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puis je exiger des services de polices qu'ils suspendent l'accès à mes données car je n peux envoyer aucun mail tant qu'il s'introduit partout
La situation que vous décrivez, où vous soupçonnez une intrusion technique ("il s'introduit partout") entravant vos communications, relève de la procédure pénale et du droit de la sécurité intérieure.
Voici une analyse stratégique de vos options et des réalités juridiques face aux services de police.
## 1. Pouvez-vous "exiger" la suspension de l'accès à vos données ?
Sur le plan juridique, la réponse dépend de l'origine de l'accès :
### A. Si l'accès est lié à une enquête officielle
Si la police accède à vos données dans le cadre d'une commission rogatoire ou d'une enquête de flagrance, vous **ne pouvez pas exiger la suspension** de cet accès. Les services de police agissent sous le contrôle d'un magistrat (Procureur ou Juge d'instruction).
* L'[article 706-95 du Code de procédure pénale](https://www.google.com/search?q=Article+706-95+Code+de+proc%C3%A9dure+p%C3%A9nale) autorise l'interception des correspondances électroniques pour certaines infractions graves.
* **Le risque :** La jurisprudence est stricte. Comme le rappelle la [Cour de cassation (n° 17-82.946 du 9 janvier 2018)](https://www.courdecassation.fr/decision/5fcaa03a9058359677f3caec), la seule protection réelle est le respect de la **durée légale** de l'autorisation. Si une durée n'est pas fixée, la mesure peut être annulée, mais vous ne pouvez pas vous y opposer par simple demande administrative.
### B. Si l'accès est le fait d'un tiers (Cybercriminalité)
Si vous pensez qu'un individu (pirate, ex-conjoint, etc.) s'introduit dans vos données, la police n'a pas le "bouton" pour suspendre cet accès à votre place. Son rôle est de constater l'infraction.
* L'accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données est puni par l'[article 323-1 du Code pénal](https://www.google.com/search?q=Article+323-1+Code+p%C3%A9nal).
## 2. La stratégie du "Coup d'après" : Ce que la police va vous répondre
Si vous vous présentez au commissariat pour demander de "couper l'accès", les agents risquent de vous opposer une fin de non-recevoir technique ou juridique :
1. **L'argument technique :** Ils vous diront qu'ils ne sont pas votre fournisseur d'accès (Orange, Gmail, etc.) et qu'ils n'ont pas la main sur les serveurs.
2. **L'argument juridique :** Si vous n'avez pas déposé plainte avec des preuves précises, ils ne peuvent pas ouvrir d'enquête pour identifier l'intrus.
## 3. La charge de la preuve : Que devez-vous réunir ?
Pour que votre demande soit prise au sérieux et débouche sur une action (saisie de matériel ou enquête technique), vous devez prouver l'intrusion. Le simple fait de "ne pas pouvoir envoyer de mail" ne suffit pas juridiquement à prouver une intrusion policière ou criminelle.
* **Preuves nécessaires :** Captures d'écran des alertes de connexion (IP étrangères), logs de connexion de votre boîte mail, rapports de sécurité de votre antivirus.
* **Action immédiate :** Vous devez contacter votre fournisseur de messagerie pour demander une suspension temporaire du compte ou un changement de mots de passe avec double authentification.
## 4. Plan d'action recommandé
1. **Vérification de l'origine :** Allez dans les paramètres de sécurité de votre compte mail (ex: Gmail > Sécurité > Vos appareils) et déconnectez toutes les sessions suspectes.
2. **Dépôt de plainte :** Si l'intrusion persiste, déposez plainte pour "accès et maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données" ([Article 323-1 du Code pénal](https://www.google.com/search?q=Article+323-1+Code+p%C3%A9nal)).
3. **Saisine de la CNIL :** Si vous soupçonnez un fichier de police illégal, vous pouvez exercer votre droit d'accès et de rectification auprès de la CNIL ou demander une vérification des fichiers de souveraineté.
💡 **Votre situation comporte des enjeux importants.** Si vous le souhaitez, je peux réfléchir plus longuement pour affiner et renforcer mes conseils. Pour cela, sélectionnez le mode **Raisonnement**, disponible avec un [compte gratuit Justiweb](https://www.justiweb.fr/pricing), et ré-expliquez-moi précisément :
- Pourquoi soupçonnez-vous spécifiquement les services de police (notifications, contexte judiciaire en cours) ?
- Quels sont les signes techniques précis de cette "introduction partout" (messages d'erreur, comptes bloqués, matériel qui redémarre) ?
- Avez-vous déjà tenté de changer vos identifiants ou de contacter votre fournisseur d'accès internet ?
Sont soumises aux dispositions du présent titre, dès lors qu'elles ne sont pas exercées par un service public administratif, les activités qui consistent : 1° A fournir des services ayant pour objet la surveillance humaine ou la surveillance par des systèmes électroniques de sécurité ou le gardiennage de biens meubles ou immeubles ainsi que la sécurité des personnes se trouvant dans ces immeubles ou dans les véhicules de transport public de personnes ; 1° bis A faire assurer par des agents armés l'activité mentionnée au 1°, lorsque celle-ci est exercée dans des circonstances exposant ces agents ou les personnes se trouvant dans les lieux surveillés à un risque exceptionnel d'atteinte à leur vie ; 2° A transporter et à surveiller, jusqu'à leur livraison effective, des bijoux représentant une valeur d'au moins 100 000 euros, des fonds, sauf, pour les employés de La Poste ou des établissements de crédit habilités par leur employeur, lorsque leur montant est inférieur à 5 335 euros, ou des métaux précieux ainsi qu'à assurer le traitement des fonds transportés ; 3° A protéger l'intégrité physique des personnes ; 4° A la demande et pour le compte d'un armateur, à protéger, contre des menaces d'actes définis aux articles 224-6 à 224-8 du code pénal ou d'actes de terrorisme définis au titre II du livre IV du même code, des navires battant pavillon français, en application de l'article L. 5441-1 du code des transports.
Est soumise aux dispositions du présent titre la profession libérale qui consiste, pour une personne, à recueillir, même sans faire état de sa qualité ni révéler l'objet de sa mission, des informations ou renseignements destinés à des tiers, en vue de la défense de leurs intérêts.
Cet article du Code de la sécurité intérieure est pertinent pour votre question. Consultez le texte intégral sur Légifrance pour connaître les dispositions exactes et leur application à votre situation.
Sommaire :
Dans la décision par laquelle le juge des libertés et de la détention, à la requête du procureur de la République, autorise, en application de l'article 706-95 du code de procédure pénale, l'interception, l'enregistrement et la transcription de correspondances émises par la voie des communications électroniques, la mention de la durée pour laquelle la mesure est autorisée constitue une garantie essentielle contre le risque d'une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée des personnes concernées, aux intérêts desquelles son absence porte nécessairement atteinte. Encourt en conséquence la censure l'arrêt qui, pour écarter le moyen de nullité tiré de l'absence de mention de la durée pour laquelle l'interception était ordonnée, se borne à retenir que le juge des libertés et de la détention a entendu autoriser celle-ci pour la période maximale prévue par la loi et que la mesure n'a pas été mise en oeuvre au-delà de cette durée, de sorte qu'il n'en est résulté aucun grief pour la personne écoutée