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rédige une quittance pour le locataire mais dans le cadre d'une convention d'occupation précaire et pas un bail commercial
Voici un modèle de document adapté à votre situation.
### ⚠️ Distinction juridique cruciale
Dans le cadre d'une **convention d'occupation précaire**, il est impératif de ne jamais utiliser les termes "loyer" ou "quittance de loyer". L'usage de ce vocabulaire pourrait être utilisé par l'occupant pour demander la requalification de la convention en **bail commercial**, ce qui vous ferait perdre la précarité et vous soumettrait au statut protecteur des baux commerciaux ([Article L145-1 du Code de commerce](https://www.google.com/search?q=Article+L145-1+Code+de+commerce)).
On parle donc de **"Redevance d'occupation"** et de **"Reçu de redevance"**.
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## MODÈLE DE REÇU DE REDEVANCE (OCCUPATION PRÉCAIRE)
**OBJET : REÇU DE REDEVANCE D'OCCUPATION**
*(À ne pas confondre avec une quittance de loyer)*
**PROPRIÉTAIRE (OU RÉDACTEUR) :**
[Nom / Raison Sociale]
[Adresse]
[SIRET le cas échéant]
**OCCUPANT :**
[Nom / Raison Sociale]
[Adresse du siège social]
**DESCRIPTION DU LOCAL OCCUPÉ :**
[Adresse précise du local]
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Je soussigné, [Nom du Propriétaire], propriétaire des locaux susmentionnés, déclare avoir reçu de la part de [Nom de l'Occupant], au titre de la **convention d'occupation précaire** signée le [Date de signature de la convention], la somme de :
**Montant total reçu : [Montant en chiffres] € ([Montant en toutes lettres] euros)**
Cette somme se décompose comme suit :
* **Redevance d'occupation :** [Montant] €
* **Provisions sur charges / Frais :** [Montant] €
* **TVA (si applicable) :** [Montant] €
**Période concernée :** Du [Date de début] au [Date de fin]
Le présent reçu est délivré sous réserve de tous droits et sans aucune novation à la convention d'occupation précaire en vigueur. Il ne saurait en aucun cas être interprété comme la reconnaissance d'un bail commercial ou d'un droit au maintien dans les lieux au-delà du terme de la convention.
Fait à [Ville], le [Date du jour].
Signature du Propriétaire :
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### 💡 Stratégie et points de vigilance
1. **L'anticipation du risque de requalification :** Si l'occupant reste dans les lieux trop longtemps ou si le motif de précarité disparaît, il tentera de faire requalifier la convention devant le tribunal. Le fait d'avoir scrupuleusement utilisé le terme "Redevance" dans vos écrits est votre première ligne de défense.
2. **La preuve du paiement :** Comme le rappelle le principe de [l'article 1716 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+1716+Code+civil), en cas de contestation sur le prix d'une occupation verbale ou sans écrit clair, c'est la quittance (ou le reçu) qui fait foi.
3. **L'exception d'inexécution :** Gardez à l'esprit que même en occupation précaire, si le local devient totalement impropre à l'usage prévu (ex: péril imminent, absence totale d'accès), l'occupant pourrait invoquer l'exception d'inexécution pour suspendre le paiement, par analogie avec la jurisprudence récente ([Cour de cassation, 3ème chambre civile, 18/09/2025, n° 23-24.005](https://www.courdecassation.fr/decision/68cba041e4abb8795b568fc7)).
💡 **Votre situation comporte des enjeux importants.** Si vous le souhaitez, je peux réfléchir plus longuement pour affiner et renforcer mes conseils. Pour cela, sélectionnez le mode **Raisonnement**, disponible avec un [compte gratuit Justiweb](https://www.justiweb.fr/pricing), et ré-expliquez-moi précisément :
- Quel est le motif réel de précarité inscrit dans votre convention (travaux prévus, attente d'une expropriation, etc.) ?
- Quelle est la durée totale d'occupation effective à ce jour ?
- Existe-t-il un litige latent avec l'occupant sur l'état du local ?
On peut louer ou par écrit ou verbalement, sauf, en ce qui concerne les biens ruraux, application des règles particulières aux baux à ferme et à métayage.
Si le bail fait sans écrit n'a encore reçu aucune exécution, et que l'une des parties le nie, la preuve ne peut être reçue par témoins, quelque modique qu'en soit le prix, et quoiqu'on allègue qu'il y a eu des arrhes données. Le serment peut seulement être déféré à celui qui nie le bail.
Lorsqu'il y aura contestation sur le prix du bail verbal dont l'exécution a commencé, et qu'il n'existera point de quittance, le propriétaire en sera cru sur son serment, si mieux n'aime le locataire demander l'estimation par experts ; auquel cas les frais de l'expertise restent à sa charge, si l'estimation excède le prix qu'il a déclaré.
Sommaire :
Le locataire à bail commercial peut se prévaloir d'une exception d'inexécution pour refuser, à compter du jour où les locaux sont, en raison du manquement du bailleur à ses obligations, impropres à l'usage auquel ils étaient destinés, d'exécuter son obligation de paiement des loyers sans être tenu de délivrer une mise en demeure préalable