas de doute sérieux sur la légalité de la décision ; - de dénaturation des pièces du dossier en ce qu’elle estime que le certificat médical du 18 août 2024 se rapporte à un accident survenu à cette même date, alors que les lésions constatées étaient consécutives à un entretien du 30 septembre 2022. 3. Il est manifeste qu’aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi. . O R D O N N E : Article 1er : Le pourvoi de M. B... n’est pas admis. Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B.... Copie en sera adressée au ministre de l’intérieur. Fait à Paris, le 12 juin 2026 Signé : Jean-Philippe Mochon La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. Pour expédition conforme ; Pour le secrétaire du contentieux, par délégation : Bernard Longieras

Questions fréquentes

Quel est le délai pour déclarer un accident de service ?
Le délai est fixé par le décret n° 86-442 du 14 mars 1986, notamment son article 47-3. Il est généralement de 15 jours à compter de l'accident, mais des exceptions peuvent s'appliquer.
Que faire si l'administration refuse de reconnaître l'imputabilité au service ?
Vous pouvez contester cette décision devant le juge administratif, notamment en demandant une suspension en référé si l'urgence est démontrée, puis une annulation au fond.
Quelles sont les conditions pour obtenir la suspension d'une décision administrative ?
Il faut saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, démontrer l'urgence et l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Comment former un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État ?
Le pourvoi doit être formé dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision attaquée, par ministère d'avocat au Conseil d'État, et il doit soulever des moyens de droit.
Qu'est-ce qu'un moyen sérieux dans le cadre d'un référé suspension ?
Un moyen sérieux est un moyen de légalité qui paraît, en l'état de l'instruction, de nature à justifier l'annulation de la décision. Il ne doit pas être manifestement infondé.

Décisions liées

💡 Votre situation ressemble à cette décision ? Posez votre question à l'IA
Gratuit · sans engagement

Des milliers de justiciables utilisent déjà Justiweb pour clarifier leur situation.

Une question similaire ? Posez-la à Justiweb

Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.

Poser ma question

Gratuit pour commencer · sans engagement

Important : Cette page présente une décision du Conseil d'État à titre informatif. Elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.