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Bonjour, j'ai été victime du vol de ma voiture, vandalisme de ma clôture et caméra extérieur. Puis mon véhicule a été retrouvé vandalisé et complètement incendié.
Une plainte a été déposé, un document comme quoi ma voiture a été retrouvé, un itt psycologique ma été délivré.
Aujourd'hui l'assurance estime qu'elle ne me rembourse pas étant donner que c'est un acte colo taire de ma part.
Bonjour,
Je comprends la situation particulièrement éprouvante que vous traversez. Faire face à un vol suivi de la destruction de ses biens, tout en étant accusé par son propre assureur, est un choc psychologique lourd, comme en atteste votre ITT.
L'assureur invoque ici ce qu'on appelle la **faute intentionnelle de l'assuré**. Voici l'analyse stratégique de votre dossier et la marche à suivre pour renverser la situation.
## 1. Le cadre juridique : La charge de la preuve
En droit français, l'assureur ne peut pas se contenter d'une simple intuition ou d'une suspicion pour refuser sa garantie.
* **L'article L113-1 du Code des assurances** : [Article L113-1 du Code des assurances](https://www.google.com/search?q=Article+L113-1+Code+des+assurances) dispose que les pertes et dommages occasionnés par des cas fortuits ou par la faute de l'assuré sont à la charge de l'assureur, sauf exclusion formelle.
* **La charge de la preuve** : C'est à l'assureur, et à lui seul, de **prouver** que vous avez vous-même incendié votre véhicule ou organisé le vol. Cette preuve doit être certaine et ne peut reposer sur des suppositions.
## 2. Anticipation de l'argumentaire de l'assurance (Le "Coup d'après")
L'assureur va probablement s'appuyer sur un rapport d'expert privé (mandaté par lui) qui pourrait conclure à :
1. L'absence de traces d'effraction sur le véhicule (argument classique pour nier le vol).
2. Une situation financière qu'il jugerait tendue, suggérant un mobile pour toucher l'indemnisation.
**Votre contre-attaque :**
Le fait que votre clôture et vos caméras aient été vandalisées **avant** le vol est un élément matériel crucial. Cela démontre une préméditation de la part d'un tiers et non un acte isolé de votre part. Le vandalisme est réprimé par [l'article 322-1 du Code pénal](https://www.google.com/search?q=Article+322-1+Code+p%C3%A9nal).
## 3. Stratégie et actions à mener (Plan d'action)
### Étape 1 : Contester officiellement par LRAR
Ne restez pas sur un échange téléphonique ou un mail simple. Envoyez une mise en demeure en recommandé avec accusé de réception à l'assureur en exigeant la communication du **rapport d'expertise** sur lequel il se fonde pour vous accuser. Rappelez que la présomption d'innocence s'applique et que, sans preuve irréfutable, il doit sa garantie au titre de [l'article 1240 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+1240+Code+civil) (réparation du dommage).
### Étape 2 : Solliciter la CIVI (Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions)
Si l'assureur maintient son refus, vous avez une alternative puissante. Puisque votre véhicule a été incendié, vous pouvez saisir la CIVI.
La jurisprudence est protectrice : [la Cour de cassation (2ème civ, 12/12/2019, n° 18-21.401)](https://www.courdecassation.fr/decision/5fca60790686c047f7bdb905) confirme que les victimes de véhicules incendiés peuvent être indemnisées par la solidarité nationale, sous conditions de ressources, sans même avoir à prouver une situation matérielle grave.
### Étape 3 : L'expertise contradictoire
Si l'assureur prétend que le véhicule n'a pas été forcé, vous avez le droit de mandater votre propre expert (expert d'assuré) pour réaliser une contre-expertise. Les frais peuvent être pris en charge si vous avez une option "Protection Juridique" (souvent un contrat séparé).
## 4. Évaluation des risques
* **Risque de procédure** : Si vous allez au tribunal, l'assureur devra produire des preuves matérielles de votre implication. S'il échoue, il sera condamné à payer l'indemnité, plus des dommages et intérêts pour résistance abusive.
* **Preuves à réunir** : Conservez bien les photos de la clôture dégradée, les factures d'achat de la caméra vandalisée, et votre certificat d'ITT qui prouve l'absence d'intérêt moral à commettre un tel acte.
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💡 **Votre situation comporte des enjeux importants.** Si vous le souhaitez, je peux réfléchir plus longuement pour affiner et renforcer mes conseils. Pour cela, sélectionnez le mode **Raisonnement**, disponible avec un [compte gratuit Justiweb](https://www.justiweb.fr/pricing), et ré-expliquez-moi précisément :
- Le contenu exact du courrier de refus de l'assurance (quels articles ou motifs précis sont cités ?).
- Si l'expert de l'assurance a déjà inspecté les restes du véhicule et votre domicile.
- Si vous disposez d'une garantie "Protection Juridique" dans un autre contrat (banque, habitation).
Le vol est la soustraction frauduleuse de la chose d'autrui.
I. - La destruction, la dégradation ou la détérioration d'un bien appartenant à autrui est punie de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende, sauf s'il n'en est résulté qu'un dommage léger. II. - Le fait de tracer des inscriptions, des signes ou des dessins, sans autorisation préalable, sur les façades, les véhicules, les voies publiques ou le mobilier urbain est puni de 3 750 euros d'amende et d'une peine de travail d'intérêt général lorsqu'il n'en est résulté qu'un dommage léger. L'action publique peut être éteinte, y compris en cas de récidive, dans les conditions prévues aux articles 495-17 à 495-25 du code de procédure pénale , par le versement d'une amende forfaitaire d'un montant de 200 euros. Le montant de l'amende forfaitaire minorée est de 150 euros et le montant de l'amende forfaitaire majorée est de 450 euros. Les dispositions des articles 495-20 et 495-21 du même code relatives à l'exigence d'une consignation préalable à la contestation de l'amende forfaitaire ne sont pas applicables.
Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer.
Sommaire :
Aux termes de l'article 706-14-1 du code de procédure pénale, l'article 706-14 est applicable à toute personne victime de la destruction par incendie d'un véhicule terrestre à moteur lui appartenant qui justifie au moment des faits avoir satisfait aux dispositions du code de la route relatives au certificat d'immatriculation et au contrôle technique ainsi qu'aux obligations prévues à l'article L. 211-1 du code des assurances, sans qu'elle ait à établir qu'elle se trouve dans une situation matérielle ou psychologique grave et peut alors bénéficier d'une indemnité lorsque ses ressources ne dépassent pas 1,5 fois le plafond prévu par le premier alinéa de l'article 706-14. Par suite c'est à bon droit qu'une cour d'appel décide que les propriétaires indivis d'un véhicule incendié sont tous deux fondés à solliciter une indemnisation, dans la limite du préjudice subi par chacun et du plafond prévu pas l'article 706-14-1 du code de procédure pénale