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Légalité et améliorations d'un contrat de courtage en recyclage industriel Droit des contrats

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Voici un contrat dont j'aimerais connaître la légalité et les améliorations possibles : le courtage dans le domaine du recyclage industriel, la personne met en relation un acheteur et un vendeur il prend une commission de 5 % sur le produit de la vente après que celle-ci au eu lieux. Prévu contractuellement, s'il y a des relations après cette première commission, alors les deux entreprises doivent payer 2 % de commission au courtier qui les a mis en relation durant un an c'est-à-dire jusqu'à l'expiration du contrat qui sera lui-même résiliable ou au contraire renouvelable.
Oui, ce montage est en principe légal en France (cette lecture de l'extrait officiel reste à confirmer). Il s’agit plutôt d’un **contrat d’apporteur d’affaires ou de courtage**, à condition que le courtier se limite à mettre les entreprises en relation et ne négocie pas durablement ni ne conclue les contrats en leur nom ; dans ce dernier cas, le régime de l’agent commercial pourrait s’appliquer [Article L134-1 du Code de commerce](/articles/code-de-commerce/L134-1). ## 1. Fonctionnement juridiquement possible Le contrat peut prévoir : - une commission initiale de **5 %** sur la vente réalisée grâce à la mise en relation ; - une commission de **2 % pendant un an** sur les opérations ultérieures entre les deux entreprises ; - une durée déterminée, avec renouvellement exprès ou tacite ; - une résiliation selon un préavis défini. Le contrat légalement formé s’impose aux parties et doit être exécuté de bonne foi, conformément aux [Article 1103 du Code civil](/articles/code-civil/1103) et [Article 1104 du Code civil](/articles/code-civil/1104). Une décision récente a également admis qu’une commission variable reste due après la résiliation lorsque le droit à commission est né pendant la période contractuelle prévue : [Cour d’appel, 3ème chambre a, 05/12/2024, n° 21/00381](/decisions/6753e6540c257ef3cd22e99d). ## 2. Points à corriger impérativement ### Commission de 5 % Il faut préciser : - si les **5 % sont dus par l’acheteur, le vendeur ou les deux** ; - si le taux s’applique au prix hors taxes ou toutes taxes comprises ; - si sont inclus le transport, le traitement, les taxes, pénalités et frais annexes ; - la date d’exigibilité : signature, livraison ou paiement intégral ; - le délai de paiement et les pénalités de retard. Formulation recommandée : > Le donneur d’ordre versera à l’apporteur d’affaires une commission de 5 % calculée sur le montant hors taxes effectivement encaissé au titre de la première opération conclue avec le contact présenté. ### Commission de 2 % La clause actuelle est trop ambiguë. Il faut écrire clairement : > Pour toute opération conclue entre les entreprises mises en relation pendant une période de douze mois à compter de la première mise en relation, chaque entreprise sera redevable envers l’apporteur d’affaires d’une commission de 2 % du montant hors taxes effectivement encaissé au titre de cette opération. Ou, si la commission totale est de 2 % à partager : > Une commission globale de 2 % sera due par les entreprises, répartie entre elles selon les modalités suivantes : […] Sans cette précision, un litige est probable sur le fait que le courtier doit recevoir **2 % au total ou 2 % de chacune des deux entreprises**. ## 3. Clause anti-contournement Ajoutez une clause prévoyant que la commission reste due si les entreprises concluent directement entre elles, par l’intermédiaire d’une société liée ou sous une autre forme, afin d’éviter le contournement du courtier. Il faut toutefois limiter cette clause : - aux entreprises effectivement présentées ; - aux opérations liées à la mise en relation ; - à une durée précise ; - avec un mécanisme de preuve des ventes réalisées. ## 4. Résiliation et renouvellement Prévoyez séparément : - la durée initiale du contrat ; - le renouvellement tacite ou exprès ; - le préavis de résiliation ; - la résiliation immédiate en cas de manquement grave ; - le maintien des commissions déjà acquises ; - le sort des contrats conclus après la résiliation mais provenant de la mise en relation initiale. La résiliation ne devrait pas supprimer une commission déjà née. Il faut aussi prévoir une obligation d’information : les entreprises devront communiquer au courtier les commandes et règlements entrant dans le champ de la commission. ## 5. Qualification à surveiller Si le courtier négocie habituellement les contrats, représente une entreprise ou intervient de manière permanente en son nom, le contrat pourrait être requalifié en **contrat d’agent commercial**, avec des conséquences importantes, notamment en matière de statut et de fin de contrat. Enfin, dans le recyclage industriel, le courtier doit éviter de devenir juridiquement l’organisateur ou le détenteur des déchets s’il ne dispose pas des autorisations et responsabilités correspondantes. **Le principal risque actuel est l’ambiguïté de la clause de 2 % et de l’assiette des commissions.** Je peux vous rédiger une version complète et sécurisée du contrat, avec les clauses de paiement, anti-contournement, résiliation et renouvellement.
Sources(5)
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En effet ce serait fort appréciable de votre part sachant que vous êtes relativement calé dans ce domaine là. Mais pour ton information les 5 % de commission initiale sont payées par le vendeur une fois que la vente a été conclue et effectué. Les deux pour cent, c'est ça que j'arrive pas à me décider et que je te laisse la carte blanche est-ce que ça doit être le vendeur ou l'acheteur futur ou les deux qui doivent la payer mais en tout cas ça s'exercera pour une durée de validité d'un an prévu contractuellement dont celui-ci est expirable au bout d'un an mais résiliable ou renouvelable à bon vouloir. D'autant plus que moi je n'estime pas le prix mais je négocie avec l'acheteur. Ainsi on se retrouve avec trois prix, le prix bas qui est le prix maximal dans lequel le vendeur ne peut pas descendre en dessous, le prix moyen comme son nom l'indique c'est l'idéal, et le prix haut, j'avais pensé à faire un truc si j'arrivais à vendre au prix haut, mais je ne sais pas quoi une fois de plus donc je te laisse carte blanche sur cela.
Oui. **Je vous recommande de conserver les 5 % à la charge du vendeur et de faire payer les 2 % au vendeur uniquement**, plutôt que de les imposer aux deux entreprises : cela évite le double prélèvement et limite le risque que l’acheteur contourne le dispositif. En contrepartie, votre contrat doit préciser que vous négociez dans les limites de prix fixées par le vendeur (cette lecture de l'extrait officiel reste à confirmer). ## 1. Qualification du contrat Votre activité relève principalement de l’**apport d’affaires ou du courtage** : vous présentez l’acheteur au vendeur et vous facilitez la transaction. Le risque de requalification en **agent commercial** apparaît si vous négociez de façon permanente au nom du vendeur ou si vous concluez les contrats pour lui. L’agent commercial est précisément chargé de négocier, voire de conclure des contrats au nom et pour le compte d’une entreprise [Article L134 du Code de commerce](/articles/code-de-commerce/L134). Il faut donc écrire que vous : - mettez les parties en relation ; - recueillez et transmettez les offres ; - négociez dans les limites autorisées par le vendeur ; - ne signez aucun contrat au nom du vendeur ; - ne garantissez ni la solvabilité de l’acheteur ni la bonne exécution de la vente. ## 2. Structure recommandée des commissions ### Commission initiale : 5 % Elle serait due par le vendeur : > Le vendeur versera au courtier une commission de 5 % du montant hors taxes effectivement encaissé au titre de la première vente conclue avec un acheteur présenté par le courtier. La commission sera exigible après livraison effective de la marchandise et encaissement du prix par le vendeur. Je recommande de calculer la commission sur le **prix hors taxes réellement encaissé**, hors transport, pénalités et frais annexes, sauf accord contraire. ### Commission de suivi : 2 % Je recommande cette rédaction : > Pendant une période de douze mois à compter de la première mise en relation, toute opération conclue entre le vendeur et l’acheteur présenté donnera lieu au paiement par le vendeur d’une commission de 2 % du montant hors taxes effectivement encaissé. Cette solution est préférable à une commission de 2 % due par chacune des entreprises, qui pourrait être perçue comme une rémunération excessive ou provoquer un refus de l’acheteur. Vous pouvez toutefois prévoir que l’acheteur paie directement les 2 % si le vendeur refuse de les supporter. Dans ce cas, il faut l’indiquer avant toute négociation et obtenir son accord écrit. La rémunération doit être déterminée ou au moins déterminable par le contrat [Article 1163 du Code civil](/articles/code-civil/1163). ## 3. Vos trois prix Votre système est pertinent, mais les termes doivent être juridiquement précis : - **Prix plancher** : prix en dessous duquel le vendeur vous interdit de vendre ; - **Prix cible** : prix souhaité par le vendeur ; - **Prix plafond ou prix haut** : prix maximal raisonnablement négociable avec l’acheteur. Le vendeur doit vous communiquer ces prix par écrit pour chaque opération. Vous ne devez pas présenter le prix plancher comme une estimation objective de la valeur du produit. ## 4. Prime si vous atteignez le prix haut Je vous recommande une prime simple : > Lorsque le prix de vente hors taxes dépasse le prix cible fixé par le vendeur, le courtier percevra, en plus de sa commission de 5 %, une prime égale à 20 % de la différence entre le prix effectivement encaissé et le prix cible. Exemple : prix cible de 100 000 €, vente à 120 000 € : - commission de 5 % sur 120 000 € ; - prime supplémentaire de 20 % sur les 20 000 € dépassant le prix cible, soit 4 000 €. Cette prime doit être validée par le vendeur avant la négociation. Je déconseille de prévoir automatiquement une prime uniquement parce que le prix haut est atteint : il vaut mieux la calculer sur le dépassement réel du prix cible. ## 5. Durée et résiliation Je recommande : - durée initiale : **12 mois** ; - renouvellement uniquement par écrit ; - résiliation anticipée possible avec un préavis de 30 jours ; - résiliation immédiate en cas de faute grave ou de non-paiement ; - maintien des commissions sur les ventes conclues après la fin du contrat lorsqu’elles résultent d’une mise en relation effectuée pendant le contrat ; - obligation du vendeur de vous informer des commandes et paiements concernés. Les relations contractuelles doivent être loyales et chaque partie doit permettre l’exécution correcte de la mission [Article L134-4 du Code de commerce](/articles/code-de-commerce/L134-4). ## 6. Clause anti-contournement Ajoutez impérativement : > Le vendeur s’interdit de contourner le courtier, directement ou par l’intermédiaire d’une société liée, afin d’éviter le paiement des commissions. Toute opération conclue avec un contact présenté par le courtier pendant la durée du contrat ou dans les douze mois suivant la mise en relation restera soumise aux commissions prévues au présent contrat. Il faut conserver les preuves de la mise en relation : courriels, comptes rendus de rendez-vous, offres transmises et identification précise des entreprises. ## Sources complémentaires — recherche web - **Cour de cassation, chambre commerciale, 13 janvier 2021** : la commission d’un apporteur d’affaires dépend du fait générateur défini précisément par le contrat ; la Cour rappelle que le contrat doit déterminer ce qui ouvre droit à rémunération. [legifrance.gouv.fr](https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000043046050?utm_source=openai) ([legifrance.gouv.fr](https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000043046050?utm_source=openai)) - **Cour de cassation, chambre commerciale, 24 mai 2017** : les juges ne peuvent ajouter au contrat une condition qui n’y figure pas ; les conditions de la commission doivent donc être rédigées sans ambiguïté. [legifrance.gouv.fr](https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000034818071?utm_source=openai) ([legifrance.gouv.fr](https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000034818071?utm_source=openai)) **En pratique, votre meilleure formule est donc : 5 % vendeur sur la première vente, 2 % vendeur sur les opérations pendant douze mois, et une prime de 20 % du dépassement du prix cible.**
Sources(4)
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