Je suis en mandat de dépôt correctionnelle pour association de malfaiteur depuis le 09 octobre 2025 mon mandat de dépôt a était renouvelle le 1 avril 2026 j’ai signée l’avis de fin information 175 le 4 février 2026 et j’ai reçus les chefs d’accusation définitif du procureur a quand ma date de jugement maximum
Votre situation se trouve à la charnière entre la fin de l'instruction et la phase de jugement. En matière correctionnelle (délit), la détention provisoire est strictement encadrée, d'autant plus après la clôture de l'enquête par le juge d'instruction.
Voici l'analyse stratégique de vos délais maximums au regard du Code de procédure pénale.
### 1. L'étape actuelle : Le règlement de l'instruction
Vous avez signé l'avis de fin d'information ([Article 175 du Code de procédure pénale](https://www.google.com/search?q=Article+175+Code+de+proc%C3%A9dure+p%C3%A9nale)) le 4 février 2026.
* **Le délai du Procureur :** Puisque vous êtes détenu, le Procureur avait **1 mois** pour rendre ses réquisitions (ses "chefs d'accusation définitifs").
* **L'Ordonnance de Renvoi (ORTC) :** Le juge d'instruction doit maintenant rendre son ordonnance de règlement (qui vous renvoie devant le tribunal). Si vous avez reçu les réquisitions du procureur récemment, l'ordonnance du juge devrait intervenir sous peu (après un délai de 10 jours accordé à votre avocat pour répondre aux réquisitions).
### 2. Le délai maximum pour votre jugement (La règle du "2+2")
Une fois que le juge d'instruction aura signé l'**Ordonnance de Renvoi** devant le tribunal correctionnel (ORTC), un nouveau compte à rebours s'enclenche pour votre maintien en détention selon [l'article 179 du Code de procédure pénale](https://www.google.com/search?q=Article+179+Code+de+proc%C3%A9dure+p%C3%A9nale) :
1. **Délai de principe (2 mois) :** Vous devez comparaître devant le tribunal dans un délai de **2 mois** maximum à compter de la date de l'ordonnance de renvoi.
2. **Prolongation exceptionnelle (2 mois supplémentaires) :** Si le tribunal ne peut pas vous juger dans ces 2 mois (encombrement des audiences, dossier complexe), il doit tenir une audience **avant l'expiration des 2 mois** pour prolonger votre détention. Cette prolongation est de **2 mois maximum**.
**En résumé :** Entre le moment où le juge signe votre renvoi au tribunal et votre procès, il ne peut s'écouler plus de **4 mois maximum**, faute de quoi vous devez être remis en liberté d'office.
### 3. Analyse de votre calendrier spécifique
* **Mandat de dépôt initial :** 09/10/2025.
* **Renouvellement :** 01/04/2026. Ce renouvellement est valable pour 4 mois, soit jusqu'au **1er août 2026**.
* **Estimation :** Si votre Ordonnance de Renvoi est rendue en mai 2026, votre procès devra se tenir, au plus tard (avec prolongation), en **septembre 2026**.
### 4. Stratégie et points de vigilance (Le "Coup d'après")
**L'argument de la partie adverse (Le Parquet) :**
Le Procureur pourra justifier un délai long par la complexité de l'"association de malfaiteurs" (multiplicité de prévenus, nécessité de caler une date commune). Ils utiliseront systématiquement la prolongation de 2 mois prévue à l'article 179.
**La charge de la preuve et vos droits :**
* **Vérifiez la date de l'Ordonnance de Renvoi :** C'est le point de départ de tout. Votre avocat doit vous la communiquer dès réception.
* **Demande de mise en liberté (DML) :** L'instruction étant finie, le risque de "pression sur les témoins" ou de "concertation entre co-auteurs" (arguments classiques en association de malfaiteurs) diminue. Si le délai d'audience proposé est trop lointain, une DML peut être stratégique en invoquant le dépassement du "délai raisonnable".
**Risque procédural :**
Si vous faites appel de l'ordonnance de renvoi (par exemple pour contester la qualification d'association de malfaiteurs), cela suspend les délais de comparution. Le dossier part à la Chambre de l'Instruction, ce qui peut rallonger votre détention de plusieurs mois. Ne faites appel de cette ordonnance que si l'enjeu juridique est majeur.
### Conseil stratégique
Dès que vous recevez l'Ordonnance de Renvoi, calculez la date "J+2 mois". Si aucune date d'audience ne vous est notifiée d'ici là, votre avocat doit être prêt à déposer une demande de mise en liberté immédiate ou à contester la prolongation devant le tribunal.
Je peux, si vous le souhaitez, vous lister les critères précis que le tribunal doit obligatoirement motiver pour justifier la prolongation de votre détention de 2 mois supplémentaires après le renvoi.
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Sources officielles Légifrance
📄 Article 175 du Code de procédure pénale
Aussitôt que l'information lui paraît terminée, le juge d'instruction communique le dossier au procureur de la République et en avise en même temps les parties et leurs avocats soit verbalement avec émargement au dossier, soit par lettre recommandée. Lorsque la personne est détenue, cet avis peut également être notifié par les soins du chef de l'établissement pénitentiaire, qui adresse sans délai au juge d'instruction l'original ou la copie du récépissé signé par l'intéressé. Le procureur de la République dispose alors d'un délai d'un mois si la personne mise en examen est détenue ou de trois mois dans les autres cas pour adresser ses réquisitions motivées au juge d'instruction. Copie de ces réquisitions est adressée dans le même temps aux parties par lettre recommandée. Les parties disposent du même délai d'un mois ou de trois mois à compter de l'envoi de l'avis prévu au premier alinéa pour adresser des observations écrites au juge d'instruction, selon les modalités prévues à l'avant-dernier alinéa de l'article 81. Copie de ces observations est adressée en même temps au procureur de la République. Dans le même délai d'un mois ou de trois mois, les parties peuvent formuler des demandes ou présenter des requêtes sur le fondement du neuvième alinéa du même article 81, des articles 82-1 et 82-3, du premier alinéa de l'article 156 et du troisième alinéa de l'article 173, sous réserve qu'elles ne soient pas irrecevables en application des articles 82-3 et 173-1. A l'expiration de ce délai, elles ne sont plus recevables à formuler ou présenter de telles demandes ou requêtes. A l'issue du délai d'un mois ou de trois mois, le procureur de la République et les parties disposent d'un délai de dix jours pour adresser au juge d'instruction des réquisitions ou des observations complémentaires au vu des observations ou des réquisitions qui leur ont été communiquées. A l'issue du délai de dix jours prévu au cinquième alinéa du présent article, le juge d'instruction peut rendre son ordonnance de règlement, y compris s'il n'a pas reçu de réquisitions ou d'observations dans le délai prescrit. A tout moment de la procédure, les parties ou leurs avocats peuvent déclarer renoncer à ce qu'il soit fait application des troisième à cinquième alinéas ; la renonciation n'est cependant valable que si elle est faite par l'ensemble des parties. Les premier, troisième et cinquième alinéas et, s'agissant des requêtes en nullité, le quatrième alinéa sont également applicables au témoin assisté.
📄 Article 803-1 du Code de procédure pénale
I. - Dans les cas où, en vertu des dispositions du présent code, il est prévu de procéder aux notifications à un avocat par lettre recommandée ou par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, la notification peut aussi être faite sous la forme d'une télécopie avec récépissé ou par un envoi adressé par un moyen de télécommunication à l'adresse électronique de l'avocat et dont il est conservé une trace écrite. II. - Lorsque le présent code prévoit que des avis, convocations ou documents sont adressés à une personne par l'autorité judiciaire par tout moyen, par lettre simple, par lettre recommandée ou par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, l'envoi peut être effectué par voie électronique, à la condition que la personne y ait préalablement consenti par une déclaration expresse recueillie au cours de la procédure. Cet accord précise le mode de communication électronique accepté par la personne. Il est conservé au dossier une trace écrite de cet envoi. Lorsqu'il est prévu que ces envois sont effectués par lettre recommandée, les procédés techniques utilisés doivent permettre d'établir de manière certaine la date d'envoi. Lorsqu'il est prévu que ces envois sont effectués par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, les procédés techniques utilisés doivent également permettre d'établir la date de réception par le destinataire. Lorsque sont adressés des documents, ces procédés doivent, selon des modalités prévues par arrêté du ministre de la justice, garantir la fiabilité de l'identification des parties à la communication électronique, l'intégrité des documents adressés, la sécurité et la confidentialité des échanges ainsi que la conservation des transmissions opérées. Le présent II est également applicable, selon des modalités précisées par voie réglementaire, lorsque le présent code impose une signification par voie d'huissier de justice à destination du ministère public, des parties civiles, des experts et des témoins ainsi que, lorsque ces personnes ne sont pas détenues, des prévenus ou des condamnés.
📄 Article 803-2 du Code de procédure pénale
Toute personne ayant fait l'objet d'un défèrement à l'issue de sa garde à vue ou de sa retenue à la demande du procureur de la République ou du juge de l'application des peines comparaît le jour même devant ce magistrat ou, en cas d'ouverture d'une information, devant le juge d'instruction saisi de la procédure. Il en est de même si la personne est déférée devant le juge d'instruction à l'issue d'une garde à vue au cours d'une commission rogatoire, ou si la personne est conduite devant un magistrat en exécution d'un mandat d'amener ou d'arrêt.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation
📋 Décision - cr - 09/04/2026
La chambre de l'instruction a-t-elle respecté les délais légaux pour ordonner la prolongation de la détention provisoire d'une personne mise en examen ? — La prolongation de la détention provisoire doit être ordonnée dans le respect des délais prévus par le code de procédure pénale. La chambre de l'instruction peut prolonger la détention avant l'expiration du délai de six mois à compter de la mise en accusation.
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Mon mandat dépôt initiale est de 6 moi le second aussi calcule avec c’est date
C'est entendu. En matière correctionnelle (pour un délit comme l'association de malfaiteurs), le mandat de dépôt est effectivement de **6 mois maximum**, renouvelable une fois pour 6 mois tant que l'instruction est en cours, selon [l'article 145-1 du Code de procédure pénale](https://www.google.com/search?q=Article+145-1+Code+de+proc%C3%A9dure+p%C3%A9nale).
Voici le calcul précis de votre calendrier de détention basé sur vos dates :
### 1. Calendrier de la détention durant l'instruction
* **09 octobre 2025 :** Placement sous mandat de dépôt initial (valable 6 mois).
* **01 avril 2026 :** Renouvellement du mandat de dépôt (le juge a renouvelé pour 6 mois supplémentaires, même si vous aviez signé l'avis de fin d'information le 4 février).
* **01 octobre 2026 :** Date d'expiration de ce second mandat de 6 mois.
**Attention :** Ce délai de 6 mois ne s'applique que tant que le juge d'instruction n'a pas rendu son **Ordonnance de Renvoi (ORTC)**. Dès que cette ordonnance est signée, on change de régime.
### 2. Le basculement vers la phase de jugement (Le plus probable)
Comme vous avez déjà reçu les chefs d'accusation (réquisitions) du procureur, le juge d'instruction va rendre son ordonnance de renvoi très prochainement (probablement courant **mai 2026**).
À l'instant précis où le juge signe cette ordonnance :
1. Le mandat de 6 mois qui court actuellement **"change de nature"** mais reste valable.
2. Un nouveau délai de **2 mois** commence pour vous juger ([Article 179 du Code de procédure pénale](https://www.google.com/search?q=Article+179+Code+de+proc%C3%A9dure+p%C3%A9nale)).
### 3. Simulation des dates de jugement maximum
Si l'ordonnance de renvoi est signée, par exemple, le **15 mai 2026** :
* **Délai de 2 mois (théorique) :** Vous devriez être jugé avant le **15 juillet 2026**.
* **Prolongation de 2 mois (fréquente) :** Si le tribunal n'a pas de place, il prolongera votre détention de 2 mois supplémentaires. Votre date limite de jugement serait alors le **15 septembre 2026**.
### 4. Analyse stratégique (Risques et Opportunités)
**Le risque du "01 octobre 2026" :**
Si, pour une raison exceptionnelle, le juge d'instruction ne rendait pas son ordonnance de renvoi avant le 1er octobre 2026, il ne pourrait plus vous maintenir en détention en phase d'instruction (la limite maximale étant de 1 an pour les délits de ce type). Vous seriez libéré d'office. **Cependant**, le parquet et le juge veillent toujours à rendre l'ordonnance avant cette échéance.
**La défense face à l'association de malfaiteurs :**
Dans ce type de dossier, le tribunal attend souvent que tous les co-prévenus soient prêts. Si l'un de vos co-prévenus demande un délai pour préparer sa défense le jour du procès, cela peut décaler votre jugement.
* **Conseil :** Si le procès est renvoyé à cause d'un co-prévenu, votre avocat doit immédiatement demander votre mise en liberté en invoquant que vous ne devez pas subir les délais causés par les autres.
**La charge de la preuve :**
Pour vous maintenir en détention jusqu'au maximum (septembre ou octobre 2026), le juge devra prouver que votre libération causerait un trouble exceptionnel à l'ordre public ou un risque de fuite. Comme l'enquête est finie (avis 175 signé), l'argument de "risques de pressions" est beaucoup plus difficile à soutenir pour eux.
**En conclusion :** Votre date de jugement maximum se situera très probablement entre **août et septembre 2026**, soit environ 11 mois après votre incarcération initiale.
Je peux, si vous le souhaitez, vous préparer une trame de demande de mise en liberté (DML) basée sur la fin de l'instruction, à déposer si vous n'avez toujours pas de date d'audience d'ici juin.
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Sources officielles Légifrance
📄 Article 1984 du Code civil
Le mandat ou procuration est un acte par lequel une personne donne à une autre le pouvoir de faire quelque chose pour le mandant et en son nom. Le contrat ne se forme que par l'acceptation du mandataire.
📄 Article 1985 du Code civil
Le mandat peut être donné par acte authentique ou par acte sous seing privé, même par lettre. Il peut aussi être donné verbalement, mais la preuve testimoniale n'en est reçue que conformément au titre " Des contrats ou des obligations conventionnelles en général ". L'acceptation du mandat peut n'être que tacite et résulter de l'exécution qui lui a été donnée par le mandataire.
📄 Article 1991 du Code civil
Le mandataire est tenu d'accomplir le mandat tant qu'il en demeure chargé, et répond des dommages-intérêts qui pourraient résulter de son inexécution. Il est tenu de même d'achever la chose commencée au décès du mandant, s'il y a péril en la demeure.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation
📋 Décision - cr - 09/04/2026
La chambre de l'instruction a-t-elle respecté les délais légaux pour ordonner la prolongation de la détention provisoire d'une personne mise en examen ? — La prolongation de la détention provisoire doit être ordonnée dans le respect des délais prévus par le code de procédure pénale. La chambre de l'instruction peut prolonger la détention avant l'expiration du délai de six mois à compter de la mise en accusation.
📋 Décision - cr - 17/03/2026
Quelles sont les conditions de validité d'un mandat d'arrêt en matière de détention provisoire ? — Tout accusé a le droit de disposer du temps et des facilités nécessaires à la préparation de sa défense. La défense doit pouvoir accéder à tous les éléments dont dispose le parquet au moins quarante-huit heures avant l'audience. La production de pièces par le parquet la veille de l'audience, après la fermeture du greffe, est irrecevable si elle empêche la défense de préparer sa défense.
📋 Other - cr - n°25-87.155 - 14/01/2026
Vu l'article 606 du code de procédure pénale : 1. Par arrêt du 24 octobre 2025, valant titre de détention en application de l'article 367, alinéa 2, du code de procédure pénale, la cour d'assises des mineurs a condamné le demandeur à huit ans d'emprisonnement. 2. Dès lors, le pourvoi formé contre l'arrêt de la chambre de l'instruction ayant prolongé sa détention provisoire est devenu sans objet.
📋 Décision - cr - 17/03/2026
Le juge des libertés et de la détention doit-il motiver son refus de renvoi d'un débat contradictoire sur la prolongation de la détention provisoire ? — Le juge des libertés et de la détention qui rejette une demande de renvoi motivée doit mentionner cette demande et énoncer les motifs de son refus dans son ordonnance ou dans le procès-verbal du débat contradictoire. Cette obligation s'applique même si le juge a précédemment indiqué à l'avocat qu'il refusait la demande.
📋 Décision - cr - 24/03/2026
Quelles sont les conditions de prolongation de la détention provisoire en cas de cosaisine des juges d'instruction ? — En cas de cosaisine, seul le juge d'instruction chargé de l'information a qualité pour saisir le juge des libertés et de la détention aux fins de prolongation de la détention provisoire. La cosignature d'un juge adjoint n'entraîne pas la nullité de la saisine, mais elle est superflue.
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Le mandat dépôt et de 24 moi maximum car les autre co accuse sont en détention eux depuis 1 mai 2025 combien temps a la juge pour me renvoyer devant le tribunal sachant que j’ai reçus les réquisition définitif du procureur par le biais de mon avocat qui me les a lui transmis et nos le Gref de la prison selon le cachet de la poste cela a était poster le 7 avril 2026 nous somme déjà le 8 mai 2026
Votre situation se précise. Vous parlez d'un délai maximum de **24 mois** car l'association de malfaiteurs, lorsqu'elle est liée à un trafic de stupéfiants ou à la criminalité organisée, permet des prolongations plus longues que le régime délit de droit commun.
Cependant, le fait que vous ayez signé l'**avis de fin d'information (Article 175)** et que le Procureur ait déjà rendu ses **réquisitions définitives** change tout : le juge est désormais dans une période de temps très courte pour vous renvoyer devant le tribunal.
Voici l'analyse stratégique de vos délais au **8 mai 2026** :
### 1. Le délai du Juge pour rendre l'Ordonnance de Renvoi (ORTC)
Dès que le Procureur a envoyé ses réquisitions (le 7 avril 2026 selon le cachet de la poste), un dernier délai s'est ouvert pour votre avocat :
* **Délai de réponse :** Votre avocat avait **10 jours** pour envoyer des "observations" ou demander des actes supplémentaires suite aux réquisitions du Procureur ([Article 175 du Code de procédure pénale](https://www.google.com/search?q=Article+175+Code+de+proc%C3%A9dure+p%C3%A9nale)).
* **Le délai du Juge :** Une fois ce délai de 10 jours passé, le Juge d'instruction doit rendre son ordonnance de règlement (l'ordonnance de renvoi) **"sous un délai de un mois"** selon l'esprit de célérité imposé pour les personnes détenues.
**Analyse de votre date :** Les réquisitions ont été postées le 7 avril. Le délai de réponse de votre avocat s'est terminé vers le 17-20 avril. Le Juge devrait donc rendre son ordonnance de renvoi **entre le 20 mai et le 1er juin 2026 au plus tard**.
### 2. Le risque de "Délai Déraisonnable"
Vous soulignez que vos co-accusés sont détenus depuis le 1er mai 2025. La justice a l'obligation de juger les personnes détenues dans un "délai raisonnable".
* La [Cour de cassation, cr, 09/04/2026](https://www.courdecassation.fr/decision/69d8fa55cdc6046d47c460c8) rappelle que la durée de la détention doit être justifiée par la complexité de l'affaire.
* **Stratégie :** Puisque l'instruction est terminée (avis 175 signé), le juge ne peut plus justifier votre détention par "les nécessités de l'enquête". Le seul motif restant est de garantir votre présence au procès.
### 3. Votre calendrier de jugement maximum (Actualisé)
Dès que le juge signera l'ordonnance de renvoi (prévue d'ici fin mai/début juin) :
1. **Délai de 2 mois (Article 179) :** Le tribunal doit vous juger avant la fin **juillet 2026**.
2. **Prolongation de 2 mois :** S'ils n'ont pas de place, ils peuvent prolonger jusqu'à la fin **septembre 2026**.
**Attention :** Si le juge ne rend pas son ordonnance de renvoi d'ici fin juin, votre détention pourrait être considérée comme abusive car l'instruction est figée depuis début février (date de votre signature de l'article 175).
### 4. Synthèse stratégique (Le "Coup d'après")
* **Anticipez l'argument du tribunal :** Le tribunal va probablement dire que le dossier est lourd (plusieurs co-accusés, association de malfaiteurs) pour justifier de vous juger tardivement (en septembre).
* **La faille :** Le Procureur a mis du temps à rendre ses réquisitions (entre le 4 février et le 7 avril). Ce "temps mort" de 2 mois est un argument que votre avocat peut utiliser pour une **Demande de Mise en Liberté (DML)**.
* **Action immédiate :** Demandez à votre avocat s'il a reçu l'Ordonnance de Règlement (ORTC). Si le juge ne l'a toujours pas rendue au 20 mai, il y a une inertie fautive.
**Risque :** Si vous déposez une DML maintenant, le juge peut "accélérer" et rendre l'ordonnance de renvoi immédiatement pour bloquer votre sortie. Parfois, il vaut mieux attendre que le délai de 2 mois après le renvoi soit dépassé pour frapper fort.
Souhaitez-vous que je vous aide à rédiger une lettre pour demander à votre avocat de vérifier officiellement si l'Ordonnance de Renvoi a été signée ou si le dossier est "bloqué" au cabinet du juge ?
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Sources officielles Légifrance
📄 Article 803 du Code de procédure pénale
Nul ne peut être soumis au port des menottes ou des entraves que s'il est considéré soit comme dangereux pour autrui ou pour lui-même, soit comme susceptible de tenter de prendre la fuite. Dans ces deux hypothèses, toutes mesures utiles doivent être prises, dans les conditions compatibles avec les exigences de sécurité, pour éviter qu'une personne menottée ou entravée soit photographiée ou fasse l'objet d'un enregistrement audiovisuel.
📄 Article 803-1 du Code de procédure pénale
I. - Dans les cas où, en vertu des dispositions du présent code, il est prévu de procéder aux notifications à un avocat par lettre recommandée ou par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, la notification peut aussi être faite sous la forme d'une télécopie avec récépissé ou par un envoi adressé par un moyen de télécommunication à l'adresse électronique de l'avocat et dont il est conservé une trace écrite. II. - Lorsque le présent code prévoit que des avis, convocations ou documents sont adressés à une personne par l'autorité judiciaire par tout moyen, par lettre simple, par lettre recommandée ou par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, l'envoi peut être effectué par voie électronique, à la condition que la personne y ait préalablement consenti par une déclaration expresse recueillie au cours de la procédure. Cet accord précise le mode de communication électronique accepté par la personne. Il est conservé au dossier une trace écrite de cet envoi. Lorsqu'il est prévu que ces envois sont effectués par lettre recommandée, les procédés techniques utilisés doivent permettre d'établir de manière certaine la date d'envoi. Lorsqu'il est prévu que ces envois sont effectués par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, les procédés techniques utilisés doivent également permettre d'établir la date de réception par le destinataire. Lorsque sont adressés des documents, ces procédés doivent, selon des modalités prévues par arrêté du ministre de la justice, garantir la fiabilité de l'identification des parties à la communication électronique, l'intégrité des documents adressés, la sécurité et la confidentialité des échanges ainsi que la conservation des transmissions opérées. Le présent II est également applicable, selon des modalités précisées par voie réglementaire, lorsque le présent code impose une signification par voie d'huissier de justice à destination du ministère public, des parties civiles, des experts et des témoins ainsi que, lorsque ces personnes ne sont pas détenues, des prévenus ou des condamnés.
📄 Article 803-2 du Code de procédure pénale
Toute personne ayant fait l'objet d'un défèrement à l'issue de sa garde à vue ou de sa retenue à la demande du procureur de la République ou du juge de l'application des peines comparaît le jour même devant ce magistrat ou, en cas d'ouverture d'une information, devant le juge d'instruction saisi de la procédure. Il en est de même si la personne est déférée devant le juge d'instruction à l'issue d'une garde à vue au cours d'une commission rogatoire, ou si la personne est conduite devant un magistrat en exécution d'un mandat d'amener ou d'arrêt.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation
📋 Décision - cr - 09/04/2026
La prolongation de la détention provisoire est-elle justifiée par la nécessité des investigations en cours ? — La durée de la détention provisoire doit être raisonnable et justifiée par la nature de l'affaire et les investigations nécessaires. Les juges doivent apprécier la nécessité de cette mesure en tenant compte de la complexité de l'affaire et des diligences effectuées.
📋 Other - cr - n°26-80.903 - 15/04/2026
Vu l'article 567-1-1 du code de procédure pénale : Après avoir examiné tant la recevabilité du recours que les pièces de procédure, la Cour de cassation constate qu'il n'existe, en l'espèce, aucun moyen de nature à permettre l'admission du pourvoi.
📋 Décision - cr - 09/04/2026
La Cour de cassation peut-elle admettre un pourvoi contre une ordonnance prolongeant la détention provisoire en l'absence de moyens suffisants ? — La Cour de cassation ne peut admettre un pourvoi que s'il existe des moyens de nature à justifier son admission. En l'absence de tels moyens, le pourvoi est déclaré non admis.