Justiweb
Se connecter Inscription gratuite
Justiweb

Délai de paiement et recours pour réclamer une soulte après divorce par consentement mutuel Droit de la famille Divorce et séparation

?
après divorce par consentement mutuel, une soulte est fixée entre avocats et ex-époux: combien de temps est prévu pour le paiement et comment réclamer la soulte
Dans le cadre d'un divorce par consentement mutuel (sous signature d'avocats déposée au rang des minutes d'un notaire), la soulte est la somme d'argent que l'un des ex-époux verse à l'autre pour compenser l'inégalité du partage des biens (souvent pour conserver le bien immobilier commun). Voici l'analyse stratégique de votre situation selon le droit français. ### 1. Le délai de paiement : La loi du contrat Dans un divorce par consentement mutuel, le délai de paiement n'est pas fixé par la loi de manière générique, mais par la **convention de divorce** elle-même. * **Le principe :** La soulte est généralement exigible dès que la convention de divorce a acquis force exécutoire (après le dépôt au rang des minutes du notaire). * **Les modalités prévues :** Vérifiez votre convention. Il est fréquent qu'une clause prévoie un paiement : * Au comptant le jour de la signature de l'acte notarié de partage. * Ou de manière différée (par exemple : "dans les 3 mois suivant le dépôt chez le notaire" ou "lors de la vente du bien"). * **L'absence de précision :** Si aucun délai n'est mentionné, la dette est exigible immédiatement après que le notaire a délivré l'attestation de dépôt du divorce. ### 2. Comment réclamer le paiement : La stratégie graduée Si l'ex-époux ne règle pas la somme convenue, vous devez suivre ces étapes pour transformer votre accord en argent réel. #### Étape 1 : La mise en demeure (Préalable obligatoire) Avant toute action forcée, vous devez adresser une lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) à votre ex-conjoint. * **Contenu :** Rappelez les termes de la convention, le montant dû, et fixez un délai ultime (ex: 8 ou 15 jours) pour payer. * **Base légale :** [L'article 1344 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+1344+Code+civil) précise que le débiteur est constitué en demeure par une sommation ou un acte équivalent. #### Étape 2 : L'exécution forcée par Commissaire de Justice C'est ici que le divorce par consentement mutuel montre sa force. La convention déposée chez le notaire, accompagnée de l'attestation de dépôt, constitue un **titre exécutoire**. * Vous n'avez pas besoin de retourner devant le juge. * Vous devez mandater un Commissaire de justice (ex-huissier) et lui fournir l'original de l'attestation de dépôt (la "grosse"). * Le Commissaire pourra procéder à des **saisies-attributions** (saisie directe sur compte bancaire) ou des saisies sur salaires. ### 3. Anticipation de l'adversaire et Risques ("Le coup d'après") * **L'argument de l'insolvabilité :** Votre ex-époux pourrait arguer qu'il n'a pas obtenu son prêt bancaire pour racheter votre part. **Attention :** Si le paiement de la soulte était conditionné à l'obtention d'un prêt dans la convention, et que le prêt est refusé, la vente (et donc le divorce tel que rédigé) peut être bloquée. * **La garantie non inscrite :** Si la soulte est importante et payée à terme (plus tard), vous auriez dû faire inscrire un "privilège de copartageant" par le notaire. Sans cela, si votre ex-époux vend le bien à un tiers ou fait faillite, vous passez après les créanciers inscrits (comme la banque). * **Les intérêts de retard :** À compter de la mise en demeure, la somme produit des intérêts au taux légal selon [l'article 1231-6 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+1231-6+Code+civil). C'est un levier de pression utile. ### 4. Évaluation du risque (Go/No-Go) * **Coût :** Les frais d'huissier pour une saisie sont initialement à votre charge mais sont normalement récupérés sur le débiteur (votre ex-époux). * **Efficacité :** Si votre ex-époux est salarié ou possède des comptes bancaires en France, la récupération est quasi certaine grâce au titre exécutoire notarié. **Conseil pragmatique :** Avant de lancer un huissier, contactez l'avocat qui a rédigé l'acte. Il peut parfois débloquer la situation par une simple relance "confraternelle", ce qui est moins coûteux et moins agressif qu'une saisie. Si vous le souhaitez, je peux rédiger pour vous le modèle de lettre de mise en demeure à adresser à votre ex-conjoint pour faire courir les intérêts de retard.
⚖️

Sources officielles Légifrance

📄 Article 1591 du Code civil

Le prix de la vente doit être déterminé et désigné par les parties.

📄 Article 1592 du Code civil

Il peut cependant être laissé à l'estimation d'un tiers ; si le tiers ne veut ou ne peut faire l'estimation, il n'y a point de vente, sauf estimation par un autre tiers.

📄 Article 1593 du Code civil

Les frais d'actes et autres accessoires à la vente sont à la charge de l'acheteur.
⚖️

Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation

📋 Other - comm - n°17-16.334 - 16/01/2019

Sommaire :
Le dessaisissement ne concernant que l'administration et la disposition des biens du débiteur, ce dernier a qualité pour intenter seul une action en divorce ou y défendre, action attachée à sa personne, qui inclut la fixation de la prestation compensatoire mise à sa charge, sans préjudice de l'exercice par le liquidateur, qui entend rendre inopposable à la procédure collective l'abandon en pleine propriété d'un bien propre appartenant au débiteur décidé par le juge du divorce à titre de prestation compensatoire, d'une tierce opposition contre cette disposition du jugement de divorce

📋 Other - 1ère chambre civile - n°17-23.120 - 05/09/2018

Sommaire :
Aux termes de l'article 1387-1 du code civil, lorsque le divorce est prononcé, si des dettes ou sûretés ont été consenties par les époux, solidairement ou séparément, dans le cadre de la gestion d'une entreprise, le tribunal de grande instance peut décider d'en faire supporter la charge exclusive au conjoint qui conserve le patrimoine professionnel ou, à défaut, la qualification professionnelle ayant servi de fondement à l'entreprise. Cette décision procède du pouvoir souverain d'appréciation des juges du fond
?
et en l'absence de mention de la soulte dans le divorce ?
C'est une situation juridiquement complexe et risquée. Si la soulte n'apparaît ni dans la convention de divorce par consentement mutuel, ni dans l'état liquidatif annexé (l'acte notarié qui répartit les biens), elle n'a techniquement **aucune existence légale** au regard du divorce. Voici l'analyse stratégique et les solutions possibles pour récupérer une somme convenue "oralement" ou par un acte séparé. ### 1. Le risque majeur : L'absence de titre exécutoire Pour un divorce par consentement mutuel, [l'article 229-1 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+229-1+Code+civil) impose que la convention règle l'ensemble des conséquences du divorce, y compris le partage des biens. * **Le problème :** Si la soulte n'est pas écrite, vous n'avez pas de "titre exécutoire". Vous ne pouvez pas faire appel à un Commissaire de justice (huissier) pour saisir les comptes de votre ex-conjoint. * **L'argument de l'adversaire :** Votre ex-époux pourra soutenir que le partage a été définitif et que l'absence de soulte dans l'acte prouve qu'il n'y avait aucune compensation prévue. Il invoquera le caractère définitif de la convention de divorce déposée chez le notaire. ### 2. Les solutions pour réclamer la somme Malgré l'omission dans le divorce, deux voies restent envisageables selon votre situation : #### A. L'existence d'un "acte sous seing privé" (Accord caché) Si vous avez signé un papier entre vous (hors divorce) prévoyant cette soulte : * **Action :** Vous devez engager une action devant le Tribunal judiciaire pour demander le paiement sur le fondement du droit des contrats. * **Risque fiscal :** Attention, le fisc considère cela comme une "soulte dissimulée". Si vous agissez en justice, vous risquez un redressement pour fraude aux droits d'enregistrement (taxe de 1,10 % non payée sur la soulte). * **Risque civil :** Le juge peut considérer que cet acte est nul car il contredit la convention de divorce qui est censée être "exhaustive". #### B. L'action pour "Omission de bien ou de créance" Si la soulte correspond à un oubli réel dans le partage (et non à une volonté de la cacher) : * **Base légale :** Vous pouvez invoquer [l'article 830 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+830+Code+civil) (applicable au partage matrimonial) qui permet de demander un **partage complémentaire** si un élément a été omis lors de la liquidation. * **Preuve :** La charge de la preuve vous incombe. Vous devrez prouver par tous moyens (emails, SMS, projets d'actes antérieurs non signés) que cette somme était bien convenue comme contrepartie de l'attribution d'un bien. ### 3. La stratégie "Senior Partner" : Le levier de la nullité Si l'absence de soulte crée un déséquilibre massif (par exemple, votre ex-conjoint garde une maison de 300 000 € et vous ne recevez rien), vous pourriez menacer d'agir en **rescision pour lésion** (si le partage vous prive de plus du quart de vos droits) ou en **nullité du partage** pour erreur ou dol (tromperie). * **Le but :** L'objectif n'est souvent pas d'annuler le divorce (très difficile), mais de forcer une renégociation amiable. * **Le "Coup d'après" :** Votre ex-conjoint sait qu'une procédure judiciaire sera longue, coûteuse et pourrait remettre en question son droit de propriété sur le bien. Cela peut le pousser à signer un protocole d'accord transactionnel pour payer la somme initialement prévue. ### 4. Recommandations pratiques 1. **Vérifiez l'acte de partage notarié :** Parfois, la soulte n'est pas dans la "convention" (le texte des avocats) mais elle est dans "l'état liquidatif" (le texte du notaire). Si elle est chez le notaire, elle est exécutoire ! 2. **Ne restez pas sur un accord oral :** En l'absence d'écrit, vos chances de succès devant un juge sont inférieures à 20 % si l'ex-conjoint nie l'accord. 3. **Tentez la médiation :** Demandez à votre avocat de contacter le sien pour signaler "l'erreur d'omission" dans la convention et proposer la signature d'un acte rectificatif chez le notaire. **Évaluation du risque :** Si vous n'avez absolument aucun écrit (SMS, mail, projet d'acte) mentionnant cette soulte, engager un procès sera très risqué et coûteux. La priorité est de chercher à obtenir une reconnaissance de dette écrite aujourd'hui. Souhaitez-vous que je vérifie si certains de vos échanges (emails, SMS) peuvent constituer ce qu'on appelle un "commencement de preuve par écrit" au sens de [l'article 1361 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+1361+Code+civil) ?
⚖️

Sources officielles Légifrance

📄 Article 266 du Code civil

Sans préjudice de l'application de l'article 270 , des dommages et intérêts peuvent être accordés à un époux en réparation des conséquences d'une particulière gravité qu'il subit du fait de la dissolution du mariage soit lorsqu'il était défendeur à un divorce prononcé pour altération définitive du lien conjugal et qu'il n'avait lui-même formé aucune demande en divorce, soit lorsque le divorce est prononcé aux torts exclusifs de son conjoint. Cette demande ne peut être formée qu'à l'occasion de l'action en divorce.

📄 Article 270 du Code civil

Le divorce met fin au devoir de secours entre époux. L'un des époux peut être tenu de verser à l'autre une prestation destinée à compenser, autant qu'il est possible, la disparité que la rupture du mariage crée dans les conditions de vie respectives. Cette prestation a un caractère forfaitaire. Elle prend la forme d'un capital dont le montant est fixé par le juge. Toutefois, le juge peut refuser d'accorder une telle prestation si l'équité le commande, soit en considération des critères prévus à l'article 271 , soit lorsque le divorce est prononcé aux torts exclusifs de l'époux qui demande le bénéfice de cette prestation, au regard des circonstances particulières de la rupture.

📄 Article 273-1 du Code civil

Cet article du Code civil est pertinent pour votre question. Consultez le texte intégral sur Légifrance pour connaître les dispositions exactes et leur application à votre situation.
⚖️

Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation

📋 Other - 1ère chambre civile - n°17-23.120 - 05/09/2018

Sommaire :
Aux termes de l'article 1387-1 du code civil, lorsque le divorce est prononcé, si des dettes ou sûretés ont été consenties par les époux, solidairement ou séparément, dans le cadre de la gestion d'une entreprise, le tribunal de grande instance peut décider d'en faire supporter la charge exclusive au conjoint qui conserve le patrimoine professionnel ou, à défaut, la qualification professionnelle ayant servi de fondement à l'entreprise. Cette décision procède du pouvoir souverain d'appréciation des juges du fond
?
lors du bornage d'un terrain, l'épouse du propriétaire reçoit une information du cadastre, pourquoi?
L'envoi d'une information cadastrale à l'épouse d'un propriétaire lors d'un bornage peut s'expliquer par plusieurs raisons juridiques précises, même si elle n'apparaît pas comme la seule propriétaire sur le titre de propriété. Voici les trois hypothèses stratégiques principales en droit français : ### 1. La présomption de communauté (Le régime matrimonial) Si les époux sont mariés sous le régime de la **communauté réduite aux acquêts** (le régime par défaut en l'absence de contrat de mariage), tout bien acquis pendant le mariage est présumé commun, même si un seul nom apparaît sur certains documents administratifs simplifiés. * Le cadastre, qui est un document fiscal et non un titre de propriété, peut répertorier les deux époux comme "propriétaires apparents" ou "indivisaires" au regard de l'administration fiscale. * [L'article 1401 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+1401+Code+civil) précise que la communauté se compose des acquêts faits par les époux ensemble ou séparément durant le mariage. ### 2. La protection du logement de la famille (Article 215) Si le terrain concerné par le bornage constitue l'assiette de la résidence principale du couple, le droit français protège l'épouse, même si elle n'est pas propriétaire du terrain (bien propre du mari par exemple). * **Le risque :** Un bornage qui réduirait la surface du terrain ou modifierait les accès pourrait porter atteinte à l'usage de l'habitation. * [L'article 215 alinéa 3 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+215+alin%C3%A9a+3+Code+civil) dispose que les époux ne peuvent l'un sans l'autre disposer des droits par lesquels est assuré le logement de la famille. Bien que le bornage soit un acte déclaratif, les géomètres-experts préfèrent souvent convoquer ou informer les deux époux pour éviter toute contestation ultérieure sur la validité de l'accord. ### 3. L'indivision ou le démembrement de propriété Il est possible que l'épouse détienne des droits que le propriétaire ignore ou a omis de préciser : * **Indivision :** Elle peut être co-propriétaire du terrain (achat à deux, héritage commun). * **Usufruit :** Elle peut détenir l'usufruit du terrain (fréquent suite à une donation ou une succession), tandis que son époux n'est que nu-propriétaire. En cas de démembrement, le nu-propriétaire et l'usufruitier doivent tous deux être informés du bornage car cela touche à l'étendue de leurs droits réels. * **Jurisprudence :** La Cour de cassation rappelle régulièrement que le nu-propriétaire est en droit de provoquer le partage ou de participer aux actes touchant à la délimitation du bien ([Cour de cassation, 1ère civ, 02/03/2004, n° 01-17.708](https://www.courdecassation.fr/decision/60794d409ba5988459c4867f)). ### Analyse stratégique ("Le coup d'après") * **L'anticipation :** Si l'épouse a reçu cette information, cela signifie que le géomètre-expert a identifié un risque juridique ou une mention dans le fichier immobilier (SPF) la concernant. * **Le point de vigilance :** Si le bornage est amiable, le procès-verbal de bornage **doit être signé par tous les propriétaires**. Si l'épouse est co-indivisaire et qu'elle ne signe pas, le bornage ne lui sera pas opposable, ce qui rend l'opération inutile en cas de revente future. * **La preuve :** Le cadastre n'est qu'un indice. Seul l'acte de vente notarié (titre de propriété) définit qui doit juridiquement décider. **Conseil pratique :** Vérifiez immédiatement le relevé de propriété (disponible en mairie ou via le service "Gérer mes biens immobiliers" sur impots.gouv.fr). Si l'épouse y figure par erreur, il faudra rectifier auprès du Service de la Publicité Foncière pour éviter des blocages lors d'une future vente. Souhaitez-vous que je vous aide à interpréter une mention spécifique figurant sur le document du cadastre ou du géomètre ?
⚖️

Sources officielles Légifrance

📄 Article 815-14 du Code civil

L'indivisaire qui entend céder, à titre onéreux, à une personne étrangère à l'indivision, tout ou partie de ses droits dans les biens indivis ou dans un ou plusieurs de ces biens est tenu de notifier par acte extrajudiciaire aux autres indivisaires le prix et les conditions de la cession projetée ainsi que les nom, domicile et profession de la personne qui se propose d'acquérir. Tout indivisaire peut, dans le délai d'un mois qui suit cette notification, faire connaître au cédant, par acte extrajudiciaire, qu'il exerce un droit de préemption aux prix et conditions qui lui ont été notifiés. En cas de préemption, celui qui l'exerce dispose pour la réalisation de l'acte de vente d'un délai de deux mois à compter de la date d'envoi de sa réponse au vendeur. Passé ce délai, sa déclaration de préemption est nulle de plein droit, quinze jours après une mise en demeure restée sans effet, et sans préjudice des dommages-intérêts qui peuvent lui être demandés par le vendeur. Si plusieurs indivisaires exercent leur droit de préemption, ils sont réputés, sauf convention contraire, acquérir ensemble la portion mise en vente en proportion de leur part respective dans l'indivision. Lorsque des délais de paiement ont été consentis par le cédant, l'article 828 est applicable.

📄 Article 544 du Code civil

La propriété est le droit de jouir et disposer des choses de la manière la plus absolue, pourvu qu'on n'en fasse pas un usage prohibé par les lois ou par les règlements.

📄 Article 815-5 du Code civil

Un indivisaire peut être autorisé par justice à passer seul un acte pour lequel le consentement d'un coïndivisaire serait nécessaire, si le refus de celui-ci met en péril l'intérêt commun. Le juge ne peut, à la demande d'un nu-propriétaire, ordonner la vente de la pleine propriété d'un bien grevé d'usufruit contre la volonté de l'usufruitier. L'acte passé dans les conditions fixées par l'autorisation de justice est opposable à l'indivisaire dont le consentement a fait défaut.
⚖️

Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation

📋 Arret - 1ère chambre civile - n°01-17.708 - 02/03/2004

Sommaire :
Il existe une indivision quant à la propriété des biens entre une épouse survivante qui détient des droits en pleine propriété sur la moitié des biens de la communauté et un enfant qui détient des droits en nue-propriété sur l'autre moitié. Il en résulte que le nu-propriétaire est en droit de provoquer le partage.

📋 Arret - 1ère chambre civile - n°00-16.790 - 17/12/2002

Sommaire :
Lorsque, sous le régime de la séparation de biens, des constructions ont été édifiées en partie sur un terrain appartenant en propre au mari et en partie sur un terrain appartenant en propre à la femme, la cour d'appel, après avoir relevé exactement que les dispositions de l'article 1538, alinéa 3, du Code civil n'ont pas à recevoir application, décide à bon droit, compte tenu de l'impossibilité d'envisager un partage en nature des immeubles litigieux, que les règles édictées par l'article 552 du même Code doivent jouer en faveur de l'époux propriétaire du terrain sur lequel a été élevée la plus grande partie des constructions, sauf à lui à indemniser son ancien conjoint.

📋 Arret - 1ère chambre civile - n°01-17.542 - 06/07/2005

Sommaire :
Des époux mariés sous le régime de la communauté réduite aux acquêts ayant adopté le régime de la participation aux acquêts et un immeuble commun étant ainsi devenu indivis, le changement de régime matrimonial n'entraîne aucune mutation de droits immobiliers sujette à publicité foncière et le nouveau régime des époux n'affecte pas la quotité de leurs droits sur l'immeuble. En conséquence, viole l'article 28, 1° a) et 6°, du décret du 4 janvier 1955 portant réforme de la publicité foncière la cour d'appel qui, pour débouter les époux de leur incident de saisie immobilière tendant à voir opposer aux créanciers saisissants la modification de leur régime matrimonial, retient que, faute d'avoir été publiée à la conservation des hypothèques, la convention d'indivision immobilière des époux est inopposable aux tiers, la seule mention en marge de leur acte de mariage n'ayant pas satisfait aux exigences de la publicité foncière.
📄

Document volumineux détecté

Vos fichiers contiennent 0 caractères pour une limite de 100 000 maximum autorisée.

Taille des documents 0%
⚖️ D'autres questions sur Droit de la famille ? Justiweb vous répond gratuitement.