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Demande conjointe de levée de l'interdiction de sortie du territoire pour mineurs (JAF) Droit de la famille Divorce et séparation

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comment demander la levée de l'interdiction de sortie de territoire d'enfants mineurs (fixée par la JAF dans le jugement de divorce). Les parents sont d'accord pour le demander
Puisque les deux parents sont d'accord pour lever l'interdiction de sortie du territoire (IST) initialement fixée par le Juge aux affaires familiales (JAF), la procédure est simplifiée mais reste impérative pour mettre à jour le Fichier des personnes recherchées (FPR). Voici la stratégie et la démarche à suivre pour obtenir cette levée. ### 1. La procédure : La requête conjointe Lorsque les parents sont d'accord, la voie la plus rapide et la plus efficace est la **requête conjointe en vue de l'homologation d'une convention**. * **Le fondement juridique :** Selon [l'article 373-2-7 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+373-2-7+Code+civil), les parents peuvent saisir le juge pour faire homologuer une convention organisant les modalités de l'autorité parentale. Le juge l'homologue s'il constate que l'intérêt de l'enfant est préservé. * **La compétence :** Vous devez saisir le JAF du Tribunal judiciaire qui a rendu la décision initiale ou celui du lieu de résidence des enfants. ### 2. Le "Coup d'après" : Anticipation des blocages Même avec un accord total, soyez vigilants sur deux points : * **Le délai de traitement :** Le JAF ne statue pas instantanément. Si vous avez un voyage prévu prochainement, la procédure d'homologation peut prendre plusieurs mois selon l'encombrement du tribunal. * **L'alternative ponctuelle :** Si le besoin de sortie est exceptionnel (vacances précises), sachez que [l'article 373-2-6 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+373-2-6+Code+civil) permet une sortie avec l'accord des deux parents. Cependant, pour une levée **définitive** inscrite au fichier des personnes recherchées, seule une nouvelle décision de justice (ou une convention de divorce par acte d'avocat déposée au rang des minutes d'un notaire) est valable. ### 3. La charge de la preuve et pièces à fournir Le juge doit s'assurer que cet accord est réel et qu'il ne met pas l'enfant en danger (risque d'enlèvement). Vous devrez joindre : 1. La **requête conjointe** signée par les deux parents. 2. Une **convention** rédigée par écrit précisant explicitement que les parents demandent la suppression de la mention d'interdiction de sortie du territoire fixée par le jugement du [Date du jugement]. 3. La copie du jugement initial. 4. Les actes de naissance des enfants et des parents (moins de 3 mois). 5. La copie des pièces d'identité des deux parents. ### 4. Risques et pragmatisme * **Le risque de refus :** Il est quasi nul si l'accord est conjoint et qu'aucun parent n'a d'antécédents de soustraction d'enfant. * **Le coût :** Si vous passez par une requête conjointe sans avocat, la procédure est gratuite. Toutefois, passer par un avocat permet souvent d'obtenir une rédaction plus "carrée" de la convention, ce qui facilite l'homologation rapide par le juge. * **Après la décision :** Une fois l'ordonnance d'homologation obtenue, assurez-vous que le Procureur de la République procède bien à la radiation de l'interdiction au Fichier des personnes recherchées (FPR). Il est conseillé de voyager avec une copie de la nouvelle décision de justice pendant les premiers mois. ### Étapes à suivre immédiatement : 1. **Rédiger la convention** de levée d'IST (je peux vous aider pour la structure si besoin). 2. **Remplir le formulaire de requête** (Cerfa n° 11573*09 pour une demande conjointe). 3. **Déposer ou envoyer le dossier** complet au greffe du JAF par lettre recommandée avec accusé de réception. Si vous le souhaitez, je peux rédiger pour vous le modèle de convention parentale à joindre à votre demande pour garantir qu'elle soit juridiquement complète.
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 373-2-6 du Code civil

Le juge du tribunal judiciaire délégué aux affaires familiales règle les questions qui lui sont soumises dans le cadre du présent chapitre en veillant spécialement à la sauvegarde des intérêts des enfants mineurs. Le juge peut prendre les mesures permettant de garantir la continuité et l'effectivité du maintien des liens de l'enfant avec chacun de ses parents. Il peut notamment ordonner l'interdiction de sortie de l'enfant du territoire français sans l'autorisation des deux parents. Cette interdiction de sortie du territoire sans l'autorisation des deux parents est inscrite au fichier des personnes recherchées par le procureur de la République. Il peut également, en cas de désaccord entre les parents sur l'exercice du droit à l'image de l'enfant, interdire à l'un des parents de diffuser tout contenu relatif à l'enfant sans l'autorisation de l'autre parent. Il peut, même d'office, ordonner une astreinte pour assurer l'exécution de sa décision. Si les circonstances en font apparaître la nécessité, il peut assortir d'une astreinte la décision rendue par un autre juge ainsi que l'accord parental constaté dans l'un des titres mentionnés aux 1° et 2° du I de l' article 373-2-2 . Les dispositions des articles L. 131-2 à L. 131-4 du code des procédures civiles d'exécution sont applicables. Il peut également, lorsqu'un parent fait délibérément obstacle de façon grave ou renouvelée à l'exécution de l'un des titres mentionnés aux 1° à 6° du I de l'article 373-2-2, le condamner au paiement d'une amende civile d'un montant qui ne peut excéder 10 000 €.

📄 Article 373-2-7 du Code civil

Les parents peuvent saisir le juge aux affaires familiales afin de faire homologuer la convention par laquelle ils organisent les modalités d'exercice de l'autorité parentale et fixent la contribution à l'entretien et à l'éducation de l'enfant. Le juge homologue la convention sauf s'il constate qu'elle ne préserve pas suffisamment l'intérêt de l'enfant ou que le consentement des parents n'a pas été donné librement.

📄 Article 373-2-8 du Code civil

Le juge peut également être saisi par l'un des parents ou le ministère public, qui peut lui-même être saisi par un tiers, parent ou non, à l'effet de statuer sur les modalités d'exercice de l'autorité parentale et sur la contribution à l'entretien et à l'éducation de l'enfant.
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les indemnités percus dans le cadre d'une procèdure en engagement de responsabilité de l'hopital sont elles un bien propre ou commun ?
Dans le cadre d'un régime de communauté légale (le régime par défaut en France), la qualification des indemnités reçues suite à une action en responsabilité contre un hôpital dépend de la **nature du préjudice** que ces sommes viennent réparer. Le droit français distingue ce qui est attaché à la personne (propre) de ce qui compense une perte de revenus ou un coût pour le foyer (commun). ### 1. La distinction juridique : Propre par nature vs Acquêt Selon [l'article 1404 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+1404+Code+civil), forment des **biens propres par nature** les actions en réparation d'un dommage corporel ou moral. * **Sont des biens propres :** Les indemnités réparant un préjudice strictement personnel. Cela inclut le *pretium doloris* (prix de la douleur), le préjudice esthétique, le préjudice d'agrément (impossibilité de pratiquer un sport, etc.) ou le déficit fonctionnel permanent. Ces sommes n'entrent pas dans la communauté et restent à l'époux victime en cas de divorce. * **Sont des biens communs :** Les indemnités qui compensent une perte de revenus (incapacité temporaire de travail) ou des frais qui ont été supportés par le couple (frais médicaux payés par la communauté). La jurisprudence considère que ce qui remplace un revenu qui aurait été commun (le salaire) devient commun. ### 2. Le "Coup d'après" : Le risque de confusion des fonds C'est ici que se situe le principal danger stratégique. Même si une indemnité est "propre" par nature (ex: 50 000 € pour préjudice moral), si vous déposez cette somme sur un **compte joint** ou sur un compte courant ouvert pendant le mariage, elle se mélange aux fonds communs. En cas de divorce, en vertu de la présomption de communauté de [l'article 1402 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+1402+Code+civil), l'autre conjoint pourra prétendre que cet argent est commun. Ce sera à vous de prouver l'origine propre des fonds, ce qui est parfois complexe des années plus tard. ### 3. La charge de la preuve et traçabilité Pour protéger ces indemnités, vous devez impérativement : 1. **Conserver le jugement ou le protocole transactionnel** avec l'hôpital qui détaille poste par poste le calcul de l'indemnité (pour distinguer la part "propre" de la part "commune"). 2. **Ouvrir un compte bancaire personnel** (compte de propre) pour y verser uniquement cette indemnité. 3. **Effectuer une "déclaration d'emploi"** si vous utilisez cet argent pour acheter un bien (ex: une voiture ou un apport immobilier). Selon [l'article 1434 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+1434+Code+civil), il faut préciser dans l'acte d'achat que les fonds proviennent de votre indemnité propre pour que le nouveau bien reste votre propriété personnelle. ### 4. Risque et stratégie (Le "Go/No-Go") * **Si vous êtes en procédure de divorce :** L'autre époux tentera probablement de réclamer la moitié des indemnités liées à la perte de salaire. Assurez-vous que votre avocat demande au tribunal (ou à l'expert médical) une ventilation précise des préjudices. * **Si vous utilisez l'argent pour le foyer :** Si vous financez des travaux dans la maison commune avec votre indemnité propre, la communauté vous devra une **récompense** lors de la liquidation du régime matrimonial (remboursement de la somme investie, potentiellement réévaluée). **Conseil pragmatique :** Ne signez jamais un accord global forfaitaire avec l'hôpital sans que le détail des postes de préjudice ne soit écrit. Sans ce détail, la qualification de "bien propre" sera beaucoup plus difficile à soutenir devant un notaire ou un juge. Si vous avez déjà reçu un document de l'hôpital ou de l'assurance, je peux vous aider à analyser la ventilation des sommes pour identifier ce qui est propre et ce qui est commun.
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 1401 du Code civil

La communauté se compose activement des acquêts faits par les époux ensemble ou séparément durant le mariage, et provenant tant de leur industrie personnelle que des économies faites sur les fruits et revenus de leurs biens propres.

📄 Article 1402 du Code civil

Tout bien, meuble ou immeuble, est réputé acquêt de communauté si l'on ne prouve qu'il est propre à l'un des époux par application d'une disposition de la loi. Si le bien est de ceux qui ne portent pas en eux-mêmes preuve ou marque de leur origine, la propriété personnelle de l'époux, si elle est contestée, devra être établie par écrit. A défaut d'inventaire ou autre preuve préconstituée, le juge pourra prendre en considération tous écrits, notamment titres de famille, registres et papiers domestiques, ainsi que documents de banque et factures. Il pourra même admettre la preuve par témoignage ou présomption, s'il constate qu'un époux a été dans l'impossibilité matérielle ou morale de se procurer un écrit.

📄 Article 1425 du Code civil

Les époux ne peuvent, l'un sans l'autre, donner à bail un fonds rural ou un immeuble à usage commercial, industriel ou artisanal dépendant de la communauté. Les autres baux sur les biens communs peuvent être passés par un seul conjoint et sont soumis aux règles prévues pour les baux passés par l'usufruitier.
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c'est la fille de la personne décédée pour qui la procèdure en responsabilité a été engagée qui va percevoir l'indemnité
Dans ce cas précis, la situation juridique change radicalement : nous ne sommes plus dans le cadre de la réparation d'un préjudice corporel direct, mais dans celui d'une **indemnité perçue par un héritier** (la fille) suite au décès de son parent. Voici l'analyse stratégique de la nature de ces fonds au regard du droit français. ### 1. La nature des indemnités : Des biens propres par succession Lorsqu'un enfant perçoit des indemnités suite au décès d'un parent (responsabilité médicale de l'hôpital), ces sommes tombent dans son patrimoine sous deux formes, toutes deux qualifiées de **biens propres** : 1. **Le préjudice moral personnel (Action "de ricocher") :** La fille perçoit une indemnité pour sa propre souffrance liée à la perte de son parent. Selon [l'article 1404 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+1404+Code+civil), les actions en réparation d'un dommage moral sont des propres par nature. 2. **L'action successorale (Action "transmise") :** Si la procédure visait à réparer les souffrances subies par le défunt *avant* son décès, ce droit à indemnisation fait partie de la succession. En tant qu'héritière, elle recueille cette créance. Or, selon [l'article 1405 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+1405+Code+civil), les biens acquis par succession ou libéralité (donnation) restent des **biens propres**. **Conclusion :** Que ce soit au titre de son propre préjudice moral ou au titre de la succession de son parent, l'indemnité versée à la fille est un **bien propre**. Son conjoint n'a aucun droit sur ce capital en cas de divorce. ### 2. Le "Coup d'après" : La contamination par les fruits Si le capital est un bien propre, attention à ses revenus (intérêts). * **Le capital :** Reste propre à la fille. * **Les intérêts :** Si cet argent est placé (livret, assurance-vie), les intérêts produits pendant le mariage tombent, eux, dans la **communauté**. C'est une règle constante : les revenus des propres sont des acquêts. * **Le risque :** En cas de mélange sur un compte joint, la communauté pourrait tenter d'absorber le tout. ### 3. La charge de la preuve : Sanctuariser l'indemnité Pour éviter que ces fonds ne perdent leur caractère "propre" au fil des années, la fille doit suivre une stratégie de cloisonnement : * **Preuve de l'origine :** Conserver précieusement le jugement condamnant l'hôpital et l'attestation de versement de l'assureur ou du Trésor Public. * **Compte dédié :** Il est impératif de verser cette somme sur un compte bancaire **ouvert à son seul nom** et, idéalement, de ne pas y effectuer d'autres mouvements (salaires, factures) pour éviter la confusion des fonds prévue à [l'article 1402 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+1402+Code+civil). ### 4. Stratégie d'investissement (Réemploi) Si elle souhaite utiliser cet argent pour un projet familial (achat d'une résidence, travaux) : * Elle doit impérativement insérer une **clause d'emploi ou de réemploi** dans l'acte notarié conformément à [l'article 1434 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+1434+Code+civil). * **Sans cette clause :** Le bien acheté sera considéré comme commun, et elle n'aura droit qu'à une "récompense" (un remboursement théorique) lors du divorce, ce qui est beaucoup moins protecteur qu'une part de propriété exclusive. **Pragmatisme :** Si la somme est importante, il est conseillé de consulter un notaire dès la perception des fonds pour acter leur caractère propre, surtout si elle compte les investir. Souhaitez-vous que je vous explique comment rédiger une clause de remploi si elle envisage d'utiliser ces fonds pour un achat immobilier prochainement ?
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 1240 du Code civil

Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer.

📄 Article 1241 du Code civil

Chacun est responsable du dommage qu'il a causé non seulement par son fait, mais encore par sa négligence ou par son imprudence.

📄 Article 776 du Code civil

L'option exercée a un effet rétroactif au jour de l'ouverture de la succession.
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