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Vente du domicile d'une personne protégée par habilitation familiale : autorisation du juge ? Droit de la famille

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personne 96 ans GIR 2 souffrant de plusieurs pathologies importantes et permanentes.
le contenu exact du certificat médical prouvant la résidence permanente en ehpad prouvant impossibilité retour à son domicile.
Ce que le certificat doit détailler précisément :** "L'état de santé de M./Mme [Nom], relevant du GIR 2 et présentant des pathologies chroniques invalidantes, nécessite une surveillance constante **besoin de surveillance 24h/24** et des soins infirmiers quotidiens qui ne peuvent plus être assurés à domicile, rendant son séjour en institution médicalisée indispensable et permanent
La personne est protégée sous habilitation familiale générale en représentation confiée à ses deux fils
. Cette personne doit vendre son ancien domicile pour payer les frais d'ehpad très importants. Faut il l'autorisation du juge des tutelles pour vendre son ancien domicile ?
Dans le cadre d'une **habilitation familiale générale en représentation**, la vente de la résidence principale d'une personne protégée est une opération strictement encadrée par la loi pour protéger le cadre de vie du majeur, même si celui-ci réside déjà en EHPAD. Voici l'analyse stratégique de votre situation au regard du droit français. ## 1. L'autorisation du juge est-elle obligatoire ? **OUI.** Même si vous disposez d'une habilitation familiale "générale", vous ne pouvez pas vendre la résidence principale de votre parent sans l'autorisation préalable du juge des contentieux de la protection (anciennement juge des tutelles). Selon [l'article 426 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+426+Code+civil), le logement d'une personne protégée et les meubles dont il est garni doivent être conservés à sa disposition aussi longtemps que possible. S'il devient nécessaire de disposer du logement (vente, résiliation de bail), l'acte doit être autorisé par le juge. Cette règle s'applique même si le retour à domicile est médicalement impossible. Le juge doit s'assurer que la vente est nécessaire (pour financer l'EHPAD par exemple) et que les intérêts de la personne sont préservés. ## 2. Le contenu du certificat médical : Un enjeu crucial Pour autoriser la vente, le juge exigera la preuve que le logement n'a plus d'utilité pour le parent. Le certificat médical que vous mentionnez est la pièce maîtresse du dossier. En plus des éléments que vous avez listés, le certificat doit impérativement être établi par un **médecin inscrit sur la liste établie par le Procureur de la République** (médecin expert), ou, selon les pratiques de certains tribunaux, par le médecin coordonnateur de l'EHPAD si le juge l'accepte. Le certificat doit confirmer les points suivants pour répondre aux exigences de [l'article 425 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+425+Code+civil) : * **L'altération des facultés :** Confirmation des pathologies chroniques invalidantes. * **L'impossibilité du retour :** Préciser que l'état de santé (GIR 2) rend tout maintien ou retour à domicile impossible, même avec des aides humaines renforcées. * **L'adéquation de l'EHPAD :** Préciser que seule une structure médicalisée avec surveillance 24h/24 peut garantir la sécurité et la continuité des soins. ## 3. Stratégie et charge de la preuve Pour obtenir l'accord du juge rapidement, votre requête doit être solide : 1. **Justification financière :** Produisez les relevés de compte et les factures de l'EHPAD prouvant que les revenus actuels ne couvrent pas les frais et que la vente est la seule solution pour éviter l'endettement. 2. **Évaluation du bien :** Fournissez au moins deux avis de valeur d'agences immobilières ou une expertise notariale pour prouver que le prix de vente envisagé est conforme au marché. 3. **Avis du majeur :** Si votre parent est encore en mesure d'exprimer une volonté (même limitée), le juge cherchera à savoir s'il est d'accord ou, à défaut, si cette vente ne lui cause pas un préjudice moral excessif. ## 4. Risques et points de vigilance ("Le coup d'après") * **Le mobilier :** N'oubliez pas que l'autorisation du juge doit aussi porter sur le sort des meubles (vente, don, ou mise en décharge). Ne videz pas la maison avant d'avoir l'accord écrit. * **L'opposition d'un tiers :** Si d'autres membres de la famille s'opposent à la vente, le juge pourrait ordonner une expertise supplémentaire, ce qui ralentirait la procédure. * **Délai de procédure :** Entre le dépôt de la requête et l'ordonnance du juge, le délai peut varier de 2 à 6 mois selon l'encombrement des tribunaux. N'attendez pas l'épuisement total des liquidités pour saisir le juge. ### Procédure recommandée : 1. Obtenir le certificat médical circonstancié. 2. Faire évaluer le bien immobilier. 3. Déposer une requête au juge des contentieux de la protection du tribunal dont dépend l'EHPAD, en invoquant [l'article 494-1 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+494-1+Code+civil) pour l'habilitation et [l'article 426](https://www.google.com/search?q=Article+426+Code+civil) pour le logement. --- 💡 **Votre situation comporte des enjeux importants (patrimoniaux et de protection de la personne).** Si vous le souhaitez, je peux réfléchir plus longuement pour affiner et renforcer mes conseils. Pour cela, sélectionnez le mode **Raisonnement**, disponible avec un [compte gratuit Justiweb](https://www.justiweb.fr/pricing), et ré-expliquez-moi précisément : - Le montant approximatif des frais d'EHPAD restant à charge par rapport aux revenus de votre parent. - Si le certificat médical a déjà été établi par un médecin expert inscrit ou par le médecin de l'EHPAD. - S'il existe d'autres héritiers ou membres de la famille susceptibles d'intervenir dans la procédure.
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 425 du Code civil

Toute personne dans l'impossibilité de pourvoir seule à ses intérêts en raison d'une altération, médicalement constatée, soit de ses facultés mentales, soit de ses facultés corporelles de nature à empêcher l'expression de sa volonté peut bénéficier d'une mesure de protection juridique prévue au présent chapitre. S'il n'en est disposé autrement, la mesure est destinée à la protection tant de la personne que des intérêts patrimoniaux de celle-ci. Elle peut toutefois être limitée expressément à l'une de ces deux missions.

📄 Article 477 du Code civil

Toute personne majeure ou mineure émancipée ne faisant pas l'objet d'une mesure de tutelle ou d'une habilitation familiale peut charger une ou plusieurs personnes, par un même mandat, de la représenter pour le cas où, pour l'une des causes prévues à l'article 425 , elle ne pourrait plus pourvoir seule à ses intérêts. La personne en curatelle ne peut conclure un mandat de protection future qu'avec l'assistance de son curateur. Les parents ou le dernier vivant des père et mère, ne faisant pas l'objet d'une mesure de curatelle ou de tutelle ou d'une habilitation familiale, qui exercent l'autorité parentale sur leur enfant mineur ou assument la charge matérielle et affective de leur enfant majeur peuvent, pour le cas où cet enfant ne pourrait plus pourvoir seul à ses intérêts pour l'une des causes prévues à l'article 425, désigner un ou plusieurs mandataires chargés de le représenter. Cette désignation prend effet à compter du jour où le mandant décède ou ne peut plus prendre soin de l'intéressé. Le mandat est conclu par acte notarié ou par acte sous seing privé. Toutefois, le mandat prévu au troisième alinéa ne peut être conclu que par acte notarié.

📄 Article 494-1 du Code civil

Lorsqu'une personne est dans l'impossibilité de pourvoir seule à ses intérêts en raison d'une altération, médicalement constatée soit de ses facultés mentales, soit de ses facultés corporelles de nature à empêcher l'expression de sa volonté, le juge des tutelles peut habiliter une ou plusieurs personnes choisies parmi ses ascendants ou descendants, frères et sœurs ou, à moins que la communauté de vie ait cessé entre eux, le conjoint, le partenaire auquel elle est liée par un pacte civil de solidarité ou le concubin à la représenter, à l'assister dans les conditions prévues à l'article 467 ou à passer un ou des actes en son nom dans les conditions et selon les modalités prévues à la présente section et à celles du titre XIII du livre III qui ne lui sont pas contraires, afin d'assurer la sauvegarde de ses intérêts. La personne habilitée doit remplir les conditions pour exercer les charges tutélaires. Elle exerce sa mission à titre gratuit.
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détails précis et interprétation jurisprudence de cet article 426 du Code civil
L'article [426 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+426+Code+civil) est le "sanctuaire" juridique du majeur protégé. Son interprétation par les tribunaux est extrêmement rigoureuse car il touche à un droit fondamental : le respect du domicile. Voici l'analyse détaillée et l'interprétation jurisprudentielle stratégique pour votre dossier. --- ## 1. L'esprit de l'article 426 : Une protection "hors catégorie" Contrairement aux autres actes de gestion, la vente de la résidence principale n'est **jamais** un acte anodin, même pour un mandataire ou une personne habilitée. * **La règle :** Le maintien à domicile est la priorité absolue, tant que c'est "possible". * **L'exception :** La vente n'est autorisée que si elle est "nécessaire" ou faite dans "l'intérêt" du majeur. ## 2. Interprétation de la Jurisprudence (Points clés) La Cour de cassation a précisé les contours de cette protection au fil des années : ### A. L'impossibilité du retour (Le critère médical) La jurisprudence exige que l'impossibilité de retour soit **médicalement constatée**. * **Le risque :** Si le certificat médical est trop vague (ex: "l'état de santé justifie un maintien en EHPAD"), le juge peut refuser la vente. * **L'exigence :** Le certificat doit affirmer que le retour est **impossible**, même avec des aménagements techniques ou des aides humaines 24h/24. La jurisprudence considère que si un retour est "envisageable" (même difficilement), le logement doit être conservé. ### B. La nécessité financière (Le critère économique) La vente est souvent autorisée lorsque le patrimoine liquide est épuisé. * **Jurisprudence constante :** Le juge vérifie si les revenus (retraites, APA) couvrent les frais d'EHPAD. Si le déficit est flagrant et qu'aucune autre solution n'existe (assurance-vie, autres placements), la "nécessité" de l'article 426 est caractérisée. * **Conseil stratégique :** Présentez un tableau de trésorerie prévisionnel montrant à quelle date les comptes seront à zéro sans la vente du bien. ### C. La protection des "souvenirs" et meubles L'article 426 alinéa 4 protège spécifiquement les objets personnels. * **Interprétation :** Même si la maison est vendue, le juge peut exiger que certains meubles ou souvenirs soient transférés en EHPAD ou stockés aux frais de la personne protégée. La jurisprudence sanctionne lourdement les tuteurs/habilités qui vident une maison sans inventaire ou sans autorisation spécifique pour les meubles. ## 3. Analyse du risque : "Le coup d'après" (Anticipation) Si vous déposez votre requête, voici ce que le juge ou les parties adverses pourraient opposer : 1. **L'alternative de la mise en location :** Le juge peut vous demander pourquoi vous ne louez pas la maison pour payer l'EHPAD plutôt que de la vendre. * *Contre-argument :* Prouvez que le loyer serait insuffisant pour couvrir les frais de l'EHPAD + les charges de copropriété + les impôts fonciers + les travaux de mise aux normes. 2. **L'avis du majeur :** Si votre parent a encore des moments de lucidité, le juge peut l'auditionner. S'il exprime un attachement viscéral à sa maison, le juge sera très réticent, même en GIR 2. 3. **L'habilitation familiale générale ne suffit pas :** L'arrêt de la [Cour de cassation, 20/10/2022, n° 22-70.011](https://www.courdecassation.fr/decision/635235c08c924eadffcc45b4) (bien que portant sur l'article 509) rappelle que le juge conserve un pouvoir de contrôle strict sur les actes les plus graves. La vente du logement en fait partie intégrante via l'article 426. ## 4. Ce que le certificat médical doit "verrouiller" Pour répondre à la jurisprudence de l'article 426, le certificat doit être une **expertise de non-retour**. Il doit comporter ces mots-clés : * *"Caractère définitif et irréversible de l'hébergement en institution."* * *"Incompatibilité absolue de l'état de santé avec un maintien à domicile, même avec assistance tierce personne permanente."* * *"Altération des facultés empêchant toute expression de volonté contraire raisonnée."* ## Résumé de la stratégie : 1. **Saisir le juge** par une requête motivée invoquant l'urgence financière. 2. **Joindre le certificat médical** d'un médecin inscrit (obligatoire pour le logement selon l'article 426). 3. **Détailler le plan de financement** de l'EHPAD prouvant que la vente est la seule issue pour garantir les soins. [Article 426 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+426+Code+civil) [Article 494-7 du Code civil (Habilitation familiale et logement)](https://www.google.com/search?q=Article+494-7+Code+civil)
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 426 du Code civil

Le logement de la personne protégée et les meubles dont il est garni, qu'il s'agisse d'une résidence principale ou secondaire, sont conservés à la disposition de celle-ci aussi longtemps qu'il est possible. Le pouvoir d'administrer les biens mentionnés au premier alinéa ne permet que des conventions de jouissance précaire qui cessent, malgré toutes dispositions ou stipulations contraires, dès le retour de la personne protégée dans son logement. S'il devient nécessaire ou s'il est de l'intérêt de la personne protégée qu'il soit disposé des droits relatifs à son logement ou à son mobilier par l'aliénation, la résiliation ou la conclusion d'un bail, l'acte est autorisé par le juge ou par le conseil de famille s'il a été constitué, sans préjudice des formalités que peut requérir la nature des biens. Si l'acte a pour finalité l'accueil de l'intéressé dans un établissement, l'avis préalable d'un médecin, n'exerçant pas une fonction ou n'occupant pas un emploi dans cet établissement, est requis. Dans tous les cas, les souvenirs, les objets à caractère personnel, ceux indispensables aux personnes handicapées ou destinés aux soins des personnes malades sont gardés à la disposition de l'intéressé, le cas échéant par les soins de l'établissement dans lequel celui-ci est hébergé.

📄 Article 427 du Code civil

La personne chargée de la mesure de protection ne peut pas procéder à la clôture des comptes ou livrets ouverts, avant le prononcé de la mesure, au nom de la personne protégée. Elle ne peut pas non plus procéder à l'ouverture d'un autre compte ou livret auprès d'un nouvel établissement habilité à recevoir des fonds du public. Le juge des tutelles ou le conseil de famille s'il a été constitué peut toutefois l'y autoriser si l'intérêt de la personne protégée le commande. Un compte est ouvert au nom de la personne protégée auprès de la Caisse des dépôts et consignations par la personne chargée de la protection si le juge ou le conseil de famille s'il a été constitué l'estime nécessaire. Lorsque la personne protégée n'est titulaire d'aucun compte ou livret, la personne chargée de la mesure de protection lui en ouvre un. Les opérations bancaires d'encaissement, de paiement et de gestion patrimoniale effectuées au nom et pour le compte de la personne protégée sont réalisées exclusivement au moyen des comptes ouverts au nom de celle-ci. Les fruits, produits et plus-values générés par les fonds et les valeurs appartenant à la personne protégée lui reviennent exclusivement. Si la personne protégée a fait l'objet d'une interdiction d'émettre des chèques, la personne chargée de la mesure de protection peut néanmoins, avec l'autorisation du juge ou du conseil de famille s'il a été constitué, faire fonctionner sous sa signature les comptes dont la personne protégée est titulaire et disposer de tous les moyens de paiement habituels.

📄 Article 428 du Code civil

La mesure de protection judiciaire ne peut être ordonnée par le juge qu'en cas de nécessité et lorsqu'il ne peut être suffisamment pourvu aux intérêts de la personne par la mise en œuvre du mandat de protection future conclu par l'intéressé, par l'application des règles du droit commun de la représentation, de celles relatives aux droits et devoirs respectifs des époux et des règles des régimes matrimoniaux, en particulier celles prévues aux articles 217 , 219 , 1426 et 1429 ou, par une autre mesure de protection moins contraignante. La mesure est proportionnée et individualisée en fonction du degré d'altération des facultés personnelles de l'intéressé.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation

📋 Avis - other - n°22-70.011 - 20/10/2022

Sommaire :
L'article 494-6 du code civil ne confère pas au juge le pouvoir de délivrer une habilitation familiale en représentation pour les actes visés à l'article 509 du code civil et, a fortiori, celui d'autoriser la personne habilitée en représentation à accomplir ces actes
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Pour répondre à la jurisprudence de l'article 426, le certificat doit être une expertise de non-retour. Il doit comporter ces mots-clés :
• "Caractère définitif et irréversible de l'hébergement en institution."
• "Incompatibilité absolue de l'état de santé avec un maintien à domicile, même avec assistance tierce personne permanente."
• "Altération des facultés empêchant toute expression de volonté contraire raisonnée."
Quel médecin solliciter ? le médecin coordinateur de l'ehpad, le médecin traitant ou un médecin expert auprès des tribunaux ?
Pour répondre aux exigences de la jurisprudence et assurer la validité de votre procédure de vente immobilière, le choix du médecin est **déterminant**. ### 1. Le choix du médecin : L'exigence légale Pour la vente de la résidence principale d'un majeur protégé, la loi et la jurisprudence imposent un formalisme strict. * **Le Médecin Expert (Inscrit sur la liste du Procureur) : C'EST LE CHOIX IMPÉRATIF.** L'article [426 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+426+Code+civil) dispose que si le logement est vendu, l'avis d'un médecin est requis. La jurisprudence et la pratique des juges des contentieux de la protection (ex-tutelles) exigent quasi-systématiquement que ce médecin soit **inscrit sur la liste établie par le Procureur de la République**. * *Pourquoi ?* Le juge veut une garantie d'impartialité et une expertise spécifique sur l'altération des facultés. Un certificat du médecin traitant ou coordonnateur est souvent jugé **insuffisant** par le tribunal pour autoriser une vente immobilière. * **Le Médecin Traitant ou Coordonnateur : Un rôle de soutien seulement.** Ils peuvent fournir un "certificat de situation" ou un compte-rendu médical pour aider le médecin expert, mais leur seul avis ne suffira pas à "verrouiller" l'autorisation de vente. Le médecin coordonnateur de l'EHPAD est un salarié de l'établissement qui reçoit l'argent de la vente ; le juge peut y voir un risque de conflit d'intérêts. ### 2. La stratégie de sollicitation ("Le coup d'après") Pour gagner du temps et éviter un refus du juge, voici la marche à suivre : 1. **Récupérez la liste des médecins experts :** Elle est disponible au greffe du tribunal de proximité ou sur le site de la Cour d'appel de votre région. 2. **Sollicitez un médecin expert de cette liste :** Demandez-lui une "expertise pour avis sur le logement" dans le cadre d'une habilitation familiale. 3. **Préparez le terrain :** Fournissez au médecin expert le dossier médical de l'EHPAD et l'avis du médecin traitant. Cela lui permettra d'étayer son certificat avec les mots-clés que nous avons identifiés (caractère irréversible, besoin de surveillance 24h/24). ### 3. Le risque procédural (Risk Assessment) Si vous présentez une requête avec un simple certificat du médecin de l'EHPAD : * **Risque de rejet :** Le juge peut rejeter la requête pour "pièce non conforme". * **Risque de délai :** Le juge peut ordonner lui-même une expertise médicale judiciaire, ce qui rallongera la procédure de 3 à 6 mois et coûtera plus cher (environ 160€ à 192€ HT, tarif réglementé). ### 4. Rappel sur l'Habilitation Familiale Même si vous avez une habilitation familiale générale, l'article [494-7 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+494-7+Code+civil) renvoie expressément aux règles de protection du logement de l'article 426. L'autorisation du juge est donc une barrière infranchissable sans ce certificat médical "béton". **En résumé :** Contactez exclusivement un **médecin inscrit sur la liste du Procureur**. C'est le seul moyen de garantir que le certificat sera accepté par le juge pour valider la vente du domicile. [Article 1218 du Code de procédure civile (Liste des médecins)](https://www.google.com/search?q=Article+1218+Code+de+proc%C3%A9dure+civile) [Article 426 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+426+Code+civil)
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Sources officielles Légifrance

📄 Article L1110-1 du Code de la santé publique

Le droit fondamental à la protection de la santé doit être mis en oeuvre par tous moyens disponibles au bénéfice de toute personne. Les professionnels et les établissements de santé, les organismes d'assurance maladie ou tous autres organismes ou dispositifs participant à la prévention, aux soins ou à la coordination des soins, et les autorités sanitaires contribuent, avec les collectivités territoriales et leurs groupements, dans le champ de leurs compétences respectives fixées par la loi, et avec les usagers, à développer la prévention, garantir l'égal accès de chaque personne aux soins nécessités par son état de santé et assurer la continuité des soins et la meilleure sécurité sanitaire possible.

📄 Article L1111-4 du Code de la santé publique

Toute personne prend, avec le professionnel de santé et compte tenu des informations et des préconisations qu'il lui fournit, les décisions concernant sa santé. Toute personne a le droit de refuser ou de ne pas recevoir un traitement. Le suivi du malade reste cependant assuré par le médecin, notamment son accompagnement palliatif. Le médecin a l'obligation de respecter la volonté de la personne après l'avoir informée des conséquences de ses choix et de leur gravité. Si, par sa volonté de refuser ou d'interrompre tout traitement, la personne met sa vie en danger, elle doit réitérer sa décision dans un délai raisonnable. Elle peut faire appel à un autre membre du corps médical. L'ensemble de la procédure est inscrite dans le dossier médical du patient. Le médecin sauvegarde la dignité du mourant et assure la qualité de sa fin de vie en dispensant les soins palliatifs mentionnés à l'article L. 1110-10 . Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment. Lorsque la personne est hors d'état d'exprimer sa volonté, aucune intervention ou investigation ne peut être réalisée, sauf urgence ou impossibilité, sans que la personne de confiance prévue à l'article L. 1111-6 , ou la famille, ou à défaut, un de ses proches ait été consulté. Lorsque la personne est hors d'état d'exprimer sa volonté, la limitation ou l'arrêt de traitement susceptible d'entraîner son décès ne peut être réalisé sans avoir respecté la procédure collégiale mentionnée à l'article L. 1110-5-1 et les directives anticipées ou, à défaut, sans que la personne de confiance prévue à l'article L. 1111-6 ou, à défaut la famille ou les proches, aient été consultés. La décision motivée de limitation ou d'arrêt de traitement est inscrite dans le dossier médical. Le consentement, mentionné au quatrième alinéa du mineur, le cas échéant sous tutelle doit être systématiquement recherché s'il est apte à exprimer sa volonté et à participer à la décision. Le consentement, mentionné au quatrième alinéa, de la personne majeure faisant l'objet d'une mesure de protection juridique avec représentation relative à la personne doit être obtenu si elle est apte à exprimer sa volonté, au besoin avec l'assistance de la personne chargée de sa protection. Lorsque cette condition n'est pas remplie, il appartient à la personne chargée de la mesure de protection juridique avec représentation relative à la personne de donner son autorisation en tenant compte de l'avis exprimé par la personne protégée. Sauf urgence, en cas de désaccord entre le majeur protégé et la personne chargée de sa protection, le juge autorise l'un ou l'autre à prendre la décision. Dans le cas où le refus d'un traitement par la personne titulaire de l'autorité parentale ou par le tuteur si le patient est un mineur, ou par la personne chargée de la mesure de protection juridique s'il s'agit d'un majeur faisant l'objet d'une mesure de protection juridique avec représentation relative à la personne, risque d'entraîner des conséquences graves pour la santé du mineur ou du majeur protégé, le médecin délivre les soins indispensables. L'examen d'une personne malade dans le cadre d'un enseignement clinique requiert son consentement préalable. Les étudiants qui reçoivent cet enseignement doivent être au préalable informés de la nécessité de respecter les droits des malades énoncés au présent titre. Les dispositions du présent article s'appliquent sans préjudice des dispositions particulières relatives au consentement de la personne pour certaines catégories de soins ou d'interventions.

📄 Article 232 du Code de procédure civile

Le juge peut commettre toute personne de son choix pour l'éclairer par des constatations, par une consultation ou par une expertise sur une question de fait qui requiert les lumières d'un technicien.
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