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Succession ou donation à 79 ans avec un enfant Droit des successions Donation

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Bonjour j'ai 79 ans un seul enfant, une maison et des pièces d'investissement..... je penche pour la succession plutôt que la donation..... votre avis ??? merci
Bonjour. À 79 ans, votre situation patrimoniale (un enfant unique, un bien immobilier et des valeurs mobilières) est classique, mais le choix entre **succession** (attendre le décès) et **donation** (anticiper de votre vivant) a des conséquences fiscales et juridiques majeures. Voici une analyse stratégique pour vous aider à trancher, en tenant compte du droit français. ## 1. L'anticipation fiscale : Le "Coup d'après" Si vous choisissez la **succession**, votre enfant bénéficiera de l'abattement légal de 100 000 € prévu par la loi. Cependant, si votre patrimoine (maison + pièces) dépasse largement cette somme, l'administration fiscale prélèvera des droits de succession progressifs qui peuvent grimper rapidement jusqu'à 20 %, voire 45 % au-delà de certaines tranches. **La stratégie de la donation :** L'avantage de la donation est le renouvellement de l'abattement de 100 000 € tous les 15 ans selon [l'article 784 du Code général des impôts](/articles/code-general-des-impots/784). À 79 ans, si vous donnez maintenant, il est peu probable (statistiquement) que vous puissiez "recharger" cet abattement une seconde fois, mais cela permet de figer la valeur des biens aujourd'hui et de sortir immédiatement 100 000 € de l'assiette taxable. ## 2. La protection de votre cadre de vie : Le démembrement de propriété Le principal risque d'une donation est de se "dépouiller" trop tôt. Pour votre maison, la solution stratégique est la **donation avec réserve d'usufruit**. * **Le principe :** Vous donnez la "nue-propriété" à votre enfant et vous gardez "l'usufruit" (le droit d'habiter la maison ou de la louer pour percevoir les loyers) jusqu'à votre décès. * **L'avantage fiscal :** À 79 ans, la valeur de l'usufruit est fixée à 30 % de la valeur totale du bien (si vous donnez avant vos 81 ans révolus). Votre enfant ne paiera des droits que sur 70 % de la valeur de la maison. Au moment de votre décès, il récupérera la pleine propriété automatiquement, sans aucun impôt supplémentaire. ## 3. Le cas spécifique des pièces d'investissement Les pièces d'or ou d'argent sont des biens meubles. * **En succession :** Elles seront intégrées à l'actif successoral. Si elles ne sont pas inventoriées par un commissaire de justice, le fisc applique souvent un forfait de 5 % sur l'ensemble de la succession pour représenter les "meubles meublants", ce qui peut être défavorable si la valeur réelle des pièces est inférieure, ou risqué si elle est supérieure et découverte plus tard. * **En donation (Don manuel) :** Vous pouvez les donner de la main à la main. Attention : pour que cela soit légal et que l'abattement de 100 000 € s'applique, il faut déclarer ce don au fisc (formulaire 2735). ## 4. Analyse des risques (Le "Go/No-Go") | Option | Avantages | Risques / Inconvénients | | :--- | :--- | :--- | | **Succession** | Simplicité totale, vous gardez le contrôle absolu de vos biens jusqu'au bout. | Fiscalité potentiellement lourde pour votre enfant unique. Pas d'optimisation sur la valeur de l'usufruit. | | **Donation** | Réduction drastique des impôts futurs. Transmission progressive. | Frais de notaire immédiats pour la maison. Sentiment de perte de contrôle (atténué par l'usufruit). | **Le conseil pragmatique :** Votre enfant est "héritier réservataire". Selon [l'article 913 du Code civil](/articles/code-civil/913), il a droit à la moitié de votre patrimoine quoi qu'il arrive. Puisqu'il est seul, il n'y a pas de risque de conflit de fratrie. **Mon avis stratégique :** Si votre maison vaut plus de 150 000 €, la **succession pure** sera plus coûteuse pour votre enfant que la **donation de nue-propriété**. À 79 ans, vous êtes dans une fenêtre fiscale intéressante : avant 81 ans, l'usufruit vaut encore 30 %. Après 81 ans, il ne vaudra plus que 20 %, ce qui augmentera la base taxable de la nue-propriété transmise. ### La charge de la preuve Pour les pièces d'investissement, conservez bien les factures d'achat. En cas de donation ou de succession, la preuve de la date d'acquisition est cruciale pour le calcul de la plus-value si votre enfant décide de les revendre plus tard. Je peux, si vous le souhaitez, vous lister précisément les pièces et justificatifs que vous devrez fournir à un notaire pour mettre en place une donation de nue-propriété tout en restant protégé chez vous.
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 912 du Code civil

La réserve héréditaire est la part des biens et droits successoraux dont la loi assure la dévolution libre de charges à certains héritiers dits réservataires, s'ils sont appelés à la succession et s'ils l'acceptent. La quotité disponible est la part des biens et droits successoraux qui n'est pas réservée par la loi et dont le défunt a pu disposer librement par des libéralités.

📄 Article 913 du Code civil

Les libéralités, soit par actes entre vifs, soit par testament, ne pourront excéder la moitié des biens du disposant, s'il ne laisse à son décès qu'un enfant ; le tiers, s'il laisse deux enfants ; le quart, s'il en laisse trois ou un plus grand nombre. L'enfant qui renonce à la succession n'est compris dans le nombre d'enfants laissés par le défunt que s'il est représenté ou s'il est tenu au rapport d'une libéralité en application des dispositions de l'article 845 . Lorsque le défunt ou au moins l'un de ses enfants est, au moment du décès, ressortissant d'un Etat membre de l'Union européenne ou y réside habituellement et lorsque la loi étrangère applicable à la succession ne permet aucun mécanisme réservataire protecteur des enfants, chaque enfant ou ses héritiers ou ses ayants cause peuvent effectuer un prélèvement compensatoire sur les biens existants situés en France au jour du décès, de façon à être rétablis dans les droits réservataires que leur octroie la loi française, dans la limite de ceux-ci.

📄 Article 734 du Code civil

En l'absence de conjoint successible, les parents sont appelés à succéder ainsi qu'il suit : 1° Les enfants et leurs descendants ; 2° Les père et mère ; les frères et soeurs et les descendants de ces derniers ; 3° Les ascendants autres que les père et mère ; 4° Les collatéraux autres que les frères et soeurs et les descendants de ces derniers. Chacune de ces quatre catégories constitue un ordre d'héritiers qui exclut les suivants.
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si je donne ma maison avec réserve d'usufruit, je ne suis plus maître chez moi, si mon enfant disparaissait avant moi je ne pourrais pas vendre sans l'accord de mes petits enfants surtout que la situation familiale est compliquée ....
Votre crainte est tout à fait fondée et témoigne d'une excellente compréhension des risques liés au démembrement de propriété. En droit français, si vous donnez la nue-propriété, vous n'êtes effectivement plus le seul décisionnaire pour la **vente** du bien. Cependant, il existe des outils juridiques précis pour répondre exactement à votre situation et vous protéger contre l'intervention de vos petits-enfants ou les aléas de la vie. ## 1. La solution au décès prématuré : La "Clause de retour conventionnel" C'est l'outil indispensable dans votre cas. Selon [l'article 951 du Code civil](/articles/code-civil/951), vous pouvez insérer dans l'acte de donation une clause stipulant que si votre enfant décède avant vous (qu'il ait des enfants ou non), le bien **revient automatiquement dans votre patrimoine**. * **L'effet "magique" :** La donation est annulée rétroactivement. Vous redevenez plein propriétaire, comme si la donation n'avait jamais eu lieu. * **L'avantage fiscal :** Ce retour se fait sans aucun droit de succession à payer. * **Le résultat :** Vos petits-enfants n'ont aucun droit sur la maison et vous retrouvez votre entière liberté pour vendre ou conserver le bien. ## 2. Garder le contrôle : La "Clause d'inaliénabilité" Pour éviter que votre enfant ne vende sa part (la nue-propriété) ou ne l'hypothèque sans votre accord, le notaire peut insérer une clause d'inaliénabilité basée sur [l'article 900-1 du Code civil](/articles/code-civil/900-1). Elle interdit à votre enfant de disposer du bien (vendre, donner, gager) de son vivant sans votre consentement exprès. Cela garantit que, tant que vous êtes en vie, rien ne peut être fait sur ce bien sans votre signature. ## 3. Qu'est-ce que "être maître chez soi" ? Il faut distinguer le **pouvoir de vendre** et le **droit d'habiter**. * **L'usufruit vous protège :** Selon [l'article 578 du Code civil](/articles/code-civil/578), vous avez le droit de jouir de la chose "comme le propriétaire lui-même". Votre enfant (ou vos petits-enfants s'ils héritaient de lui sans clause de retour) ne peut **jamais** vous expulser, ni même entrer chez vous sans votre accord. * **Les charges :** En tant qu'usufruitier, vous payez la taxe foncière et les charges d'entretien courant. Les grosses réparations (murs, toiture) sont en principe à la charge du nu-propriétaire ([Article 605 du Code civil](/articles/code-civil/605)), mais vous pouvez prévoir une répartition différente dans l'acte pour rester totalement autonome. ## 4. Analyse des risques (Le "Go/No-Go") | Risque identifié | Solution juridique | Efficacité | | :--- | :--- | :--- | | **Décès de l'enfant** | Clause de retour conventionnel ([Art. 951 C. civ](/articles/code-civil/951)) | **Totale** : Vous redevenez seul propriétaire. | | **Vente forcée par l'enfant** | Clause d'inaliénabilité ([Art. 900-1 C. civ](/articles/code-civil/900-1)) | **Totale** : Il ne peut rien vendre sans vous. | | **Mésentente familiale** | Réserve d'usufruit | **Partielle** : Vous êtes protégé chez vous, mais bloqué pour vendre le capital (sauf si clause de retour activée). | ## Stratégie conseillée Si la situation familiale est complexe, la **succession** (ne rien faire) reste l'option la plus "sereine" pour vous, car vous restez seul maître du capital. Mais elle sera plus coûteuse pour votre enfant. Si vous voulez optimiser fiscalement tout en restant protégé, la **donation avec usufruit ET clause de retour conventionnel** est le seul compromis sécurisé. Sans cette clause de retour, votre crainte de voir vos petits-enfants devenir vos co-décisionnaires est un risque réel à 100 %. **La charge de la preuve :** En cas de vente conjointe (usufruitier + nu-propriétaire), le prix de vente est normalement réparti entre vous. Pour éviter que votre enfant (ou ses héritiers) ne touchent une partie du prix dont vous auriez besoin, vous pouvez prévoir une clause de **"report d'usufruit sur le prix de vente"** (quasi-usufruit). Cela vous permet de récupérer l'intégralité de l'argent de la vente pour, par exemple, racheter un autre logement ou payer une maison de retraite. Je peux vous rédiger une note synthétique reprenant ces clauses spécifiques (retour conventionnel, inaliénabilité, quasi-usufruit) que vous pourrez soumettre à votre notaire pour vérifier leur faisabilité dans votre acte. Souhaitez-vous que je prépare ce document ?
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 578 du Code civil

L'usufruit est le droit de jouir des choses dont un autre a la propriété, comme le propriétaire lui-même, mais à la charge d'en conserver la substance.

📄 Article 595 du Code civil

L'usufruitier peut jouir par lui-même, donner à bail à un autre, même vendre ou céder son droit à titre gratuit. Les baux que l'usufruitier seul a faits pour un temps qui excède neuf ans ne sont, en cas de cessation de l'usufruit, obligatoires à l'égard du nu-propriétaire que pour le temps qui reste à courir, soit de la première période de neuf ans, si les parties s'y trouvent encore, soit de la seconde, et ainsi de suite de manière que le preneur n'ait que le droit d'achever la jouissance de la période de neuf ans où il se trouve. Les baux de neuf ans ou au-dessous que l'usufruitier seul a passés ou renouvelés plus de trois ans avant l'expiration du bail courant s'il s'agit de biens ruraux, et plus de deux ans avant la même époque s'il s'agit de maisons, sont sans effet, à moins que leur exécution n'ait commencé avant la cessation de l'usufruit. L'usufruitier ne peut, sans le concours du nu-propriétaire, donner à bail un fonds rural ou un immeuble à usage commercial, industriel ou artisanal. A défaut d'accord du nu-propriétaire, l'usufruitier peut être autorisé par justice à passer seul cet acte.

📄 Article 617 du Code civil

L'usufruit s'éteint : Par la mort de l'usufruitier ; Par l'expiration du temps pour lequel il a été accordé ; Par la consolidation ou la réunion sur la même tête, des deux qualités d'usufruitier et de propriétaire ; Par le non-usage du droit pendant trente ans ; Par la perte totale de la chose sur laquelle l'usufruit est établi.
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préparez donc ce document , je vous en remercie
Voici un document de synthèse structuré que vous pouvez imprimer et remettre à votre notaire. Ce document récapitule les clauses spécifiques nécessaires pour protéger votre indépendance et répondre à vos craintes légitimes concernant l'implication de vos petits-enfants. *** # NOTE DE SYNTHÈSE : PROJET DE DONATION AVEC RÉSERVE D'USUFRUIT **À l'attention de Maître [Nom du Notaire]** **Donateur :** [Votre Nom], 79 ans. **Donataire :** Enfant unique. **Contexte :** Volonté d'optimisation fiscale de la transmission, sous réserve d'une protection absolue du donateur et du maintien de son autonomie décisionnelle, compte tenu d'un contexte familial complexe. --- ### 1. Clause de retour conventionnel (Indispensable) Conformément à [l'article 951 du Code civil](/articles/code-civil/951), je souhaite l'insertion d'un **droit de retour conventionnel**. * **Objectif :** Si mon enfant décède avant moi, le bien doit réintégrer mon patrimoine de plein droit, sans frais et sans que mes petits-enfants ne puissent revendiquer de droits sur la nue-propriété. * **Effet :** Annulation rétroactive de la donation. Je redeviens plein propriétaire et retrouve ma liberté de vendre ou de léguer à nouveau. ### 2. Clause d'inaliénabilité et d'interdiction de mise en garantie En application de [l'article 900-1 du Code civil](/articles/code-civil/900-1), la donation sera assortie d'une interdiction pour le donataire de vendre, de donner ou de nantir (hypothéquer) la nue-propriété du bien sans mon accord exprès. * **Objectif :** Garantir que je reste le seul décisionnaire sur le devenir du bien de mon vivant. ### 3. Clause de "Quasi-usufruit" sur le prix de vente (Protection financière) Je souhaite qu'en cas de vente conjointe du bien (usufruitier et nu-propriétaire), mon usufruit soit reporté sur l'intégralité du prix de vente sous forme de **quasi-usufruit**, conformément à [l'article 587 du Code civil](/articles/code-civil/587). * **Objectif :** Si la maison est vendue (par exemple pour financer une maison de retraite), je souhaite pouvoir disposer de **100 % du capital** de la vente pour mes besoins personnels. Mon enfant ne récupérera sa part qu'au moment de mon décès (créance de restitution). ### 4. Aménagement de la répartition des charges Par dérogation aux articles [605](/articles/code-civil/605) et [606 du Code civil](/articles/code-civil/606), je souhaite préciser la répartition des travaux : * **Option souhaitée :** L'usufruitier conserve la charge de tous les travaux (entretien et grosses réparations). * **Objectif :** Ne jamais avoir à demander l'accord ou le financement de mon enfant (ou de ses héritiers en cas de décès) pour effectuer des travaux dans la maison. ### 5. Clause d'exclusion de communauté Je souhaite que le bien donné soit exclu de toute communauté présente ou future du donataire. * **Objectif :** En cas de divorce de mon enfant, le bien doit rester un bien propre et ne jamais entrer dans les comptes de partage avec son conjoint. *** ## Analyse de risque et stratégie (Le "Go/No-Go") * **Le point de vigilance :** L'insertion de ces clauses transforme une donation "classique" en un acte de protection sur-mesure. Votre enfant doit accepter de signer l'acte avec ces contraintes. S'il refuse ces clauses, cela confirmera que la **succession** (ne rien faire) est l'option la plus sûre pour vous, malgré le coût fiscal. * **La preuve :** Pour vos pièces d'investissement, le notaire pourra également enregistrer un **don manuel** en même temps que l'acte immobilier, ce qui "fige" la valeur et date officiellement la transmission pour faire courir le délai fiscal de 15 ans. **Mon conseil final :** Présentez ce document à votre notaire lors d'un premier rendez-vous de conseil. S'il est réticent sur la clause de quasi-usufruit sur le prix de vente (parfois jugée complexe par certains offices), insistez : c'est la seule clause qui vous garantit de ne pas finir vos jours avec seulement 30 % du prix de votre maison si vous devez la vendre. Je peux également, si vous le souhaitez, vous préparer une liste des documents d'identité et de propriété que vous devrez réunir pour ce premier rendez-vous.
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 1719 du Code civil

Le bailleur est obligé, par la nature du contrat, et sans qu'il soit besoin d'aucune stipulation particulière : 1° De délivrer au preneur la chose louée et, s'il s'agit de son habitation principale, un logement décent. Lorsque des locaux loués à usage d'habitation sont impropres à cet usage, le bailleur ne peut se prévaloir de la nullité du bail ou de sa résiliation pour demander l'expulsion de l'occupant ; 2° D'entretenir cette chose en état de servir à l'usage pour lequel elle a été louée ; 3° D'en faire jouir paisiblement le preneur pendant la durée du bail ; 4° D'assurer également la permanence et la qualité des plantations.

📄 Article 1720 du Code civil

Le bailleur est tenu de délivrer la chose en bon état de réparations de toute espèce. Il doit y faire, pendant la durée du bail, toutes les réparations qui peuvent devenir nécessaires, autres que les locatives.

📄 Article L521-1 du Code de la construction et de l'habitation

Pour l'application du présent chapitre, l'occupant est le titulaire d'un droit réel conférant l'usage, le locataire, le sous-locataire ou l'occupant de bonne foi des locaux à usage d'habitation et de locaux d'hébergement constituant son habitation principale. Le propriétaire ou l'exploitant est tenu d'assurer le relogement ou l'hébergement des occupants ou de contribuer au coût correspondant dans les conditions prévues à l'article L. 521-3-1. -lorsqu'un établissement recevant du public utilisé aux fins d'hébergement fait l'objet de mesures destinées à faire cesser une situation d'insécurité en application de l'article L. 184-1. Cette obligation est faite sans préjudice des actions dont dispose le propriétaire ou l'exploitant à l'encontre des personnes auxquelles l'état d'insalubrité ou d'insécurité serait en tout ou partie imputable.
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pour les pièces d'investissement , vous dites que le notaire pourra enregistrer un don manuel, cela change quoi ??? et quel est son avantage ?
Enregistrer un don manuel (le fait de donner des objets de la main à la main, comme vos pièces d'or) chez un notaire plutôt que de le faire "officieusement" change radicalement la sécurité juridique et fiscale de l'opération. Voici les 3 avantages stratégiques majeurs pour vous et votre enfant : ### 1. Le déclenchement du "compteur" des 15 ans En France, vous pouvez donner jusqu'à 100 000 € tous les 15 ans sans payer d'impôts ([Article 784 du Code général des impôts](/articles/code-general-des-impots/784)). * **Sans notaire (et sans déclaration) :** Le fisc ne connaît pas la date du don. Si vous décédez, le fisc considérera que ces pièces font partie de la succession et les taxera comme si vous ne les aviez jamais données. * **Avec notaire :** L'acte notarié donne une **"date certaine"**. Le délai de 15 ans commence à courir officiellement le jour de la signature. Si vous vivez encore 15 ans après ce don, l'abattement de 100 000 € sera entièrement reconstitué pour la succession future. ### 2. L'évitement du "piège" de la taxe sur les plus-values C'est l'avantage le plus concret pour votre enfant. Les pièces d'or sont soumises à une fiscalité spécifique lors de la revente. * **Le problème :** Pour revendre des pièces d'or en payant le moins de taxes possible (régime de la plus-value réelle), il faut prouver **le prix et la date d'acquisition**. * **L'avantage du notaire :** L'acte de donation notarié sert de **justificatif officiel de propriété**. La valeur mentionnée dans l'acte (le cours de l'or au jour du don) deviendra le "prix d'achat" pour votre enfant. S'il revend les pièces plus tard, il ne sera taxé que sur la différence entre le prix de vente et la valeur au jour de la donation. Sans ce document, il pourrait être taxé d'office à hauteur de **11,5 % sur le prix de vente total** (taxe forfaitaire sur les métaux précieux), ce qui est souvent beaucoup plus lourd. ### 3. La protection contre le "Rapport civil" Même avec un enfant unique, la loi française impose de "rapporter" les donations au moment du décès pour calculer la part de réserve héréditaire ([Article 843 du Code civil](/articles/code-civil/843)). * **Le risque :** Si vous donnez des pièces aujourd'hui sans écrit et que l'or prend énormément de valeur (ex: l'or double de prix en 10 ans), on retiendra la valeur **au jour du décès** pour le calcul de la succession. * **La solution :** En passant par un notaire (surtout via une "donation-partage"), on peut **figer la valeur** au jour de la donation. Cela évite que la hausse du cours de l'or ne vienne artificiellement gonfler la valeur de la succession et potentiellement augmenter les droits à payer. --- ### Analyse stratégique (Le "Go/No-Go") | Option | Coût | Sécurité | Fiscalité à la revente | | :--- | :--- | :--- | :--- | | **Don officieux** | 0 € | Nulle (risque de redressement) | Très lourde (11,5% du prix total) | | **Déclaration de don manuel (Formulaire 2735)** | 0 € | Moyenne (date fiscale actée) | Correcte (si le formulaire est bien rempli) | | **Donation notariée** | Frais de notaire (selon barème) | **Maximale** | **Optimale** (preuve indiscutable) | **Le conseil pragmatique :** Si vos pièces ont une valeur importante (plus de 10 000 ou 15 000 €), le passage chez le notaire est largement rentabilisé par l'économie d'impôt que votre enfant fera lors de la revente grâce à la preuve du prix d'acquisition. **Anticiper l'adversaire (le Fisc) :** Sachez que si vous donnez la maison chez le notaire mais que vous donnez les pièces "en cachette", le fisc pourrait s'étonner de la disparition de ces actifs si vous les aviez déclarés à l'ISF/IFI ou s'ils apparaissent sur vos relevés bancaires. Le notaire permet de tout "blanchir" juridiquement en une seule fois. Souhaitez-vous que j'ajoute un paragraphe spécifique sur les pièces d'investissement dans la note de synthèse pour votre notaire, afin qu'il prévoie leur intégration dans l'acte de donation ?
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 931 du Code civil

Tous actes portant donation entre vifs seront passés devant notaires dans la forme ordinaire des contrats ; et il en restera minute, sous peine de nullité.

📄 Article 843 du Code civil

Tout héritier, même ayant accepté à concurrence de l'actif, venant à une succession, doit rapporter à ses cohéritiers tout ce qu'il a reçu du défunt, par donations entre vifs, directement ou indirectement ; il ne peut retenir les dons à lui faits par le défunt, à moins qu'ils ne lui aient été faits expressément hors part successorale. Les legs faits à un héritier sont réputés faits hors part successorale, à moins que le testateur n'ait exprimé la volonté contraire, auquel cas le légataire ne peut réclamer son legs qu'en moins prenant.
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je croyais que les pièces faisant partie de la succession aurait la valeur au jour de mon décès et si au jour de mon deces une pièce est cotée 800 € et le lendemain valait 1500€ mon enfant n'aurait rien à payer
Vous avez raison sur un point, mais il y a une confusion importante entre **l'impôt sur la succession** (ce qu'on paye au décès) et **l'impôt sur la plus-value** (ce qu'on paye quand on revend les pièces). C'est précisément là que se joue l'intérêt de votre stratégie. Voici l'explication technique pour lever ce malentendu : ### 1. La valeur au jour du décès : Le "point de départ" fiscal Effectivement, selon [l'article 758 du Code général des impôts](/articles/code-general-des-impots/758), pour calculer les droits de succession, on retient la valeur vénale des biens au jour du décès. * Si la pièce vaut 800 € le jour de votre décès, votre enfant est taxé sur 800 €. * S'il la revend le lendemain 1 500 €, il réalise un profit (une plus-value) de 700 €. C'est sur ces **700 € de profit** que le fisc l'attendra. ### 2. Le risque : La taxe forfaitaire de 11,5 % Sans un acte notarié (ou une déclaration officielle) prouvant la date et le prix d'acquisition, votre enfant n'aura pas le choix. Lors de la revente, il sera soumis à la **Taxe sur les Métaux Précieux (TMP)** prévue par [l'article 150 VI du Code général des impôts](https://www.google.com/search?q=Article+150+VI+du+Code+g%C3%A9n%C3%A9ral+des+imp%C3%B4ts). * **Le calcul :** 11,5 % du prix de vente **total**. * **Exemple :** Il vend pour 1 500 €. Il doit payer **172,50 €** de taxe, même s'il vient juste d'hériter des pièces. ### 3. L'avantage de l'acte notarié : Le régime de la "plus-value réelle" Si vous faites une donation notariée aujourd'hui (ou s'il y a un inventaire notarié précis au décès), votre enfant peut opter pour le régime de la plus-value immobilière ([Article 150 VUA du Code général des impôts](https://www.google.com/search?q=Article+150+VUA+du+Code+g%C3%A9n%C3%A9ral+des+imp%C3%B4ts)). * **L'avantage :** On ne taxe que le profit (le gain), pas le prix total. * **Le bonus "durée" :** Ce régime prévoit un abattement de **5 % par an de détention** au-delà de la 2ème année. * **Résultat :** Au bout de 22 ans de détention (en comptant à partir de la date de l'acte notarié), la taxe tombe à **0 €**. ### 4. Pourquoi "figer" la valeur par une donation est souvent plus malin ? Si vous attendez votre décès, la valeur des pièces aura peut-être grimpé à 1 200 €. Votre enfant paiera des droits de succession sur 1 200 €. Si vous faites une **donation aujourd'hui** (valeur 800 €) : 1. Il utilise votre abattement de 100 000 € (donc il paye 0 € de droits de donation). 2. Le "compteur" des 22 ans pour l'exonération de plus-value **commence à tourner dès aujourd'hui**. 3. Au jour de votre décès, même si la pièce vaut 2 000 €, il n'a **rien à payer de plus**, car le bien est déjà à lui. ## Analyse du "Coup d'après" (Anticipation fiscale) | Situation | Fiscalité au décès | Fiscalité à la revente (plus-value) | | :--- | :--- | :--- | | **Succession (sans rien faire)** | Taxé sur la valeur au jour du décès (potentiellement élevée). | Taxe de 11,5 % sur le prix total (souvent inévitable). | | **Donation notariée (aujourd'hui)** | **0 €** (si < 100 000 €). La valeur est figée à 800 €. | **Exonération totale** possible après 22 ans de détention. | **En résumé :** Votre enfant ne payera "rien" au moment de l'héritage s'il est en dessous des abattements, mais il se fera "rattraper" par le fisc au moment où il voudra transformer ces pièces en argent liquide s'il n'a pas de preuve notariée de la date et du prix d'origine. **Pragmatisme :** Si vous pensez que l'or va continuer à augmenter, figer la valeur aujourd'hui par une donation est une excellente stratégie pour "gommer" la plus-value future. Souhaitez-vous que je précise dans le document pour le notaire que la donation doit inclure les numéros de scellés ou le détail des pièces pour que la preuve de propriété soit incontestable ?
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 825 du Code civil

La masse partageable comprend les biens existant à l'ouverture de la succession, ou ceux qui leur ont été subrogés, et dont le défunt n'a pas disposé à cause de mort, ainsi que les fruits y afférents. Elle est augmentée des valeurs soumises à rapport ou à réduction, ainsi que des dettes des copartageants envers le défunt ou envers l'indivision.

📄 Article 829 du Code civil

En vue de leur répartition, les biens sont estimés à leur valeur à la date de la jouissance divise telle qu'elle est fixée par l'acte de partage, en tenant compte, s'il y a lieu, des charges les grevant. Cette date est la plus proche possible du partage. Cependant, le juge peut fixer la jouissance divise à une date plus ancienne si le choix de cette date apparaît plus favorable à la réalisation de l'égalité.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation

📋 Other - 9ème chambre 1ère section - n°23/06601 - 01/07/2025

MOTIVATION Sur la présomption de l’article 764 du Code civil L’article 764 du Code général des impôts dispose que « I. — Pour la liquidation des droits de mutation par décès, la valeur de la propriété des biens meubles est déterminée, sauf preuve contraire: 1o Par le prix exprimé dans les actes de vente, lorsque cette vente a lieu publiquement dans les deux années du décès ; 2o A défaut d'actes de vente, par l'estimation contenue dans les inventaires, s'il en est dressé dans les formes prescrite...

📋 Other - 9ème chambre 1ère section - n°23/06602 - 01/07/2025

MOTIVATION Sur la présomption de l’article 764 du Code civil L’article 764 du Code général des impôts dispose que « I. — Pour la liquidation des droits de mutation par décès, la valeur de la propriété des biens meubles est déterminée, sauf preuve contraire: 1o Par le prix exprimé dans les actes de vente, lorsque cette vente a lieu publiquement dans les deux années du décès ; 2o A défaut d'actes de vente, par l'estimation contenue dans les inventaires, s'il en est dressé dans les formes prescrite...
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le compteur des 22 ans, c'est pour moi.......par pour lui
C'est une confusion très fréquente, mais la réalité juridique est à l'inverse : **le compteur des 22 ans redémarre pour celui qui reçoit le bien (votre enfant).** Voici pourquoi c'est en réalité une **excellente nouvelle** pour lui, et non un inconvénient pour vous : ### 1. La donation "efface" votre plus-value (Le "blanchiment" fiscal) Si vous détenez ces pièces depuis longtemps (disons 30 ans), vous êtes personnellement déjà exonéré de taxe sur la plus-value. Mais cet avantage ne se transmet pas automatiquement. * **Si vous donnez les pièces via un notaire :** Votre propre plus-value (le gain entre votre prix d'achat à l'époque et le prix aujourd'hui) est définitivement **effacée**. Personne ne paiera jamais d'impôt dessus. * **Le nouveau départ :** Pour le fisc, le "prix d'achat" de votre enfant devient la valeur indiquée dans l'acte de donation (par exemple 800 € la pièce). Son propre compteur de 22 ans commence à cette date. ### 2. Pourquoi c'est avantageux pour votre enfant ? Imaginons que vous donniez la pièce aujourd'hui (valeur 800 €) et que votre enfant la revende dans 5 ans pour 1 000 €. * **Grâce à l'acte notarié :** Il ne sera taxé que sur son gain réel, soit **200 €** (1 000 - 800). Avec l'abattement pour durée de détention qui aura commencé à courir, sa taxe sera minime. * **Sans l'acte notarié :** S'il ne peut pas prouver la date et le prix d'origine (la donation), le fisc appliquera la taxe forfaitaire de 11,5 % sur le **prix de vente total**. Il paiera **115 €** de taxe (11,5 % de 1 000 €), même s'il n'a gagné que 200 €. ### 3. Le compteur n'est pas "tout ou rien" Le délai de 22 ans prévu par [l'article 150 VUA du Code général des impôts](https://www.google.com/search?q=Article+150+VUA+du+Code+g%C3%A9n%C3%A9ral+des+imp%C3%B4ts) fonctionne par paliers : * **Les 2 premières années :** Taxe pleine sur la plus-value (19% + prélèvements sociaux). * **Dès la 3ème année :** On retire 5 % de taxe chaque année. * **Plus il attend, moins il paye.** S'il revend après 10 ans, il aura déjà une réduction de 40 % sur sa taxe. ### Synthèse stratégique (Le "Coup d'après") En faisant cet acte notarié, vous offrez à votre enfant **deux cadeaux** : 1. **Les pièces elles-mêmes.** 2. **Un "justificatif de prix d'acquisition" élevé.** En fixant la valeur à 800 € aujourd'hui, vous réduisez mécaniquement l'impôt qu'il devra payer plus tard. S'il n'a pas cet acte, le fisc fera comme s'il avait acquis les pièces pour 0 € et taxera tout. **En résumé :** Le compteur redémarre pour lui, mais sur une base de prix beaucoup plus haute (le prix actuel), ce qui le protège immédiatement. **Voulez-vous que j'ajoute une mention dans la note de synthèse pour le notaire afin qu'il prévoie un "état descriptif et estimatif" précis des pièces (poids, type, état) pour que ce prix de référence soit inattaquable par le fisc ?**
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 2227 du Code civil

Le droit de propriété est imprescriptible. Sous cette réserve, les actions réelles immobilières se prescrivent par trente ans à compter du jour où le titulaire d'un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l'exercer.

📄 Article 2272 du Code civil

Le délai de prescription requis pour acquérir la propriété immobilière est de trente ans. Toutefois, celui qui acquiert de bonne foi et par juste titre un immeuble en prescrit la propriété par dix ans.
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je dispose de toutes les factures, cela change t'il quelque chose
Oui, disposer des factures est un **atout majeur**, mais cela ne remplace pas l'acte de donation. Cela change la donne sur la preuve d'origine, mais pas sur la fiscalité de votre enfant. Voici l'analyse stratégique de ce que vos factures permettent de faire et ce qu'elles ne permettent pas de régler : ### 1. Ce que les factures règlent (Pour VOUS) Les factures prouvent que vous avez acquis ces pièces légalement et à un prix précis. * **Preuve d'origine :** Elles vous protègent contre tout soupçon de blanchiment ou de recel. * **Votre fiscalité :** Si **vous** vendiez les pièces aujourd'hui, ces factures vous permettraient d'opter pour le régime de la plus-value réelle ([Article 150 VUA du Code général des impôts](https://www.google.com/search?q=Article+150+VUA+du+Code+g%C3%A9n%C3%A9ral+des+imp%C3%B4ts)) et de ne payer aucune taxe si vous les détenez depuis plus de 22 ans. ### 2. Ce que les factures ne règlent pas (Pour VOTRE ENFANT) Le problème est que les factures sont à **votre nom**. Pour le fisc, l'acquisition de votre enfant, ce n'est pas votre achat initial, c'est **la donation**. * **Le prix de référence :** Si votre enfant revend les pièces dans 10 ans avec seulement *vos* factures, le fisc pourrait considérer que son prix d'acquisition est de 0 € (puisqu'il ne les a pas payées) ou appliquer d'office la taxe de 11,5 % sur le prix total. * **Le "saut" de valeur :** Imaginons que vous ayez acheté une pièce 400 € (facture) et qu'elle en vaille 800 € aujourd'hui. * **Sans acte de donation :** Le fisc pourrait vouloir taxer la plus-value depuis les 400 €. * **Avec acte de donation :** On "efface" la hausse entre 400 € et 800 €. Le nouveau prix de départ pour votre enfant est 800 €. Vos factures servent alors au notaire pour prouver que vous étiez bien le propriétaire légitime, ce qui sécurise l'acte. ### 3. Le problème du "Compteur des 15 ans" reste entier Même avec 1 000 factures, si vous ne déclarez pas le don (via notaire ou formulaire Cerfa), le délai de 15 ans pour renouveler l'abattement de 100 000 € ([Article 784 du CGI](/articles/code-general-des-impots/784)) **ne commence pas à courir**. Aux yeux de l'administration, tant qu'il n'y a pas d'acte daté (don ou décès), le bien est censé toujours vous appartenir. --- ### Analyse du "Coup d'après" (La stratégie combinée) La meilleure stratégie avec vos factures est la suivante : 1. **Donner les factures au notaire :** Il les annexera à l'acte de donation. Cela prouve de manière indiscutable l'origine des pièces. 2. **Réaliser l'acte de donation :** Cela fixe la valeur au cours du jour (ex: 800 €) et fait démarrer le compteur des 22 ans pour l'enfant sur cette base élevée. 3. **L'avantage caché :** Si les factures montrent que vous détenez les pièces depuis plus de 22 ans, le notaire peut confirmer que la transmission se fait "franche d'impôt sur la plus-value" pour vous. **Le risque si vous ne faites rien :** Si vous décédez avec les pièces et les factures dans votre coffre, votre enfant héritera des deux. Il pourra prouver que vous les aviez achetées, mais il devra quand même payer les droits de succession sur la valeur au jour du décès, et son propre compteur de détention ne partira que du jour de votre décès. Vous perdez l'avantage de "purger" l'abattement des 100 000 € de votre vivant. **Pragmatisme :** Vos factures sont le "carburant" qui rend l'acte de donation du notaire parfaitement inattaquable. Elles facilitent énormément son travail et sécurisent la revente future de votre enfant. Souhaitez-vous que je rédige un modèle de lettre à envoyer à votre notaire pour lui lister les factures dont vous disposez et lui demander d'organiser la donation sur cette base ?
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 1353 du Code civil

Celui qui réclame l'exécution d'une obligation doit la prouver. Réciproquement, celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l'extinction de son obligation.

📄 Article 1358 du Code civil

Hors les cas où la loi en dispose autrement, la preuve peut être apportée par tout moyen.
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mais en faisant une donation de la maison et en incluant les pièces cela change la donne puisque la maison et les pièces feront l'objet de la donation
Effectivement, inclure les pièces d'or dans l'acte de donation de la maison est une **excellente initiative stratégique**. Cela transforme une simple transmission en une opération juridique globale et sécurisée. Voici comment cela modifie la donne et les points de vigilance à anticiper : ### 1. L'avantage de l'acte unique (La "Date Certaine") En intégrant les pièces à l'acte notarié de la maison (qui est obligatoirement notarié selon [l'article 931 du Code civil](/articles/code-civil/931)), vous donnez une **date certaine** et incontestable à la transmission des pièces. * **Le compteur des 15 ans :** Le délai pour renouveler l'abattement de 100 000 € ([Article 784 du CGI](/articles/code-general-des-impots/784)) démarre officiellement pour l'ensemble (maison + pièces) le jour de la signature. * **Le compteur des 22 ans :** Pour votre enfant, le délai d'exonération des plus-values sur les pièces ([Article 150 VUA du CGI](https://www.google.com/search?q=Article+150+VUA+du+Code+g%C3%A9n%C3%A9ral+des+imp%C3%B4ts)) démarre aussi à cette date précise, sur la base de la valeur inscrite dans l'acte. ### 2. L'optimisation du "Prix d'Acquisition" C'est le point le plus puissant : l'acte notarié va "purger" (effacer) toute la plus-value que vous avez accumulée depuis vos factures d'achat initiales. * **Exemple :** Vos factures montrent un achat à 400 €. L'acte de donation indique une valeur de 800 €. * **Conséquence :** Les 400 € de hausse ne seront **jamais taxés**. Pour le fisc, votre enfant a "acheté" les pièces 800 €. S'il les revend 850 € plus tard, il ne sera taxé que sur 50 €. Vos factures servent ici de "bouclier" pour prouver au notaire que vous étiez bien le propriétaire et que l'origine des fonds est saine. ### 3. Attention à l'effet "Vases Communicants" (Le risque fiscal) L'abattement de 100 000 € est **global**. Si vous donnez la maison et les pièces en même temps : * **Le calcul :** (Valeur de la maison) + (Valeur des pièces) = Montant total de la donation. * **Le risque :** Si le total dépasse 100 000 €, votre enfant devra payer des droits de donation sur le surplus (entre 5 % et 45 % selon les tranches). * **La parade :** Vous pouvez donner la maison en **démembrement de propriété** (vous gardez l'usufruit). Cela réduit mécaniquement la valeur fiscale de la maison dans l'acte, laissant ainsi plus de "place" dans l'abattement de 100 000 € pour y inclure les pièces d'or sans payer d'impôt. --- ### Analyse du "Coup d'après" (Stratégie Senior) **L'opposition prévisible (Le fisc) :** Le fisc surveille de près les évaluations. Si vous sous-évaluez les pièces dans l'acte pour rester sous les 100 000 €, l'administration peut contester la valeur. **L'usage de vos factures d'achat annexées à l'acte** est votre meilleure défense : elles prouvent la cohérence de votre patrimoine. **La charge de la preuve :** En incluant les pièces dans l'acte de la maison, vous créez une preuve "authentique". Votre enfant n'aura plus jamais à justifier de rien. Il lui suffira de présenter une copie de l'acte notarié le jour où il revend les pièces pour prouver son prix d'acquisition et sa durée de détention. **Risque de coût :** Notez que les émoluments du notaire (ses honoraires réglementés) sont proportionnels à la valeur donnée. Inclure 50 000 € de pièces d'or augmentera légèrement les frais de notaire, mais ce coût est dérisoire par rapport à l'économie de 11,5 % de taxe forfaitaire que votre enfant réalisera à la revente. **Pragmatisme :** C'est la solution la plus "propre". Vous faites d'une pierre deux coups. Assurez-vous simplement que le notaire mentionne précisément le nombre et le type de pièces (ex: "50 pièces de 20 Francs Napoléon") pour éviter toute confusion ultérieure avec d'autres pièces qu'il pourrait acquérir par ailleurs. **Souhaitez-vous que je vérifie pour vous si, compte tenu de la valeur estimée de la maison et des pièces, le montage en "usufruit" permettrait de rester sous la barre des 100 000 € d'abattement ?**
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 893 du Code civil

La libéralité est l'acte par lequel une personne dispose à titre gratuit de tout ou partie de ses biens ou de ses droits au profit d'une autre personne. Il ne peut être fait de libéralité que par donation entre vifs ou par testament.

📄 Article 931 du Code civil

Tous actes portant donation entre vifs seront passés devant notaires dans la forme ordinaire des contrats ; et il en restera minute, sous peine de nullité.

📄 Article 944 du Code civil

Toute donation entre vifs, faite sous des conditions dont l'exécution dépend de la seule volonté du donateur, sera nulle.
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cela ne resterait pas sous les 100.000 €
Si le cumul de la valeur de la maison et des pièces d'or dépasse l'abattement de 100 000 €, votre enfant devra payer des **droits de donation** sur la part qui excède ce montant. Cependant, il existe des leviers stratégiques pour réduire cette note fiscale, voire l'annuler, tout en sécurisant la transmission. ### 1. Le levier du démembrement (La "Nue-Propriété") C'est l'outil le plus puissant dans votre situation. Au lieu de donner la "pleine propriété" de la maison, vous ne donnez que la **nue-propriété** et vous conservez l'**usufruit** (le droit d'y habiter ou de percevoir les loyers). * **L'avantage fiscal :** La valeur de la nue-propriété est calculée selon un barème légal fixé par [l'article 669 du Code général des impôts](/articles/code-general-des-impots/669) en fonction de votre âge. * *Exemple :* Si vous avez entre 61 et 70 ans, la nue-propriété ne vaut que **60 %** de la valeur totale. Une maison de 150 000 € ne "pèsera" que 90 000 € fiscalement. * **L'impact sur les pièces :** En réduisant la valeur fiscale de la maison, vous libérez de la place dans l'abattement de 100 000 € pour y faire entrer vos pièces d'or sans payer d'impôt. ### 2. Le coût du dépassement (Le barème progressif) Si malgré le démembrement, vous dépassez les 100 000 €, sachez que l'impôt n'est pas forfaitaire mais progressif. Selon [l'article 777 du Code général des impôts](/articles/code-general-des-impots/777), les taux pour un enfant sont : * 5 % sur les premiers 8 072 € au-dessus de l'abattement. * 10 % entre 8 072 € et 12 109 €. * 15 % entre 12 109 € et 15 932 €. * 20 % entre 15 932 € et 552 324 €. **Analyse de risque :** Payer 5 % ou 10 % de droits de donation aujourd'hui est souvent plus rentable que de laisser l'enfant payer 11,5 % de taxe forfaitaire sur l'or plus tard, ou de subir les droits de succession (qui pourraient être plus élevés si le patrimoine global augmente). ### 3. Stratégie : Qui paie les droits ? Normalement, c'est celui qui reçoit (votre enfant) qui paie les droits de donation. * **L'astuce fiscale :** Vous pouvez décider, dans l'acte notarié, que c'est **vous (le donateur)** qui paierez les droits à sa place. * **Le "cadeau" supplémentaire :** Le fisc considère que ce paiement par le parent n'est pas une donation supplémentaire. C'est un excellent moyen de transmettre encore plus de capital sans aucune taxe sur ce paiement. --- ### Analyse du "Coup d'après" (Vision Senior Partner) **L'anticipation de l'administration fiscale :** Si vous donnez la maison et l'or, le fisc vérifiera la cohérence. Si la maison est estimée trop bas pour "faire rentrer" l'or dans l'abattement, vous risquez un redressement. **L'expertise du notaire est ici cruciale** pour fixer un prix de marché indiscutable pour la maison. **La gestion des preuves :** Vos factures d'or sont essentielles ici. Elles justifient que l'or ne sort pas de nulle part (pas de revenus occultes). Le notaire les utilisera pour sécuriser l'origine des fonds dans l'acte global. **Le risque de "Rapport Civil" :** Si vous avez d'autres enfants, attention : la donation globale (maison + or) sera "rapportée" à votre succession pour sa valeur au jour du décès (pour la maison) ou au jour de la donation (pour l'or, selon les cas). Cela peut créer des tensions si un enfant reçoit beaucoup plus que les autres. **Pragmatisme :** Même si vous dépassez les 100 000 €, l'opération reste excellente car vous "bloquez" la valeur des biens aujourd'hui. Toute la hausse de valeur future de la maison et de l'or ne sera jamais taxée entre vos mains. **Souhaitez-vous que je simule le montant des droits à payer si vous me donnez une estimation approximative de la valeur de la maison, de l'or et votre tranche d'âge ?**
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dès que l'or entre dans son patrimoine par succession il béneficie automatiquement de la valeur d'acquisition fiscale = valeur du décès, l'exonération totale de plus vale à a revente, l'absence de taxe forfaitaire, l'absence de déclaration.... meme si la pièce vaut 800 au déès il peut la revendre 5000€ le lendemain et il ne paiera rien, Pourquoi, parce que la loi française dit l(or d'investissement est un bien meuble avec un régime spécial il bénéficie de cette exonération, aucun délai, aucune condition de durée, aucune restriction n'est appliquée.....il n'a rien à payer
Attention, votre analyse contient une confusion juridique importante qui pourrait exposer votre enfant à un redressement fiscal sévère. S'il est vrai que la valeur au jour du décès devient le nouveau "prix d'acquisition", **l'affirmation selon laquelle l'or est totalement exonéré de taxe à la revente sans condition de durée est inexacte en droit français.** Voici la réalité juridique et fiscale pour rétablir les faits : ### 1. La valeur d'acquisition (Le seul point où vous avez raison) Effectivement, si l'or est déclaré dans la succession (via un inventaire notarié ou une déclaration de succession), la valeur retenue au jour du décès (ex: 800 €) devient la base fiscale pour votre enfant ([Article 764 du Code général des impôts](/articles/code-general-des-impots/764)). ### 2. L'erreur sur la revente : La taxe est la règle Contrairement à ce que vous avancez, l'or d'investissement ne bénéficie d'aucune exonération "automatique" et "sans condition". Lors d'une revente, votre enfant sera confronté à deux options selon [l'article 150 VI du Code général des impôts](https://www.google.com/search?q=Article+150+VI+du+Code+g%C3%A9n%C3%A9ral+des+imp%C3%B4ts) : * **Option 1 : La Taxe Forfaitaire (TMP).** C'est le régime par défaut. Il doit payer **11,5 % du prix de vente total**, peu importe qu'il réalise une plus-value ou une moins-value. S'il revend 5 000 €, il doit **575 €** à l'État. * **Option 2 : Le régime des plus-values réelles (Optionnelle).** Pour ne pas payer les 11,5 %, il doit prouver son prix d'acquisition (l'acte de succession) et opter pour la taxation sur le profit. * S'il revend 5 000 € le lendemain du décès (valeur 800 €), il fait une plus-value de 4 200 €. * Cette plus-value est taxée à **36,2 %** (impôt + prélèvements sociaux). * Il paierait alors environ **1 520 €** de taxe. ### 3. Le mythe de l'exonération totale immédiate L'exonération totale de plus-value n'existe que dans **un seul cas** : si le détenteur conserve le bien pendant **22 ans**. Selon [l'article 150 VC du CGI](https://www.google.com/search?q=Article+150+VC+du+Code+g%C3%A9n%C3%A9ral+des+imp%C3%B4ts), on bénéficie d'un abattement de 5 % par an à partir de la 2ème année de détention. * **Avant 2 ans :** Taxation à 36,2 % sur la plus-value (ou 11,5 % sur le total). * **À 22 ans :** Exonération totale. --- ### Analyse Stratégique (Le "Coup d'après") **L'opposition prévisible (Le Fisc) :** Si votre enfant revend des pièces d'or pour 5 000 € sans rien déclarer en pensant être "exonéré par la loi", il recevra une demande de rappel d'impôt assortie de **40 % de pénalités pour manquement délibéré**. L'or d'investissement est l'un des actifs les plus tracés lors de la revente par les comptoirs spécialisés qui ont l'obligation de collecter la taxe ou de déclarer l'identité du vendeur. **La charge de la preuve :** Pour éviter la taxe forfaitaire de 11,5 % (souvent très lourde), votre enfant **doit** présenter un acte notarié (donation ou succession) mentionnant précisément les pièces. Sans ce document, il ne peut même pas exercer l'option pour la plus-value réelle. **Le risque du "Hors Succession" :** Si vous ne faites pas de donation et que les pièces ne sont pas inventoriées au moment du décès (ce que certains appellent le "don manuel caché"), votre enfant n'aura **aucune preuve de date d'acquisition**. À la revente, il sera taxé d'office à 11,5 % sur le prix total, sans aucun recours possible. **Pragmatisme :** La loi française est très stricte sur les métaux précieux. Il n'existe aucun "régime spécial" permettant de revendre de l'or avec une plus-value massive le lendemain d'une transmission sans payer d'impôt. La seule façon d'optimiser est de **déclarer officiellement la transmission** (donation ou succession) pour fixer le prix d'acquisition le plus haut possible et faire démarrer le compteur des 22 ans. **Souhaitez-vous que je vous détaille le calcul de ce que votre enfant paierait réellement à la revente selon qu'il choisit la taxe forfaitaire ou la plus-value réelle ?**
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 150 VI du Code général des impôts

I. – Sous réserve des dispositions propres aux bénéfices professionnels, sont soumises à une taxe forfaitaire dans les conditions prévues aux articles 150 VJ à 150 VM les cessions à titre onéreux ou les exportations, autres que temporaires, hors du territoire des Etats membres de l'Union européenne : 1° De métaux précieux ; 2° De bijoux, d'objets d'art, de collection ou d'antiquité. II. (Abrogé)

📄 Article 150 VK du Code général des impôts

I. – La taxe est supportée par le vendeur ou l'exportateur. Elle est due, sous leur responsabilité, par l'intermédiaire établi fiscalement en France participant à la transaction ou, en l'absence d'intermédiaire, par l'acquéreur lorsque celui-ci est un assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée établi en France ; dans les autres cas, elle est due par le vendeur ou l'exportateur. II. – La taxe est égale : 1° A 11 % du prix de cession ou de la valeur en douane des biens mentionnés au 1° du I de l'article 150 VI ; 2° A 6 % du prix de cession ou de la valeur en douane des biens mentionnés au 2° du I de l'article 150 VI. III. – La taxe est exigible au moment de la cession ou de l'exportation.

📄 Article 724 du Code civil

Les héritiers désignés par la loi sont saisis de plein droit des biens, droits et actions du défunt. Les légataires et donataires universels sont saisis dans les conditions prévues au titre II du présent livre. A leur défaut, la succession est acquise à l'Etat, qui doit se faire envoyer en possession.
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