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Validité de la délégation au maire après élections et signature d'un avenant Droit administratif

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les élections ont eu lieu, le maire sortant est à nouveau élu, le conseil municipal n'a pas encore eu lieu pour l'installation du nouveau conseil municipal. J'ai un avenant modificatif de travaux, réduisant le cout initial de 1,01 %. Sur la décision administrative je vais devoir indiqué : vu la délibération N° XX/2025 du conseil municipal en date du xx novembre 2025 portant délégation d'attributions dudit conseil municipal à M. LE Maire. Cette délibération court elle toujours ? Puis je faire signer l'avenant avant l'installation du nouveau conseil municipal ?
Voici une analyse stratégique de votre situation au regard des règles de continuité de l'administration municipale en période électorale. ### 1. La validité de la délibération de délégation (Le cadre juridique) La question centrale est de savoir si les délégations de compétences accordées par le conseil municipal au Maire lors du précédent mandat (en 2025 dans votre cas) survivent après le scrutin, mais avant l'installation du nouveau conseil. **La réponse est oui.** En vertu du principe de continuité de l'administration, le maire sortant et ses adjoints restent en fonction jusqu'à l'installation du nouveau conseil municipal. Selon [l'article L2122-22 du Code général des collectivités territoriales](https://www.google.com/search?q=Article+L2122-22+Code+g%C3%A9n%C3%A9ral+des+collectivit%C3%A9s+territoriales), le maire peut être chargé par délégation de prendre toute décision concernant les marchés publics et leurs avenants (point 4°). **Précision cruciale :** Les délégations données au titre de l'article L2122-22 ne tombent pas automatiquement le soir de l'élection. Elles restent valables pour permettre la gestion des affaires courantes jusqu'à ce que le nouveau conseil municipal se réunisse pour voter de nouvelles délégations. Seules les délégations relatives aux emprunts (3°) prennent fin dès l'ouverture de la campagne électorale. Pour les marchés et avenants, la délégation de 2025 est donc toujours active. ### 2. La signature de l'avenant (Stratégie et Risques) Vous pouvez techniquement faire signer cet avenant par le maire sortant (réélu) avant l'installation officielle, mais voici les points de vigilance : * **L'objet de l'avenant :** Puisqu'il s'agit d'une réduction de coût (-1,01 %), l'acte est considéré comme une mesure de saine gestion ne présentant pas d'engagement financier nouveau ou risqué pour la commune. Cela entre parfaitement dans le cadre de la "gestion des affaires" durant la période de transition. * **Le visa dans l'acte :** Vous devez effectivement viser la délibération de 2025. Tant qu'une nouvelle délibération de délégation n'a pas été prise par le conseil municipal fraîchement élu (lors de sa première ou deuxième séance), c'est l'ancienne qui fait foi. ### 3. Anticipation de l'adversaire et Risques (Le "Coup d'après") Bien que l'acte soit favorable à la commune (baisse de prix), un opposant politique ou un tiers évincé pourrait tenter de contester la validité de la signature en arguant d'un défaut de compétence du maire entre les deux tours ou avant l'installation. * **Le risque de recours :** Un recours en excès de pouvoir est toujours possible. Cependant, le juge administratif valide très largement les actes de gestion courante durant cette période pour éviter la paralysie du service public. * **La preuve :** Assurez-vous que l'avenant est bien rattaché à un marché dont la préparation et l'exécution ont été déléguées par la délibération de 2025. ### 4. Recommandation stratégique 1. **Vérifiez le contenu de la délibération de 2025 :** Assurez-vous que le point 4° de [l'article L2122-22 du CGCT](https://www.google.com/search?q=Article+L2122-22+Code+g%C3%A9n%C3%A9ral+des+collectivit%C3%A9s+territoriales) y figure explicitement et sans limitation de montant qui rendrait l'avenant illégal. 2. **Si l'urgence est relative :** Bien que ce soit légal, si l'installation du conseil a lieu dans les 48h ou 72h, il est parfois "politiquement" plus simple d'attendre la nouvelle délibération de délégation pour repartir sur une base neuve. 3. **Si l'urgence est réelle (chantier en cours) :** Faites signer l'avenant immédiatement en vous appuyant sur la continuité des pouvoirs du maire sortant prévue par [l'article L2122-15 du CGCT](https://www.google.com/search?q=Article+L2122-15+Code+g%C3%A9n%C3%A9ral+des+collectivit%C3%A9s+territoriales) (par analogie sur la fin de fonction). 💡 **Votre situation comporte des enjeux de sécurité juridique pour la commande publique.** Si vous le souhaitez, je peux réfléchir plus longuement pour affiner et renforcer mes conseils. Pour cela, sélectionnez le mode **Raisonnement**, disponible avec un [compte gratuit Justiweb](https://www.justiweb.fr/pricing), et ré-expliquez-moi précisément : - Le montant total du marché initial (pour vérifier les seuils de délégation). - Si la délibération de 2025 prévoyait des restrictions spécifiques sur les avenants. - La date prévue pour le conseil municipal d'installation.
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Sources officielles Légifrance

📄 Article L2122-22 du Code général des collectivités territoriales

Le maire peut, en outre, par délégation du conseil municipal, être chargé, en tout ou partie, et pour la durée de son mandat : 1° D'arrêter et modifier l'affectation des propriétés communales utilisées par les services publics municipaux et de procéder à tous les actes de délimitation des propriétés communales ; 2° De fixer, dans les limites déterminées par le conseil municipal, les tarifs des droits de voirie, de stationnement, de dépôt temporaire sur les voies et autres lieux publics et, d'une manière générale, des droits prévus au profit de la commune qui n'ont pas un caractère fiscal, ces droits et tarifs pouvant, le cas échéant, faire l'objet de modulations résultant de l'utilisation de procédures dématérialisées ; 3° De procéder, dans les limites fixées par le conseil municipal, à la réalisation des emprunts destinés au financement des investissements prévus par le budget, et aux opérations financières utiles à la gestion des emprunts, y compris les opérations de couvertures des risques de taux et de change ainsi que de prendre les décisions mentionnées au III de l'article L. 1618-2 et au a de l'article L. 2221-5-1 , sous réserve des dispositions du c de ce même article, et de passer à cet effet les actes nécessaires ; 4° De prendre toute décision concernant la préparation, la passation, l'exécution et le règlement des marchés et des accords-cadres ainsi que toute décision concernant leurs avenants, lorsque les crédits sont inscrits au budget ; 5° De décider de la conclusion et de la révision du louage de choses pour une durée n'excédant pas douze ans ; 6° De passer les contrats d'assurance ainsi que d'accepter les indemnités de sinistre y afférentes ; 7° De créer, modifier ou supprimer les régies comptables nécessaires au fonctionnement des services municipaux ; 8° De prononcer la délivrance et la reprise des concessions dans les cimetières ; 9° D'accepter les dons et legs qui ne sont grevés ni de conditions ni de charges ; 10° De décider l'aliénation de gré à gré de biens mobiliers jusqu'à 4 600 euros ; 11° De fixer les rémunérations et de régler les frais et honoraires des avocats, notaires, huissiers de justice et experts ; 12° De fixer, dans les limites de l'estimation des services fiscaux (domaines), le montant des offres de la commune à notifier aux expropriés et de répondre à leurs demandes ; 13° De décider de la création de classes dans les établissements d'enseignement ; 14° De fixer les reprises d'alignement en application d'un document d'urbanisme ; 15° D'exercer, au nom de la commune, les droits de préemption définis par le code de l'urbanisme, que la commune en soit titulaire ou délégataire, de déléguer l'exercice de ces droits à l'occasion de l'aliénation d'un bien selon les dispositions prévues aux articles L. 211-2 à L. 211-2-3 ou au premier alinéa de l'article L. 213-3 de ce même code dans les conditions que fixe le conseil municipal ; 16° D'intenter au nom de la commune les actions en justice ou de défendre la commune dans les actions intentées contre elle, dans les cas définis par le conseil municipal, et de transiger avec les tiers dans la limite de 1 000 € pour les communes de moins de 50 000 habitants et de 5 000 € pour les communes de 50 000 habitants et plus ; 17° De régler les conséquences dommageables des accidents dans lesquels sont impliqués des véhicules municipaux dans la limite fixée par le conseil municipal ; 18° De donner, en application de l'article L. 324-1 du code de l'urbanisme, l'avis de la commune préalablement aux opérations menées par un établissement public foncier local ; 19° De signer la convention prévue par l'avant-dernier alinéa de l'article L. 311-4 du code de l'urbanisme précisant les conditions dans lesquelles un constructeur participe au coût d'équipement d'une zone d'aménagement concerté et de signer la convention prévue par le troisième alinéa de l'article L. 332-11-2 du même code, dans sa rédaction antérieure à la loi n° 2014-1655 du 29 décembre 2014 de finances rectificative pour 2014, précisant les conditions dans lesquelles un propriétaire peut verser la participation pour voirie et réseaux ; 20° De réaliser les lignes de trésorerie sur la base d'un montant maximum autorisé par le conseil municipal ; 21° D'exercer ou de déléguer, en application de l'article L. 214-1-1 du code de l'urbanisme, au nom de la commune et dans les conditions fixées par le conseil municipal, le droit de préemption défini par l'article L. 214-1 du même code ; 22° D'exercer au nom de la commune le droit de priorité défini aux articles L. 240-1 à L. 240-3 du code de l'urbanisme ou de déléguer l'exercice de ce droit en application des mêmes articles, dans les conditions fixées par le conseil municipal ; 23° De prendre les décisions mentionnées aux articles L. 523-4 et L. 523-5 du code du patrimoine relatives à la réalisation de diagnostics d'archéologie préventive prescrits pour les opérations d'aménagement ou de travaux sur le territoire de la commune et de conclure la convention prévue à l'article L. 523-7 du même code ; 24° D'autoriser, au nom de la commune, le renouvellement de l'adhésion aux associations dont elle est membre ; 25° D'exercer, au nom de la commune, le droit d'expropriation pour cause d'utilité publique prévu au troisième alinéa de l'article L. 151-37 du code rural et de la pêche maritime en vue de l'exécution des travaux nécessaires à la constitution d'aires intermédiaires de stockage de bois dans les zones de montagne ; 26° De demander à tout organisme financeur, dans les conditions fixées par le conseil municipal, l'attribution de subventions ; 27° De procéder, dans les limites fixées par le conseil municipal, au dépôt des demandes d'autorisations d'urbanisme relatives à la démolition, à la transformation ou à l'édification des biens municipaux ; 28° D'exercer, au nom de la commune, le droit prévu au I de l'article 10 de la loi n° 75-1351 du 31 décembre 1975 relative à la protection des occupants de locaux à usage d'habitation ; 29° D'ouvrir et d'organiser la participation du public par voie électronique prévue au I de l'article L. 123-19 du code de l'environnement ; 30° D'admettre en non-valeur les titres de recettes, ou certaines catégories d'entre eux, présentés par le comptable public, chacun de ces titres correspondant à une créance irrécouvrable d'un montant inférieur à un seuil fixé par délibération du conseil municipal, qui ne peut être supérieur à un seuil fixé par décret. Ce même décret précise les modalités suivant lesquelles le maire rend compte au conseil municipal de l'exercice de cette délégation ; 31° D'autoriser les mandats spéciaux que les membres du conseil municipal peuvent être amenés à exercer dans le cadre de leurs fonctions, ainsi que le remboursement des frais afférents prévus à l'article L. 2123-18 du présent code. Les délégations consenties en application du 3° du présent article prennent fin dès l'ouverture de la campagne électorale pour le renouvellement du conseil municipal.

📄 Article L2122-20 du Code général des collectivités territoriales

Les délégations données par le maire en application des articles L. 2122-18 et L. 2122-19 subsistent tant qu'elles ne sont pas rapportées.

📄 Article L2122-7 du Code général des collectivités territoriales

Le maire est élu au scrutin secret et à la majorité absolue. Si, après deux tours de scrutin, aucun candidat n'a obtenu la majorité absolue, il est procédé à un troisième tour de scrutin et l'élection a lieu à la majorité relative. En cas d'égalité de suffrages, le plus âgé est déclaré élu.
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