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dispense aide alimentaire mere place en ephad plus de relation depuis 35 ans
, un juriste m'a dit que j'avais peu de chance d’être dispense car la rupture a eu lieu après ma majorite et que la loi dit que la rupture doit être pendant minorite et le juge applique cette loi
L'affirmation du juriste que vous avez consulté mérite d'être nuancée. S'il est vrai que la jurisprudence est exigeante, il n'existe **aucune disposition légale** stipulant que la rupture doit impérativement avoir eu lieu durant la minorité pour obtenir une dispense.
Voici une analyse stratégique de votre situation au regard du droit français et des articles du Code civil.
### 1. Le cadre légal : L'exception d'indignité
L'obligation alimentaire est un principe de solidarité familiale prévu par [l'article 205 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+205+Code+civil). Cependant, [l'article 207 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+207+Code+civil) prévoit une exception majeure :
> *"Quand le créancier aura lui-même manqué gravement à ses obligations envers le débiteur, le juge pourra décharger celui-ci de tout ou partie de la dette alimentaire."*
### 2. Le "Coup d'après" : Ce que va dire la partie adverse
L'autre partie (le Conseil Départemental ou l'EHPAD via l'aide sociale) ou votre mère (via son tuteur) soutiendra probablement que :
* **Le besoin prime sur le ressentiment :** L'obligation alimentaire est d'ordre public.
* **L'absence de faute grave :** Le simple éloignement ou le silence pendant 35 ans ne constitue pas, en soi, une "faute grave" au sens de la loi, mais un simple délitement des liens affectifs.
* **La chronologie :** Ils utiliseront l'argument que vous avez cité : si la rupture est intervenue alors que vous étiez adulte, votre mère a rempli son obligation d'entretien et d'éducation jusqu'à votre majorité, et ne peut donc être accusée de manquement grave.
### 3. La charge de la preuve : Comment contrer cet argument
Pour obtenir une dispense, vous ne devez pas seulement prouver l'absence de relation, mais le **manquement grave** de votre mère. Le juge ne se contente pas d'un constat de "désamour".
**Éléments de preuve nécessaires :**
* **Preuve d'un comportement fautif :** Violences, abandon moral ou matériel précoce, comportement addictif ayant mis en péril la famille, ou absence totale de soutien au moment où vous en aviez besoin (même jeune adulte).
* **Témoignages (Attestations Art. 202 CPC) :** Des membres de la famille ou des proches attestant que la rupture n'est pas de votre fait mais résulte du comportement de votre mère.
* **Écrits :** Lettres ou documents montrant une volonté de rupture unilatérale et injustifiée de sa part il y a 35 ans.
### 4. Évaluation du risque (Go/No-Go)
Le risque est réel : la Cour de cassation considère souvent que le "silence prolongé" ou le "désintérêt réciproque" ne suffit pas à caractériser le manquement grave de l'article 207.
Toutefois, l'argument du juriste sur la "majorité" est un raccourci. Un juge peut prononcer une décharge si vous prouvez que la rupture de contact, bien qu'intervenue à 19 ou 20 ans, a été causée par un comportement maternel indigne ou destructeur qui a rendu toute relation impossible.
### Stratégie recommandée
1. **Ne restez pas passif :** Si vous recevez un questionnaire de l'aide sociale (ASAP), répondez en mentionnant expressément l'article 207 et en joignant vos justificatifs de rupture.
2. **L'indigence :** Vérifiez également si votre propre situation financière vous permet de payer. L'obligation alimentaire est limitée par vos facultés contributives (votre reste à vivre).
3. **Saisine du Juge aux Affaires Familiales (JAF) :** C'est le seul compétent pour trancher sur la dispense. Si le Conseil Départemental vous réclame une somme, vous devrez porter l'affaire devant le JAF.
Si vous le souhaitez, je peux vous lister précisément les types de comportements que les juges français ont déjà reconnus comme "manquements graves" pour accorder une dispense totale ou partielle.
Les enfants doivent des aliments à leurs père et mère ou autres ascendants qui sont dans le besoin.
Les gendres et belles-filles doivent également, et dans les mêmes circonstances, des aliments à leur beau-père et belle-mère, mais cette obligation cesse lorsque celui des époux qui produisait l'affinité et les enfants issus de son union avec l'autre époux sont décédés.
Les obligations résultant de ces dispositions sont réciproques. Néanmoins, quand le créancier aura lui-même manqué gravement à ses obligations envers le débiteur, le juge pourra décharger celui-ci de tout ou partie de la dette alimentaire. En cas de condamnation du créancier pour un crime commis sur la personne du débiteur ou l'un de ses ascendants, descendants, frères ou sœurs, le débiteur est déchargé de son obligation alimentaire à l'égard du créancier, sauf décision contraire du juge.
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e peux vous lister précisément les types de comportements que les juges français ont déjà reconnus comme "manquements graves"
Pour obtenir une dispense au titre de [l'article 207 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+207+Code+civil), le juge doit constater un manquement d'une **gravité suffisante**. La jurisprudence (l'ensemble des décisions des tribunaux) a permis de dessiner les contours de ce qui est accepté ou non.
Voici les comportements que les juges français reconnaissent régulièrement comme des motifs de dispense totale ou partielle :
### 1. L'abandon moral et l'absence de soins (Le plus fréquent)
Le juge peut vous dispenser si vous prouvez que votre mère s'est désintéressée de vous de manière prolongée et injustifiée, alors même que vous étiez en âge d'avoir besoin d'elle.
* **Exemple :** Une mère qui quitte le domicile familial en laissant ses enfants sans donner de nouvelles pendant des décennies.
* **Nuance stratégique :** Plus l'abandon a été précoce (enfance/adolescence), plus la dispense est facile à obtenir. Si l'abandon intervient à 25 ans, le juge sera beaucoup plus sévère, sauf si cet abandon est brutal et s'accompagne d'un refus d'aide lors d'un moment critique de votre vie.
### 2. Les violences physiques ou psychologiques
C'est le motif le plus "solide" juridiquement.
* **Comportements retenus :** Violences physiques, abus sexuels, mais aussi maltraitance psychologique avérée (insultes répétées, humiliations publiques, mise à la porte brutale).
* **Preuves nécessaires :** Certificats médicaux d'époque, plaintes, ou témoignages de tiers ayant assisté aux scènes.
### 3. Le manquement à l'obligation d'entretien et d'éducation
Si votre mère n'a pas contribué financièrement à votre éducation alors qu'elle en avait les moyens, elle manque à ses propres obligations.
* **Exemple :** Un parent qui ne paie pas la pension alimentaire fixée par un divorce pendant des années. Le juge considère alors qu'il y a une "réciprocité" : elle n'a pas aidé l'enfant, l'enfant n'a pas à l'aider.
### 4. Le comportement indigne ou scandaleux
Le juge peut retenir des comportements qui ont gravement porté préjudice à l'enfant ou à son honneur.
* **Exemples :** Dénonciations calomnieuses auprès de l'employeur de l'enfant, dilapidation du patrimoine familial laissant l'enfant dans le besoin, ou mise en danger de l'enfant par des activités illégales ou addictives (alcoolisme sévère avec mise en danger).
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### Pourquoi votre dossier est "à double tranchant" ?
Le juge va peser deux éléments :
1. **Le manquement de votre mère :** Est-ce qu'il y a 35 ans, elle a commis une faute (vous chasser, vous insulter, vous abandonner) ?
2. **Votre propre comportement :** Si c'est **vous** qui avez décidé de rompre tout contact sans motif grave (juste par incompatibilité d'humeur), le juge refusera la dispense car vous seriez à l'origine de la rupture.
### Ce que l'adversaire (le Conseil Départemental) va chercher à prouver :
Il va tenter de démontrer que votre mère a été une "bonne mère" jusqu'à vos 18 ou 20 ans et que la rupture est un choix personnel de votre part à l'âge adulte. Pour eux, si elle a rempli son rôle pendant 20 ans, elle a "acquis" son droit à l'aide alimentaire.
**Votre contre-attaque :** Vous devez démontrer que la rupture de contact il y a 35 ans n'était pas un simple choix de confort, mais une **nécessité de protection** face à un comportement maternel devenu insupportable ou destructeur.
Si vous avez des faits précis en tête (sans forcément les détailler ici s'ils sont intimes), je peux vous indiquer quel type de document (attestation, jugement ancien, courrier) serait le plus efficace pour les prouver devant un juge.
Le salarié titulaire d'un contrat de travail à durée indéterminée, licencié alors qu'il compte 8 mois d'ancienneté ininterrompus au service du même employeur, a droit, sauf en cas de faute grave, à une indemnité de licenciement. Les modalités de calcul de cette indemnité sont fonction de la rémunération brute dont le salarié bénéficiait antérieurement à la rupture du contrat de travail. Ce taux et ces modalités sont déterminés par voie réglementaire.
Si le licenciement d'un salarié survient pour une cause qui n'est pas réelle et sérieuse, le juge peut proposer la réintégration du salarié dans l'entreprise, avec maintien de ses avantages acquis. Si l'une ou l'autre des parties refuse cette réintégration, le juge octroie au salarié une indemnité à la charge de l'employeur, dont le montant est compris entre les montants minimaux et maximaux fixés dans le tableau ci-dessous. Ancienneté du salarié dans l'entreprise (en années complètes) Indemnité minimale (en mois de salaire brut) Indemnité maximale (en mois de salaire brut) 0 Sans objet 1 1 1 2 2 3 3,5 3 3 4 4 3 5 5 3 6 6 3 7 7 3 8 8 3 8 9 3 9 10 3 10 11 3 10,5 12 3 11 13 3 11,5 14 3 12 15 3 13 16 3 13,5 17 3 14 18 3 14,5 19 3 15 20 3 15,5 21 3 16 22 3 16,5 23 3 17 24 3 17,5 25 3 18 26 3 18,5 27 3 19 28 3 19,5 29 3 20 30 et au-delà 3 20 En cas de licenciement opéré dans une entreprise employant habituellement moins de onze salariés, les montants minimaux fixés ci-dessous sont applicables, par dérogation à ceux fixés à l'alinéa précédent : Ancienneté du salarié dans l'entreprise (en années complètes) Indemnité minimale (en mois de salaire brut) 0 Sans objet 1 0,5 2 0,5 3 1 4 1 5 1,5 6 1,5 7 2 8 2 9 2,5 10 2,5 Pour déterminer le montant de l'indemnité, le juge peut tenir compte, le cas échéant, des indemnités de licenciement versées à l'occasion de la rupture, à l'exception de l'indemnité de licenciement mentionnée à l'article L. 1234-9 . Cette indemnité est cumulable, le cas échéant, avec les indemnités prévues aux articles L. 1235-12 , L. 1235-13 et L. 1235-15 , dans la limite des montants maximaux prévus au présent article.
Tout licenciement pour motif personnel est motivé dans les conditions définies par le présent chapitre. Il est justifié par une cause réelle et sérieuse.