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Une personne ayant conduit sous stupéfiant et ayant eu un accident avec ordonnance pénal a t elle un casier judiciaire B 1 , b2 ou b 3 ?
En droit français, la conduite après avoir fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants est un délit prévu par [l'article L235-1 du Code de la route](https://www.google.com/search?q=Article+L235-1+Code+de+la+route).
Lorsqu'une condamnation est prononcée par **ordonnance pénale** (procédure simplifiée sans audience), elle a la même valeur juridique qu'un jugement classique une fois qu'elle est devenue définitive.
Voici la répartition de cette condamnation dans les différents bulletins du casier judiciaire :
### 1. Le Bulletin n°1 (B1)
Le B1 contient l'intégralité des condamnations et décisions de justice concernant une personne.
* **Réponse : OUI.** L'ordonnance pénale pour conduite sous stupéfiants sera inscrite au Bulletin n°1. Ce bulletin est réservé exclusivement aux autorités judiciaires et aux établissements pénitentiaires.
### 2. Le Bulletin n°2 (B2)
Le B2 comporte la plupart des condamnations pour crimes et délits, à l'exception de certaines décisions (comme les condamnations avec sursis considérées comme non avenues).
* **Réponse : OUI.** Sauf si le juge a expressément prononcé une "dispense d'inscription au B2" (ce qui est rare en ordonnance pénale sans demande spécifique de l'avocat), la condamnation y figurera. Ce bulletin est accessible à de nombreuses administrations pour l'accès à certains emplois publics ou professions réglementées (sécurité, petite enfance, etc.).
### 3. Le Bulletin n°3 (B3)
Le B3 est le plus restreint. Il ne contient que les condamnations les plus graves (peines de prison ferme supérieures à 2 ans sans sursis, interdictions, déchéances ou incapacités).
* **Réponse : GÉNÉRALEMENT NON.** Si l'ordonnance pénale prévoit des amendes, une suspension de permis ou du sursis, cela n'apparaît pas au B3. Le B3 est le seul bulletin que vous pouvez demander vous-même.
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### ⚠️ L'analyse stratégique (Le "Coup d'après")
**L'opposition de l'administration :**
Même si la condamnation n'apparaît pas au B3, elle sera visible au B2. Si vous travaillez ou souhaitez travailler dans un secteur "sensible" (aéroportuaire, fonction publique, convoyage de fonds, etc.), cette mention peut entraîner un refus d'agrément ou un licenciement si l'habilitation est retirée.
**La charge de la preuve et les délais :**
* **Effacement automatique :** Les mentions au B2 s'effacent automatiquement après un délai de **5 ans** (si aucune nouvelle condamnation n'intervient), conformément à [l'article 775-1 du Code de procédure pénale](https://www.google.com/search?q=Article+775-1+Code+de+proc%C3%A9dure+p%C3%A9nale).
* **Effacement anticipé :** Vous pouvez déposer une requête en exclusion du B2 auprès du Procureur de la République si vous justifiez d'un motif professionnel impérieux (ex: promesse d'embauche conditionnée au casier vierge).
**Risque lié au permis de conduire :**
L'ordonnance pénale entraîne de plein droit un retrait de **6 points** sur votre permis de conduire dès que la condamnation est définitive, en application de [l'article L235-1 du Code de la route](https://www.google.com/search?q=Article+L235-1+Code+de+la+route). Si vous êtes en permis probatoire, cela peut conduire à l'invalidation totale du permis.
**Conseil stratégique :**
Si vous avez reçu l'ordonnance pénale il y a moins de **45 jours**, vous avez encore la possibilité de former opposition. Cela permet de passer devant le Tribunal Correctionnel pour, par exemple, solliciter spécifiquement la non-inscription au B2 si votre métier l'exige. Passé ce délai, seule la requête en exclusion est possible.
Je peux, si vous le souhaitez, vous lister les pièces justificatives indispensables pour monter un dossier de demande d'effacement du casier judiciaire (B2) afin de maximiser vos chances de succès devant le Procureur.
Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, ou tout acte bucco-génital ou bucco-anal commis sur la personne d'autrui ou sur la personne de l'auteur par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol. Le viol est puni de quinze ans de réclusion criminelle.
Est puni de dix ans d'emprisonnement et de 750 000 euros d'amende le fait de faciliter, par tout moyen, la justification mensongère de l'origine des biens ou des revenus de l'auteur de l'une des infractions mentionnées aux articles 222-34 à 222-37 ou d'apporter son concours à une opération de placement, de dissimulation ou de conversion du produit de l'une de ces infractions. La peine d'amende peut être élevée jusqu'à la totalité de la valeur des biens ou des fonds sur lesquels ont porté les opérations de blanchiment. Lorsque l'infraction a porté sur des biens ou des fonds provenant de l'un des crimes mentionnés aux articles 222-34, 222-35 et 222-36 , deuxième alinéa, son auteur est puni des peines prévues pour les crimes dont il a eu connaissance. Les deux premiers alinéas de l'article 132-23 relatifs à la période de sûreté sont applicables aux infractions prévues par le présent article.
I.-Même en l'absence de tout signe d'ivresse manifeste, le fait de conduire un véhicule sous l'empire d'un état alcoolique caractérisé par une concentration d'alcool dans le sang égale ou supérieure à 0,80 gramme par litre ou par une concentration d'alcool dans l'air expiré égale ou supérieure à 0,40 milligramme par litre est puni de trois ans d'emprisonnement et de 9 000 euros d'amende. II.-Le fait de conduire un véhicule en état d'ivresse manifeste est puni des mêmes peines. III.-Dans les cas prévus au I et II du présent article, l'immobilisation peut être prescrite dans les conditions prévues aux articles L. 325-1 à L. 325-3. IV.-Ces délits donnent lieu de plein droit à la réduction de la moitié du nombre maximal de points du permis de conduire. V.-Les dispositions du présent article sont applicables à l'accompagnateur d'un élève conducteur.
Sommaire :
L'autorisation de commercialiser certains dérivés du cannabis, dont la teneur en delta 9 tétrahydrocannabinol, substance elle-même classée comme stupéfiant, n'est pas supérieure à 0,30 %, est sans incidence sur l'incrimination de conduite après usage de stupéfiants, cette infraction étant constituée s'il est établi que le prévenu a conduit un véhicule après avoir fait usage d'une substance classée comme stupéfiant, peu important la dose absorbée