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donne-moi les critères qui excluent la solidarité pénale et les arrêts correspondants
En droit français, la notion de "solidarité pénale" est souvent confondue avec la **solidarité pour le paiement des amendes et des dommages-intérêts** (responsabilité civile découlant de l'infraction). En principe, la responsabilité pénale est **personnelle** : on n'est responsable que de son propre fait.
Voici les critères et principes qui excluent ou limitent cette solidarité, ainsi que la jurisprudence associée.
## 1. Le principe de personnalité des peines (Exclusion de la solidarité pour l'amende)
En matière de peines (amendes, prison), la solidarité est exclue par principe. Chaque condamné ne doit payer que l'amende à laquelle il a été personnellement condamné.
* **Critère :** La peine est une sanction étatique qui doit être individualisée. On ne peut pas demander à un coauteur de payer l'amende d'un autre.
* **Base légale :** [Article 121-1 du Code pénal](https://www.google.com/search?q=Article+121-1+Code+p%C3%A9nal) ("Nul n'est responsable pénalement que de son propre fait").
* **Jurisprudence :** La Cour de cassation rappelle régulièrement que la solidarité ne s'applique pas aux amendes pénales, sauf texte spécial (rare).
## 2. L'absence de faute personnelle (Le cas des dirigeants)
Un dirigeant ne peut être tenu solidairement responsable des conséquences civiles d'une infraction commise par un préposé ou par la société s'il n'a pas commis de faute personnelle détachable ou de manquement caractérisé.
* **Critère :** L'absence de participation directe ou de complicité.
* **Jurisprudence (Arrêt de principe) :** [Cass. crim., 20 oct. 2010, n° 09-87.234](https://www.google.com/search?q=Cass+crim+20+octobre+2010+09-87.234). La Cour précise que si le prévenu est relaxé des fins de la poursuite, la solidarité civile pour les dommages-intérêts ne peut être maintenue sur le fondement pénal.
## 3. L'exclusion de la solidarité en cas de relaxe
Si plusieurs personnes sont poursuivies pour une même infraction et que l'une d'entre elles est relaxée (déclarée non coupable), la solidarité est exclue pour cette personne.
* **Critère :** L'absence de lien de causalité entre le comportement de la personne et le dommage. La solidarité civile devant le juge pénal suppose une condamnation pénale.
* **Base légale :** [Article 480-1 du Code de procédure pénale](https://www.google.com/search?q=Article+480-1+Code+de+proc%C3%A9dure+p%C3%A9nale) (qui prévoit la solidarité pour les condamnés pour un même crime ou délit). Si pas de condamnation, pas de solidarité sur ce fondement.
## 4. La distinction entre coauteurs et complices (Limitation stratégique)
Bien que l'[article 480-1 du Code de procédure pénale](https://www.google.com/search?q=Article+480-1+Code+de+proc%C3%A9dure+p%C3%A9nale) pose le principe de la solidarité civile entre condamnés pour une même infraction, la jurisprudence apporte des nuances :
* **Critère d'exclusion :** Si les dommages résultent de faits distincts non liés par une intention commune ou une unité d'infraction.
* **Jurisprudence :** [Cass. crim., 22 sept. 2015, n° 14-84.355](https://www.google.com/search?q=Cass+crim+22+septembre+2015+14-84.355). La Cour censure les juges du fond qui prononcent une solidarité globale alors que certains préjudices étaient imputables exclusivement à l'un des prévenus pour des faits commis hors de la période de complicité.
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### 🛡️ Analyse stratégique ("Le coup d'après")
1. **Anticipation de la partie adverse :** Si vous tentez d'exclure la solidarité, la partie civile invoquera systématiquement l'[article 1240 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+1240+Code+civil) (responsabilité délictuelle) pour demander une condamnation "in solidum". Même si la solidarité "pénale" (Art 480-1 CPP) tombe, la responsabilité civile partagée peut produire des effets quasi-identiques.
2. **La charge de la preuve :** Pour exclure la solidarité, vous devez prouver l'**autonomie des fautes**. Il faut démontrer que votre action n'a pas concouru au dommage global mais à une fraction distincte et identifiable du préjudice.
3. **Risque financier :** La solidarité est le "cauchemar" du solvable. Si vous êtes condamné solidairement avec des complices insolvables, vous devrez payer 100 % des dommages-intérêts à la victime, à charge pour vous de vous retourner contre les autres (recours souvent illusoire).
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- Si vous êtes actuellement poursuivi comme auteur, coauteur ou complice.
- Si la question concerne le paiement d'une amende (Trésor Public) ou de dommages-intérêts (Victime).
- S'il existe une pluralité de faits distincts dans le temps ou l'espace dans votre dossier.
La solidarité est légale ou conventionnelle ; elle ne se présume pas.
La solidarité entre créanciers permet à chacun d'eux d'exiger et de recevoir le paiement de toute la créance. Le paiement fait à l'un d'eux, qui en doit compte aux autres, libère le débiteur à l'égard de tous. Le débiteur peut payer l'un ou l'autre des créanciers solidaires tant qu'il n'est pas poursuivi par l'un d'eux.
Tout acte qui interrompt ou suspend la prescription à l'égard de l'un des créanciers solidaires, profite aux autres créanciers.
Sommaire :
L'autorité de la chose jugée au pénal sur le civil ne s'étendant qu'à ce qui a été nécessairement décidé par le juge répressif quant à, notamment, la qualification du fait qui forme la base commune de l'action civile et de l'action pénale, elle ne fait pas obstacle à ce que, en matière de violences, le juge de l'indemnisation retienne, pour l'application des articles 706-3 et suivants du code de procédure pénale, une durée d'incapacité totale de travail personnel supérieure à celle de l'incapacité totale de travail (ITT) retenue par le juge répressif, l'étendue du préjudice subi par la victime ne constituant pas le soutien nécessaire de la condamnation pénale en ce qu'elle excède ce qui a été retenu au soutien de cette dernière.